Quand j'ai commencé à broder les haricots avaient encore des fils...

  • Plon 31 octobre 2019

À propos

S'il existe autant de spécialités journalistiques que d'activités humaines, je ne distingue que deux catégories de confrères : ceux qui recueillent l'opinion d'interlocuteurs qu'ils estiment plus qualifiés qu'eux et ceux auxquels on offre le grand luxe de ne donner que leur avis et lui seul. Après de rapides débuts chez les premiers, j'ai rejoint depuis plus d'un demi-siècle les seconds. Lorsque j'ai commencé à broder sur l'actualité, les haricots verts avaient encore des fils ; les plateformes ne se situaient qu'à l'arrière des autobus et pas sur internet ; les gens qui monologuaient dans la rue ignoraient le téléphone portable. La chronique a été mon bâton de maréchal. Elle m'a évité les déplacements et les démentis sans m'empêcher toujours de me tromper sur l'interprétation des événements et le caractère des hommes. De 1987 à 2019, j'ai donc tenté, alors que je n'ai jamais touché un ballon rond de ma vie, de rebondir chaque semaine dans la tribune privilégiée que m'offrait Le Figaro Magazine. J'ai surfé - sans plus d'expérience sportive - sur les chambardements politiques, sur les phénomènes de société, sur les vrais talents et sur les fausses gloires. A aucun moment, je n'ai manqué de matière première. Souvent, le choix était délicat entre tourner en ridicule les gouvernants et sublimer le dérisoire. Je me suis efforcé d'accorder la priorité aux contemporains les plus imaginatifs ou les moins futés en ratissant très large dans les univers des affaires et de la culture. Parfois, ma réaction était prémonitoire. Autrement, elle n'avait d'autre effet que de provoquer un sourire jusqu'à ce que le vaudeville tourne au drame ou qu'un scandale chasse l'autre. Car je me suis surtout délecté des orateurs peu doués pour la parole, des politiciens sans foi ni loi, des réformes avortées et des projets abandonnés en rase campagne électorale. J'assume mes contradictions : j'ai dénoncé l'argent-qui-ruine-tout mais j'ai refusé le bénévolat ; je me suis moqué des VIP affamés de notoriété mais j'ai offert un verre à mon entourage le jour où mon nom est apparu au-dessus de mon article plutôt qu'en-dessous ; j'ai daubé sur les frimeurs mais j'ai arrêté des bolides qui ressemblaient aux leurs devant les hôtels où je savais les retrouver ; j'ai osé écrire "Que notre République serait triste sans les rois d'à côté !" alors que je suis l'archétype du franco-français franchouillard. Au total, des centaines de chroniques dont j'ai sélectionné la quintessence et qui doivent à l'attention des lecteurs et au courrier qu'ils m'ont adressé autant qu'à mon inspiration. Sans ces complices indulgents et fidèles, je me serais trouvé dans l'impuissante position des champions de pelote basque dépourvus de fronton. Le bon Dieu qui veille sur le parcours des tâcherons agnostiques m'a permis de jouer les prolongations et la possibilité de transformer l'écume des semaines en morceaux choisis. Un grand merci. Philippe Bouvard

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  • EAN

    9782259280556

  • Disponibilité

    Disponible

  • Poids

    1 209 Ko

  • Distributeur

    Editis

  • Support principal

    ebook (ePub)

Philippe Bouvard

Né le 6 décembre 1929 Lieu :Coulommier Son père était directeur de sociétés.ÿPhilippe Bouvard débute comme garçon de courses au Figaro,après des études d'une école de journalisme 1962 Bouvard devient directeur de la page parisienne 1968 il est aussi rédacteur en chef de Radio-Luxembourg 1971 Philippe devient directeur des services parisiens 1973 Il en est le rédacteur en chef et chroniqueur 1977 Philippe est conseiller technique à L'Express,en même temps Philippe bouvard est l'auteur de nombreux livres,il a aussi écrit beaucoup de sketches et revues de chansonniers 1987 Philippe Bouvard est directeur de la rédaction de France-Soir.ÿPhilippe Bouvard le Pygmalion des grosses tête, celui que l'on vire par la fenêtre et revient par la grande porte avec les honneurs d'RTL,il interview les plus grands hommes politique et Show-biz, il devient journaliste, chroniqueur a la plume caustique,l'un des cinq journalistes les mieux payés de France dans les années 70, aussi la création des grosses têtes sur RTL, très vite les grosses têtes deviennent l'émission la plus populaire de la radio.Philippe possède plusieurs habitation dont une superbe propriété a cannes sur la colline des milliardaires "Californie" 1982 Philippe Bouvard fait sa rentée sur antenne2 et recrute "jeune comédiens talentueux pour "Le petit théâtre de bouvard" le publique découvre les humoristes de demain comme Mimie mathy, les inconnus, Pascal Legitimus, Muriel Robin, Philippe Chevallier et Régis Laspalès,Michèle Bernier, Smaïn 1996 27 mars Philippe Bouvard, Le Lay et Vincent Perrot sont condamnés 30 000, 20 000 et 10 000 F d'amende pour provocation à la haine raciale, Le MRAP et la Licra s'étaient portés partie civile après une devinette des " Grosses têtes " assimilant les musulmanes à des voleuses. ÿ2000 Philippe Bouvard s'arrête sur RTL , contraint et forcé, à la fin de la saison après 24 ans de succès,décision du nouveau directeur de RTL "Stéphane Duhamel" une Décision de « gougnafiers »a déclaré Philippe Bouvard,Huit mois après avoir été viré Philippe Bouvard reprend les rennes des Grosses têtes 2005 Mars Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a fait chevaliers de l'Ordre national de la Légion d'Honneur, le journaliste et chroniqueur Philippe Bouvard

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