Les faiseuses d'histoires ; que font les femmes à la pensée ?
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Les faiseuses d'histoires ; que font les femmes à la pensée ?

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À propos

Comment garder la force que nous ont transmise les femmes dont on n'attendait rien d'autre que d'être une maîtresse de maison - épouse, mère ? Ces femmes qui, bravant le ridicule, de manière parfaitement désintéressée (elles ne pouvaient nourrir aucun espoir de carrière), ont résisté à l'objection doucereuse de leur père : « Mais, ma chérie, tu ne manques de rien... » et ont cherché par tous les moyens à créer et à vivre. L'Université leur était alors interdite et Virginia Woolf mettait leurs filles en garde : n'allez jamais rejoindre la procession « des hommes chargés d'honneurs et de responsabilités ».Qu'avons-nous appris, nous, les filles infidèles de Virginia, qui avons, de fait, rejoint les rangs des « hommes cultivés » ? Nous avons le sentiment d'assister à la fin d'une époque : celle où nous pouvions nous réjouir de voir des jeunes femmes (et des jeunes hommes aussi) prendre goût à la recherche, devenir capables de cette liberté dont nous avons profité. Désormais, à l'Université comme partout ailleurs, il s'agit de manifester sa flexibilité, d'apprendre à donner les bons signaux et à écouter ceux qui proviennent du marché, bref de donner les gages requis de motivation et de sérieux. Comment vivre cette fin d'époque sur un mode qui ne soit ni cynique ni nostalgique ? Comment échapper au « chacun pour soi » qui devient la règle à l'Université comme ailleurs ? Comment faire aujourd'hui relais au cri de Woolf, « Penser nous devons » ? Il nous fallait rencontrer des femmes chez qui nos questions faisaient écho et qui pourraient leur donner des dimensions imprévues, appeler à prolonger ainsi le cri de Virginia Woolf. Françoise Balibar, Bernadette Bensaude-Vincent, Laurence Bouquiaux, Barbara Cassin, Mona Chollet, Émilie Hache, Françoise Sironi, Marcelle Stroobants, Benedikte Zitouni, ont accepté de témoigner des anecdotes, des événements discrets ou des perplexités qui ont marqué le chemin par lequel chacune a découvert ce que pouvait signifier « penser » et passer ainsi du refus à la création. Mêmes si les portes de l'Université se sont ouvertes aux femmes, cela ne signifie pas qu'elles s'y soient senties « à leur place ».

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Rayons : Sciences humaines & sociales > Sciences sociales / Société > Sociologie généralités > Essais / Réflexions / Ecrits sur la sociologie

  • EAN

    9782359250565

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    148 Pages

  • Poids

    686 Ko

  • Distributeur

    Editis

  • Support principal

    ebook (ePub)

Vinciane Despret

Vinciane Despret, philosophe et éthologue, enseigne à l'université de Liège. Elle est notamment l'auteure, chez les même éditeur, de Que diraient les animaux si on leur posait les bonnes questions ? (2012, 2014) et, avec Isabelle Stengers, de Les faiseuses d'histoires. Que font les femmes à la pensée ? (2011).

Isabelle Stengers

Isabelle Stengers, docteur en philosophie, enseigne à l'Université libre de Bruxelles. Elle est l'auteur de nombreux livres sur l'histoire et la philosophie des sciences, dont, à La Découverte, L'Invention des sciences modernes (1993) et Sciences et pouvoir (1997, 2002). Elle a reçu le grand prix de philosophie de l'Académie française en 1993.

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