Baudelaire journaliste

À propos

Le ténébreux auteur des Fleurs du Mal, le plus lu des poètes français, fut d´abord le fils de la presse. Jeune dandy, il y a fait ses premières armes ; jusqu´à la fin de sa vie, il y a publié ses écrits en tous genres ; n´étant lié à aucun journal, il a collaboré à tous, et exprimé sous les formes les plus variées ses convictions d´artiste et son farouche mépris des bien-pensants. Cette anthologie inédite lève le voile sur une part majeure et méconnue de son oeuvre. On y découvrira les multiples visages de ce polygraphe de génie : le joyeux mystificateur, auteur de chansons satiriques et d´ironiques leçons sur les femmes ou l´écriture ; l´acteur passionné du débat républicain, qui au coeur de l´exaltation révolutionnaire de 1848 fonda un journal, Le Salut public ; mais aussi le principal théoricien français du rire, et l´un des plus grands critiques artistiques et littéraires du XIXe siècle, aussi jubilatoire dans l´éloge que dans l´éreintage de ses contemporains. Ce recueil, qui brosse le double portrait de l´homme et de son siècle, donne enfin les versions d´origine de célèbres poèmes, celles de leur première publication dans la presse - et témoigne ainsi d´une époque où, sur une même page de journal, un sonnet côtoyait un éditorial politique ou un fait divers...

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Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782081259591

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    383 Pages

  • Action copier/coller

    Non

  • Action imprimer

    Non

  • Partage

    Dans le cadre de la copie privée

  • Nb Partage

    6 appareils

  • Poids

    3 338 Ko

  • Distributeur

    Flammarion

Charles Baudelaire

En 1827, son père meurt mais cet homme lettré, épris des idéaux des Lumières et amateur de peinture, peintre lui-même, lui laisse un héritage spirituel. Un an plus tard, sa mère se remarie avec le chef de bataillon Aupick. Renvoyé du lycée pour une vétille en 39, Baudelaire choisit de mener une vie en opposition aux valeurs bourgeoises incarnées par sa mère et son beau-père. Il entreprend un voyage vers les Indes qui écourté, imprégnera pourtant son imaginaire (amour de la mer, vision d'un ailleurs exotique). De retour à Paris, il s'éprend de Jeanne Duval, jeune mulâtresse, avec laquelle il connaîtra tous les charmes et le amertumes de la passion. Dandy endetté, il est placé sous tutelle judiciaire et connaît dès 1842, une vie misérable. Il commence alors à composer plusieurs poèmes des Fleurs du mal. Critique d'art et journaliste, il combat les formes exaltées du romantisme. En découvrant, puis en traduisant l'oeuvre de Poe, il trouve l'esthétique de la poésie pure, quête du beau perçu par l'imagination . En 48, il participe aux barricades mais est surtout préoccupé d'aller fusiller... Aupick. Les Fleurs du mal paraissent en 1857 et le recueil est en partie condamné "pour outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs". La nouvelle édition de 61 sera enrichie et restructurée mais aussi amputée des six plus beaux poèmes qui ont été interdits par le juge Pinar.ÿLe poète part alors pour la Belgique et se fixe à Bruxelles où il prépare un pamphlet contre ce pays qui figure à ses yeux une caricature de la France bourgeoise.Il meurt d'aphasie et de paralysie en 1867.

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