À propos

« Je ne monterai pas dans cet avion, j'ai trop peur » ; « J'ai peur de ne pas y arriver » ; « Je lui ai fait tellement peur qu'il ne reviendra pas »... Les situations dans lesquelles on éprouve de la peur se déclinent à l'infini, et il existe aussi d'innombrables façons de dire qu'on a peur : j'ai la frousse, la trouille, les chocottes, je suis vert de peur et j'ai une peur bleue... auxquelles s'ajoutent de multiples nuances : je suis angoissé, je m'inquiète, je m'affole... On a peur tous les jours, de tout et de n'importe quoi : des chiens, de souffrir ou de faire souffrir, de la bombe atomique, des autres... On fait peur aussi. Certaines peurs sont individuelles, d'autres sont universelles ; on a peur tout seul et on a peur en groupe... Bien qu'elle soit inhérente à la condition humaine, l'émotion de la peur est toujours vécue de façon négative, comme quelque chose dont a honte et que l'on voudrait cacher. Pourtant, la peur est avant tout un signal d'alarme et permet souvent de ne pas se jeter tête baissée dans le danger. Alors n'a-t-on pas malgré tout, raison d'avoir peur ? Voire même, dans certaines situations, besoin d'avoir peur ? Tour à tour frein ou moteur à l'action, la peur a peut-être beaucoup plus à dire sur elle-même qu'on ne croit !

Après un cursus universitaire franco-italien, titulaire d'un doctorat en philosophie, Stéphanie Vermot-Petit-Outhenin a enseigné pendant quelque temps l'italien aux étrangers dans le Latium, dans le cadre d'un projet de médiation culturelle. Elle partage son temps entre l'Italie et la France, les traductions et l'écriture.

  • EAN

    9782374251684

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    160 Pages

  • Poids

    512 Ko

empty