Du bois pour les cercueils

Prix du Quai des Orfèvres 2011

À propos

Le commissaire Gradenne prend froid dans l´hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine... Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d´une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts ! Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d´un Poulsard... ? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d´âge sans beaucoup d´affinage à la PJ, mais avec du... nez, avisé et goûteux ! Ingénieur dans l´industrie de transformation du bois, Claude Ragon connaît à coeur le massif jurassien, ses habitants et leur caractère âpre. Cet univers minéral, végétal et humain inspire une écriture également rude et attachante.

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Rayons : Policier & Thriller > Policier

  • EAN

    9782213663630

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    368 Pages

  • Action copier/coller

    Non

  • Action imprimer

    Non

  • Partage

    Dans le cadre de la copie privée

  • Nb Partage

    6 appareils

  • Poids

    512 Ko

  • Distributeur

    Numilog

  • Support principal

    ebook (ePub)

Claude Ragon

Il est né en 1942 à Madrid. Ses parents ne parlaient pas un traître mot de la langue de Cervantès quand ils débarquèrent en Espagne trois semaines avant sa naissance. Ils avaient jugé prudent de s'éloigner du régime de Vichy car, du fait des activités politiques du grand-père paternel, un idéaliste pourtant décédé en 1935, le climat français devenait malsain. Ironie - ou paradoxe - de l'histoire, les Ragon s'étaient réfugiés en Espagne pour des raisons analogues à celles qui poussaient les Républicains espagnols à fuir leur pays. ÿ Revenu en France en 1946, il effectua une scolarité sans histoire et décrocha son Bac en 1959. Par la suite, il reçut une formation scientifique. Il est ingénieur-chimiste et docteur ès-sciences. En 1965 il épousa Maya, rencontrée en 1963 alors qu'elle préparait son mémoire de fin d'études en vue d'enseigner le français en Croatie. Il a deux fils et cinq petits enfants. Savoyard d'adoption, il vit à Seyssel depuis 1974. ÿ Sa carrière professionnelle n'a pas été linéaire et a subi les aléas de la crise. Il a notamment travaillé trois ans dans l'usine Isorel de Seyssel qui lui a inspiré son second roman. Il a rédigé un grand nombre de rapports, comptes-rendus et autres mémoires peu passionnants et au lectorat confidentiel. Ce n'est que la retraite venue qu'il a pu - enfin - écrire pour son plaisir. Il a tâté de différents genres (poésie, nouvelle, théâtre.) mais c'est le roman policier qu'il préfère. ÿIl considère qu'une enquête doit être conduite - avec rigueur et méthode - dans le même esprit que la recherche scientifique. A partir d'indices souvent ténus, il s'agit de bâtir des hypothèses, recouper des informations, approfondir, déduire. Pourtant l'être humain ne réagit pas comme une mécanique bien huilée ou un ordinateur. Il a des états d'âme, est parfois irrationnel, souvent imprévisible, et les systèmes qui animent les uns et les autres ne répondent pas toujours aux lois de la physique. ÿ Pour établir la vérité, il est nécessaire de fouiller dans des vies privées, des familles, des milieux, sonder des consciences... C'est l'autopsie des âmes, particulièrement difficile car elle est pratiquée sur les vivants. Le roman policier, par le truchement d'une enquête est pour l'auteur - qui tire son inspiration de faits réels - un prétexte pour dépeindre des situations, des attitudes et évoquer au passage des problèmes de société. ÿ Plusieurs fois finaliste du "Prix du Quai des Orfèvres", il en a été l'heureux lauréat pour 2011.

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