L'ingénu

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[eBook] L'ingénu

Le conte philosophique L´ingénu(1767) met en scène un Huron, né de parents français au Canada, et devenu orphelin. Débarquant un beau jour à Saint-Malo, il retrouve sa famille. Ce jeune sauvage est surnommé« l´ingénu » car « il dit toujours naïvement ce qu´il pense et... fait ce qu´il veut ». Il jette un regard rempli d'étonnement autour de lui et fait preuve d'une telle franchise que les préjugés de la société bretonne en sont ébranlés. Mais le Huron n'en est pas moins un homme et il s'éprend de Mlle de Saint-Yves. Elle deviendra son épouse lorsque, ayant été présentéà la cour, un état lui est accordé. Mais, à Paris et à Versailles, il est victime de son « ingénuité» car il dénonce les vices de la cour de Louis XIV, et est mis en prison. Au cours de sa captivité, il fait connaissance avec un janséniste nommé Gordon qui ne manque pas de philosophie, mais que la franchise et la raison naturelle du Huron embarrassent grandement, car il révèle l´inanité des querelles religieuses. Le jeune sauvage s'instruit avec une rapiditéétonnante. Mlle de Saint-Yves, ayant appris que son fiancéétait en prison, accourt à Paris, se sacrifie pour obtenir sa libération, avant de mourir.

  • EAN 9782266225410
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 94 Pages
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  • Poids 3 930 Ko
  • Distributeur Editis

Voltaire

1694-1778. Dernier enfant d'un riche notaire, Voltaire fait ses études chez les Jésuites et fréquente la haute société libertine. A la suite d'une altercation avec le Chevalier de Rohan, il s'exile en Angleterre où il découvre la philosophie de Locke (1726-1729). Il partage ensuite la vie de Mme du Châtelet, puis rentre à Paris où il mène une carrière de courtisan avant de tomber en disgrâce. De 1750 à 1753, il voyage à la cour de Berlin et se brouille avec Frédéric II. Enfin, en 1760, il s'installe à Ferney, sur la frontière franco-helvétique et en compagnie de Mme Denis, il règne sur un millier d'âmes, se fait agriculteur, architecte, fabricant de montres et de bas de soie. En 1778, il revient à Paris: le peuple de la capitale l'accueille avec un tel enthousiasme que certains historiens voient dans cette journée du 30 mars la première des "journées révolutionnaires".ÿOn le croyait dramaturge; de nos jours, son théâtre est oublié mais il nous reste 1500 lettres, un Dictionnaire philosophique et une trentaine de contes. Il nous reste son intelligence, son ironie, sa rosserie, sa générosité et sa fantaisie. Maître de l'humanisme, il a collaboré à l'oeuvre de civilisation par sa lutte contre toutes les oppressions, au nom du bien-être, de la justice et de la libre pensée.

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