Cqfd, fillette

À propos

Chroniques épistolaires d'un amour naissant et d'une jeunesse qui se découvre. Reprenant un premier texte datant de presque 50 ans, l'auteur reconstitue librement ses lettres à celle qui dans l'intervalle sera devenue son épouse, décrivant, dans une période proche encore de la Seconde Guerre Mondiale, ses études à la Faculté des Lettres de Nancy, les amours nancéennes et spinaliennes du couple en formation puis la découverte de la capitale. L'exil parisien met en suspens l'intrigue sentimentale. En retravaillant un texte vieux de plus de cinquante ans, Georges Richardot donne une seconde vie à ces lettres, intimes et sentimentales, témoin d'un temps qui ne s'oublie pas. EXTRAIT Le 10 février de l'an de Grâce mil neuf cent et des cinquante et une poussières, Flic flac, mes lettres vous amusent ; flic flac, vous-même condescendez à m'écrire durant un cours de géo, et flic flac, mâme la Prof vous surprend, honte, honte sur votre tête si toujours joliment coiffée ! Je flotte sur un nuage en coton cotonneux, ramant, non avec (rien que pour le jeu de mots débile) des rames de haricots, mais du plat de la main, dans le bleu sourire de quelque fille-femme en fleur-oiseau des îles, nougat-peinture à l'huile. Cette gêne dont vous parlez, eh bien, flic flac, un point c'est tout, on passe. Dites donc, comme si on allait se gêner pour une toute petite gêne de rien du tout. Je suis le sorcier Mallarmé - pas tellement tant que ça, le ci-devant, on dirait - qui a fait surgir au milieu d'une cité majeure mais ayant depuis belle lurette oublié ses vaccins, ci et là teintée de lumières embrumées, d'ampoules crues, là et ci bruissante de chocs amortis et de rires aigus, une fête foraine de belle et grande magie. En plein centre, je m'y tiens, tel le seigneur des lieudits et autres circumférences, ne condescendant à sourire que quand vous passez... mais c'est afin que plus souvent, ma passante désirée, vous passantiez. À PROPOS DE L'AUTEUR "Un texte, je le reprendrai, dans quelques mois, quelques années, quand il aura cessé d'être à vif, dès lors engourdi d'une anesthésie naturelle propice à la chirurgie. Et puis d'autres fois, d'autres fois, jusqu'au Jugement Dernier..." Né il y a quelques lustres (sic) à Épinal (Vosges), Georges Richardot est établi à Vence (Alpes-Maritimes).

Avis des internautes

Avis général

(Cet ouvrage n'a pas encore d'avis)

Donnez votre avis

(De "Peu d'intérêt" à "Excellent")

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles de genre

  • EAN

    9782950039477

  • Disponibilité

    Disponible

  • Action copier/coller

    Dans le cadre de la copie privée

  • Action imprimer

    Dans le cadre de la copie privée

  • Poids

    768 Ko

  • Distributeur

    Numilog

Georges Richardot

Georges RICHARDOT Vit à VENCE (06) Âge indéterminé, mais certain (dixit) Préalablement, carrière à l'agence Havas : Paris, Nice, Dijon, Reims. Théâtre, poésie, romans, nouvelles. De la poésie à l'humour débridé, en passant par "l'hyperlittéraire". Encouragé dans ses débuts par Raymond Queneau, qui le guidera pour ses premières publications Patrice Delbourg - Les Nouvelles Littéraires, 27/1/1983 "Sentinelle de l'inouï, vacataire de la solitude, Richardot... Le mot vibre de sensations ravivées jusqu'à l'extrémité des doigts, jusqu'aux extravagances de l'âme. Le ronron des songes et des mensonges tisse un voile prudent entre l'œil et les nerfs. Sans joliesse ni mode, une voix singulière qui frappe et accapare." NOTATIONS : Si vous voyez un ballon qui traîne vous avez envie de taper dedans, de jouer avec. Pour moi les mots sont des ballons. Des ballons de couleur. Je suis un polygraphe. Quand je dresse mon étal pour les éditeurs, ils me prennent quelques carottes. Me restent choux et patates. Les tomates font des allers et retours. En plein dans l'écriture. Couper le fil de la raison, laisser les tronçons en contact. Un mot n'est à sa vraie place qu'à 100% même si à 95 il fait illusion. Le perfectionnisme : ne pas lâcher prise avant 99. Le style est une main tendue ayant fait choix de qui choisira de la saisir. ÉDITION : 1973 - Chez Oswald, "Jesbeat", récit poétique, signé Sodoyan. 1981 - À Néo-Éditions, "Le Peintre et son Modèle", roman. 1982 - Aux Éditions Saint-Germain, "Sacre clandestin d'un Enfant-Roi", poème. 1992 - Aux Éditions La Vague à l'âme, "BelleBêtise", texte poétique. 2002 - Chez Nicolas Philippe, "Du mouron pour les deuches", roman. 2004 - Aux Éditions du Presse-Temps : "Kafka entre les lignes", essai. 2008 - Aux Éditions Collodion, bibliophilie "Les Braconniers Chimériques", texte poétique (et érotique), illustré par T. Léo. 2010 - Aux éditions Durand-Peyroles, "Ezistezistepa", roman. 2013 - Aux éditions Durand-Peyroles, "Albertine des Ombres", roman. 2014 - À Z4 Éditions, "Le Bébé-Requin ou le charme discret du parricide", roman. 2014 - À paraître incessamment à Z4 Éditions, "CYBERNEYLAND", roman. THÉÂTRE : 2 créations en Alpes-Maritimes : "Grande Licence" (1969), "En attendant l'Aurrr.eure" (1987). Lectures publiques à Metz (Primé au Festival de l'Acte 1987), Bordeaux (1997), Marseille (2001). DIVERS : Publications en revues : Temps Mêlés, Aarevue, Banana Split, Nouvelles Nouvelles, Martobre, Onlit, Lettrae Vox, etc. Mise en musique, par divers compositeurs, de textes de chanson. 1995, 1996 - Participation à un travail collectif d'écrivains et de plasticiens de la Côte d'Azur, sur les thèmes : "L'alerte", puis "Le silence".

empty