Autorité spirituelle et pouvoir temporel

À propos

L'étude d'une opposition fondatrice qui court tout au long de l'histoire humaine.
Ce livre traite de la suprématie du spirituel sur le temporel avec comme point de départ la révolte des Kshatriyas (la caste chevaleresque) contre les Brâhmanes (la caste sacerdotale) dans la civilisation hindoue. En Occident, cette querelle s'incarne en l'opposition du pape et de l'empereur, dont Victor Hugo parlait comme des " deux moitiés de Dieu ". René Guénon souligne que les deux pouvoirs, temporel et spirituel, étaient à l'origine réunis dans un principe commun, ce qu'illustrait encore dans l'Empire romain le titre d'Imperator Pontifex Maximus. Au Moyen Âge, la représentation emblématique d'une figure à double-face - celles du Christ et de Janus - révèle cette unicité : la figure détenait dans une main le sceptre, symbole du pouvoir royal, et dans l'autre la clé, symbole du pouvoir spirituel. L'usurpation du temporel par rapport au spirituel est aujourd'hui encore une querelle récurrente. Notre actualité donne une saveur particulière à ces considérations que l'on pourrait penser obsolètes, alors même que ce livre est plus que jamais nécessaire pour surplomber et comprendre cette opposition majeure.



Rayons : Sciences humaines & sociales > Philosophie

  • EAN

    9791024204352

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    Disponible

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    392 Ko

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    ePagine

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    Editis

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    ePagine

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    ebook (ePub)

René Guénon

René Guénon, également connu sous le nom d'Abd al-Wâhid Yahyâ, né le 15 novembre 1886 à Blois, en France, et mort le 7 janvier 1951 au Caire, en Égypte, est un auteur français, et une figure inclassable de l'histoire intellectuelle du XXe siècle. Il a publié dix-sept ouvrages de son vivant. Ces livres ont trait, principalement, à la métaphysique, à l'ésotérisme et à la critique du Monde moderne. Dans son œuvre, il se propose soit d'« exposer directement certains aspects des doctrines métaphysiques de l'Orient », doctrines métaphysiques que René Guénon définissait comme étant « universelles », soit d'« adapter ces mêmes doctrines en restant toujours strictement fidèle à leur esprit ». Il ne revendiquait que la fonction de transmetteur de ces doctrines, dont il déclarait qu'elles sont de nature essentiellement « non individuelle », reliées à une connaissance supérieure, « directe et immédiate », qu'il nommait « intuition intellectuelle ». Ses ouvrages, écrits en français, sont traduits en plus de vingt langues.

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