La condition juive en France ; la tentation de l'entre-soi

À propos

Les juifs furent longtemps des patriotes ardents. Ceux qui, dans le passé, se désignaient eux-mêmes comme des « israélites » s'étaient toujours comportés comme des citoyens modèles, affirmant haut et fort leur patriotisme et réinterprétant le judaïsme sur un mode essentiellement spirituel. Aujourd'hui, la République s'affaiblit, l'antisémitisme de l'extrême-gauche rejoint l'antisémitisme traditionnel de l'extrême-droite, l'insécurité grandit. Comment les juifs réagissent-ils ? Assiste-t-on à l'émergence d'une nouvelle condition juive en France ? C'est à ces questions qu'une enquête par questionnaires réalisée auprès d'un échantillon de la population juive à Strasbourg, Toulouse et dans la région parisienne, apporte des réponses objectives. Mais l'analyse de la situation actuelle ne peut négliger la réflexion plus large, à la fois historique et sociologique, sur les transformations actuelles des rapports entre les identités ethnico-religieuses et la citoyenneté. L'exemple des juifs peut aussi être un révélateur. Doit-on voir dans les inquiétudes de tous et dans la tentation du repli sur soi d'une partie des juifs le signe d'une « ethnicisation » ou d'une « communautarisation » croissante de la société démocratique ? Cette enquête montre pourtant qu'entre la tentation de vivre entre soi et celle d'intervenir en tant que juifs dans l'espace public, la majorité des juifs français tente d'élaborer ce qu'on peut appeler un « nouvel israélitisme ».

Rayons : Sciences humaines & sociales > Sciences sociales / Société > Sociologie généralités > Ecoles / Courants / Thèmes

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    9782130739784

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Dominique Schnapper

Née en 1934, Dominique Schnapper est la fille du philosophe et sociologue Raymond Aron (1905-1983) et l'épouse de l'historien d'art Antoine Schnapper (1933-2004).ÿChef de travaux, puis maître-assistante à l'École pratique des hautes études, VIe section (devenue École des hautes études en sciences sociales en 1976) en même temps qu'elle était maître de conférences à l'Institut d'Études Politiques de Paris de (1972-1980), elle est directrice d'études à l'EHESS depuis 1981. Sa direction d'études, qui a porté de 1981 à 1995 sur « l'ethnosociologie des sociétés modernes » se concentre depuis 1995 sur « la sociologie de la citoyenneté ». Longtemps membre du Comité national du CNRS, elle a également été présidente de la Société française de sociologie. Elle est docteur honoris causa de l'université McGill de Montréal, elle a reçu le prix Balzan 2002 pour l'ensemble de son oeuvre.ÿParmi les nombreuses missions qui lui ont été confiées, elle a été membre de plusieurs commissions nationales : sur la nationalité sous la présidence de Marceau Long (1987), sur la drogue, sous la présidence du Professeur Henrion (1994), sur le service national sous la présidence de Jean Picq (1995) et sur l'Éducation sous la présidence de Roger Fauroux (1995-1996).ÿElle a été membre du Conseil constitutionnel de mars 2001 à mars 2010.

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