Albert Leclere

  • Le réel, c'est le vrai, et le vrai, c'est l'affirmé. L'acte d'affirmer contient la position du droit d'affirmer, qu'on se réfère à la conscience empirique ou qu'on s'élève, de celle-ci, à la pensée forme pure, à la pensée en soi, dont la pensée concrète, s'il est vrai qu'elle existe, doit se reconnaître dépendante. Ni inductivement, ni déductivement, les conditions de l'affirmation normale et nécessaire ne peuvent être établies avec certitude ; cependant la conscience empirique elle-même invite le philosophe à reconnaître que l'esprit humain est invinciblement dogmatique ; en partant d'elle, on peut établir l'extrême probabilité de la vérité du dogmatisme par des raisons de nature psychologique.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le Judéo-Christianisme et l'Hellénisme, leur fusion et les réactions réciproques des courants issus de ces deux sources, c'est toute la civilisation. Aussi l'éveil du génie grec, qui dès avant Sokrate esquissa les premiers linéaments de toutes les sciences et de toutes les philosophies en même temps qu'il créait en tous genres de littérature et d'art des chefs-d'oeuvre qui sont d'éternels modèles, doit-il être l'objet d'une étude attentive et pieuse ; l'humanité ne commence vraiment qu'avec le peuple qui inaugura les manières de penser dont la pratique distingue le civilisé du barbare, et les manières de jouir du beau qui conviennent aux esprits sachant penser.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Même en dehors de ces sciences privilégiées qu'on appelle les « Sciences exactes », il est possible que l'homme atteigne des vérités absolues, encore qu'il ne lui soit pas toujours facile de distinguer avec certitude celles de ses idées qui correspondent rigoureusement à des réalités. Dans la régie, peu de vérités tout à fait pures et parfaites. Mais, en revanche, il n'est guère d'erreurs totales. S'il en existe de telles ou de presque telles chez des individus isolés, aucun courant d'opinion ayant pu gagner à lui des intelligences supérieures n est condamnable sans réserves : seule la vérité masquée, altérée par les erreurs que l'on croit devoir réprouver dans une doctrine qui a réussi à devenir l'âme d'un parti, d'une secte, d'une école, peut expliquer le succès de ces erreurs ; et tôt ou tard le vrai se dégage du faux.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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