Figures du communisme

À propos

Le capitalisme détruit les existences. Il les détruit même deux fois. D'abord d'angoisse et de précarité en remettant la survie matérielle des individus aux mains de deux maîtres fous : le « marché » et l'« emploi ». Ensuite en rendant la planète inhabitable : surchauffée, asphyxiante, et désormais pandémique. Il faut regarder ces faits bien en face et s'astreindre maintenant à un exercice de conséquence. 1/ Le capitalisme met en péril l'espèce humaine. 2/ En 40 ans de néolibéralisme, l'espace social-démocrate où se négociaient des « aménagements » dans le capitalisme a été fermé : ne reste plus que l'alternative de l'aggravation ou du renversement. 3/ Il ne faut pas douter que la minorité qui en tire avantage soit prête à tout pour se maintenir. 4/ Sortir du capitalisme a un nom : communisme.
Mais sortir du capitalisme demeure un impensable tant que le communisme demeure un infigurable. Car le communisme ne peut pas être désirable seulement de ce que le capitalisme devient odieux. Il doit l'être pour lui-même. Or, pour l'être, il doit se donner à voir, à imaginer : bref se donner des figures.
La fatalité historique du communisme est de n'avoir jamais eu lieu et pourtant d'avoir été grevé d'images désastreuses. À la place desquelles il faut mettre enfin des images de ce qu'il pourrait être lui, réellement.



Rayons : Sciences humaines & sociales > Sciences politiques & Politique > Doctrines et formes de gouvernement > Socialisme / Communisme

  • EAN

    9782358722438

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    282 Pages

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Frédéric Lordon

Directeur de recherche au CNRS, Frédéric Lordon est notamment l'auteur de Jusqu'à quand ? Pour en finir avec les crises financières, (Raison d'agir, 2008), La Crise de trop, (Fayard, 2009), Capitalisme, désir et servitude (La Fabrique, 2010).

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