Après le silence

Prix du Premier roman 2015

À propos

«Quand on parle de moi, il y a toujours l'usine. Pas facile de parler d'autre chose.» Dans un monologue destiné au plus jeune de ses fils, Louis Catella se dévoile. Mouleur syndicaliste aux Fonderies et Aciéries du Midi, il s'épuise dans la fournaise des pièces à produire et le combat militant. Il raconte aussi la famille, l'amour de Rose, le chahut des garçons, les efforts rageurs pour se payer des vacances... Une vie d'ouvrier, pas plus, pas moins. Jusqu'au grand silence du 16 juillet 1974. Louis meurt accidentellement. Et pourtant l'impossible monologue se poursuit, retraçant la vie sans père de ce fils qui n'avait que sept ans au moment du drame. Partagé entre le désir d'échapper à ce fantôme encombrant dont tout le monde tisse l'éloge et la peur de trahir, c'est à lui maintenant de devenir un homme. Ce roman intense brosse la chronique de la France ouvrière des années 60-70, le récit intime de l'absence, la honte et la fierté mêlées des origines. «Un beau livre de deuil mais aussi d'affranchissement.» Livres-Hebdo

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782867467882

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    224 Pages

  • Action copier/coller

    Non

  • Action imprimer

    Non

  • Partage

    Dans le cadre de la copie privée

  • Nb Partage

    6 appareils

  • Poids

    317 Ko

  • Distributeur

    C.D.E.

  • Diffuseur

    C.D.E.

  • Entrepôt

    Eden Livres

  • Support principal

    ebook (ePub)

Didier Castino

  • Naissance : 1-1-1966
  • Age : 55 ans
  • Pays : France
  • Langue : Francais

Didier Castino, né en 1966, est professeur de lettres à Marseille. En 2015, il signe le très remarqué Après le silence, récompensé notamment par le Prix du premier roman et le Prix Eugène Dabit. À propos de Rue-Monsieur-le-Prince, il dit : « Je voulais écrire sur ce mouvement de 86 qui, pour moi et pour nombre de personnes de ma génération, représente la première prise de conscience politique. Je voulais revenir sur la mort de Malik Oussekine, les heures qui l'ont précédée. Parler du regard que l'on porte sur celui que l'on nomme étranger, parler des autres hommes - Algériens, Juifs, Noirs - qui ont dû courir aussi pour échapper à leur sort. Je veux parler de la jeunesse en ayant perdu la mienne, de nos engagements et de nos renoncements, des contradictions qui nous définissent. »

empty