Pourquoi il faut partager les revenus

À propos

Le récent phénomène de « déglobalisation » de l'économie réelle représente une terrible menace pour les États-Unis et l'Europe. Il implique une prise de conscience rapide et impérative de nos économies pour éviter de plonger encore davanatge dans la crise pour plusieurs décennies0500 Et si les pays émergents préfèrent investir leur épargne chez eux plutôt que de la prêter pour financer les déficits des pays riches, ces derniers - dont la France - peuvent être pris dans un engrenage ravageur. C'est celui du « syndrome japonais » : la crise économique ouverte en 1989 au Japon - dont il n'est jamais sorti depuis - était en effet très similaire à celle qui a frappé depuis 2007 les économies américaine et européennes. Et le risque est aujourd'hui élevé de voir s'y enclencher une spirale tout aussi mortifère. À partir de ce constat, Patrick Artus et Marie-Paule Virard décortiquent les faiblesses des politiques économiques mises en oeuvre, en France et ailleurs, pour faire face aux effets de la crise. Et surtout, ils expliquent pourquoi le seul moyen d'éviter en Europe le « syndrome japonais », avec son cortège de chômage et de précarité, serait de promouvoir un nouveau partage des revenus au bénéfice de l'immense majorité des salariés.0300Depuis le début de la crise économique de 2007-2008, on observe une évolution déci-sive pour l´avenir de l´économie mondiale : la substitution rapide, dans les pays émergents (comme la Chine, l´Inde ou le Brésil), de la production intérieure aux importations. D´où une « déglobalisation » de l´économie réelle, qui représente une terrible menace pour les États-Unis et l´Europe, car leurs exportations vers les émergents ne repartent pas après la crise. Pour faire tourner la machine économique et maintenir leur niveau de vie, les pays riches sont donc condamnés à ne compter que sur leur demande intérieure. Or, celle-ci risque de rester durablement faible. Et si la « déglobalisation » des échanges débouche sur la « déglobalisation » financière, les pays émergents préférant investir leur épargne chez eux plutôt que de la prêter pour financer les déficits des pays riches, ces derniers ? dont la France ? peuvent être pris dans un engrenage ravageur. C´est celui du « syndrome japonais » : la crise économique ouverte en 1989 au Japon ? dont il n´est jamais sorti depuis ? était en effet très similaire à celle qui a frappé depuis 2007 les économies américaine et européennes. Et le risque est aujourd´hui élevé de voir s´y enclencher une spirale tout aussi mortifère. Tel est le tableau que brossent dans ce livre, avec leur talent pédagogique largement reconnu, Patrick Artus et Marie-Paule Virard. Surtout, ils y décortiquent les faiblesses des politiques économiques mises en oeuvre, en France et ailleurs, pour faire face aux effets de la crise. Et ils expliquent pourquoi le seul moyen d´éviter en Europe le « syndrome japonais », avec son cortège de chômage et de précarité, serait de promouvoir un nouveau partage des revenus au bénéfice de l´immense majorité des salariés.0300Depuis le début de la crise économique de 2007-2008, on observe une évolution décisive pour l´avenir de l´économie mondiale : la substitution rapide, dans les pays émergents de la production intérieure aux importations. D´où une « déglobalisation » de l´économie réelle menaçante pour les États-Unis et l´Europe à l'image de l'engrenage japonais de 1989. Le seul moyen de l'éviter en Europe serait de promouvoir un nouveau partage des revenus au bénéfice des salariés.0400 1. La « déglobalisation » et ses effets Les pays émergents n´ont plus besoin de nous  La montée en gamme des produitsMade in China 2009, l´année du décrochage Mauvaises nouvelles pour les économies des pays de l´OCDE 2. Le risque de la « déglobalisation » financière L´épargne des pays riches migre vers les pays émergents L´épargne des émergents va aux émergents L´Europe première victime de la « déglobalisation » 3. Le spectre de la « maladie japonaise » Deux décennies de « plans de relance » sans effet Le choc déflationniste, un poison mortel  Au commencement était la baiss

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Rayons : Entreprise, économie & droit > Sciences économiques

  • EAN

    9782707164636

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    119 Pages

  • Poids

    575 Ko

  • Distributeur

    Editis

Patrick Artus

Chef économiste de Natixis, Patrick Artus est professeur à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne.

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