Le peuple de la mer

prix Goncourt 1913

À propos

Ils sont de Noirmoutier, des Sables, de Saint-Nazaire. Pêcheurs, matelots, sous-mariniers, ils sillonnent et labourent la mer, comme d'autres labourent et sillonnent la terre, mais ce qu'ils y arrachent se paie à vie d'homme. L'Océan chaque jour prend le petit peuple des marins au creux de sa main, onduleuse et profonde comme la houle, et chaque jour aussi il la referme et y retient, au hasard des tempêtes et des courants, muet et impassible sphinx, son tribut de fils, de maris, de pères, que l'attente obsédante de ceux qui sont restés à terre ne ramènera plus. Et puis il y a les femmes, souvent sagesse, parfois sirènes, et puis les barques et les autres pêcheurs, les querelles où s'étalonnent les fiertés et se construisent les rancoeurs, et puis toujours et partout, il y a la mer, et tout cela emporte les hommes dans un grand charivari dont ils ne maîtrisent rien. Mails ils luttent, contre tous et contre tout, portent haut leur pavillon d'orgueil, et s'ils n'atteignent que rarement la sagesse, c'est que chez ce peuple de la mer elle n'est qu'un des visages de la résignation.
Marc Elder n'a pas 30 ans quand son Peuple de la Mer emporte le prix Goncourt 1913, année du Grand Meaulnes et de Swann. Né à Nantes, critique d'art, conservateur du château des Ducs de Bretagne, Marcel Tendron - son vrai nom - est mort en 1933.

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782372330169

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    310 Pages

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Marc Elder

Son vrai nom était Marcel Tendron, un vrai Nantais, né le 31 octobre 1884. Il est décédé à Saint-Fiacre-sur-Maine en 1933. Marc Elder est un romancier de très grand talent. Il s'est passionné pour sa ville de Nantes et pour les choses de la mer. De tous les écrivains qui nous ont conté des histoires de marins, c'est sans doute lui qui était le plus au courant de ce dont il parlait, car il a su dépeindre d'une façon très vivante le monde maritime. Son roman, Le peuple de la mer, a été primé par le jury du Goncourt 1913 devant Le Grand Meaulnes d'Alain-Fournier, et Du côté de chez Swann de Proust.

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