Delphine de Vigan

  • "La première fois que Mélanie Claux et Clara Roussel se rencontrèrent, Mélanie s'étonna de l'autorité qui émanait d'une femme aussi petite et Clara remarqua les ongles de Mélanie, leur vernis rose à paillettes qui luisait dans l'obscurité. "On dirait une enfant", pensa la première, "elle ressemble à une poupée", songea la seconde.
    Même dans les drames les plus terribles, les apparences ont leur mot à dire."

    À travers l'histoire de deux femmes aux destins contraires, Les enfants sont rois explore les dérives d'une époque où l'on ne vit que pour être vu. Des années Loft aux années 2030, marquées par le sacre des réseaux sociaux, Delphine de Vigan offre une plongée glaçante dans un monde où tout s'expose et se vend, jusqu'au bonheur familial.

  • «  Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l'absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d'un prénom, d'une image, d'un mot. Je travaille avec les douleurs d'hier et celles d'aujourd'hui. Les confidences. 
    Et la peur de mourir.  
    Cela fait partie de mon métier.
    Mais ce qui continue de m'étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd'hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c'est la pérennité des douleurs d'enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s'efface pas.  »
     
    Michka est en train de perdre peu à peu l'usage de la parole. Autour d'elles, deux personnes se retrouvent  : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l'orthophoniste chargé  de la suivre.

  • Les loyautés

    Delphine de Vigan

    «  J'ai pensé que le gamin était maltraité, j'y ai pensé très vite, peut-être pas les premiers jours mais pas longtemps après la rentrée, c'était quelque chose dans sa façon se tenir, de se soustraire au regard, je connais ça, je connais ça par coeur, une manière de se fondre dans le décor, de se laisser traverser par la lumière. Sauf qu'avec moi, ça ne marche pas.»Théo, enfant du divorce, entraîne son ami Mathis sur des terrains dangereux. Hélène, professeur de collège à l'enfance violentée, s'inquiète pour Théo  : serait-il en danger dans sa famille  ?
    Quant à Cécile, la mère de Mathis, elle voit son équilibre familial vaciller, au moment où elle aurait besoin de soutien pour protéger son fils.
    Les loyautés sont autant de liens invisibles qui relient et enchaînent ces quatre personnages. 

  • « La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d´adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma soeur et moi, mais toute tentative d´explication est vouée à l´échec. L´écriture n´y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d´interroger la mémoire.  La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j´ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l´ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l´écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd´hui je sais aussi qu´elle illustre, comme tant d´autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence.  Le livre, peut-être, ne serait rien d´autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. »  Dans cette enquête éblouissante au coeur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.

  • No et moi

    Delphine de Vigan

    Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies. Enfant unique d'une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l'obscurité d'un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde.
    A la gare d'Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu'elle. No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence. No, privée d'amour, rebelle, sauvage. No dont l'errance et la solitude questionnent le monde. Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu'elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu'il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous.

    Roman d'apprentissage de Delphine de Vigan, No et moi est un rêve d'adolescence soumis à l'épreuve du réel. Un regard d'enfant précoce, naïf et lucide, posé sur la misère du monde. Un regard de petite fille grandie trop vite, sombre et fantaisiste. Un regard sur ce qui nous porte et ce qui nous manque, à jamais.

    Prix des libraires 2008

  • « Ce livre est le récit de ma rencontre avec L. L. est le cauchemar de tout écrivain.Ou plutôt le genre de personne qu'un écrivain ne devrait jamais croiser.» Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s'aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction. Ce livre est aussi une plongée au coeur d'une époque fascinée par le Vrai.

  • Chaque jour, Mathilde prend la ligne 9, puis la ligne 1, puis le RER D jusqu´au Vert-de-Maisons. Chaque jour, elle effectue les mêmes gestes, emprunte les mêmes couloirs de correspondance, monte dans les mêmes trains. Chaque jour, elle pointe, à la même heure, dans une entreprise où on ne l´attend plus. Car depuis quelques mois, sans que rien n´ait été dit, sans raison objective, Mathilde n´a plus rien à faire. Alors, elle laisse couler les heures. Ces heures dont elle ne parle pas, qu´elle cache à ses amis, à sa famille, ces heures dont elle a honte.

    Thibault travaille pour les Urgences Médicales de Paris. Chaque jour, il monte dans sa voiture, se rend aux adresses que le standard lui indique. Dans cette ville qui ne lui épargne rien, il est coincé dans un embouteillage, attend derrière un camion, cherche une place. Ici ou là, chaque jour, des gens l´attendent qui parfois ne verront que lui. Thibault connaît mieux que quiconque les petites maladies et les grands désastres, la vitesse de la ville et l´immense solitude qu´elle abrite.

    Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Autour d´eux, la ville se presse, se tend, jamais ne s´arrête. Autour d´eux s´agite un monde privé de douceur.

    Les heures souterraines est un roman sur la violence silencieuse. Au coeur d´une ville sans cesse en mouvement, multipliée, où l´on risque de se perdre sans aucun bruit.

  • Matthieu Brin, quarante-cinq ans, publicitaire, une femme délicieuse et deux enfants. Il a écrit un livre, a connu un très grand succès et obtenu un prix. Il reçoit des lettres d´admirateurs mais n´arrive plus à écrire. Un jour, il découvre la lettre d´une femme, une lettre étrange, différente, qu´il relit plusieurs fois et ne range pas avec les autres.
    Un soir de décembre, c´est l´histoire d´une femme qui écrit à un homme qu´elle a aimé, et n´a jamais oublié.
    L´histoire d´une faille soudaine dans la vie d´un homme, d´un couple rattrapé par l´usure du temps.
    Un soir de décembre, c´est l´histoire d´un moment de fragilité où les certitudes s´estompent, où le passé resurgit, où la mémoire se recompose.

  • Emma est une grande fille aux jambes longues, douce et fantasque, habillée comme l'as de pique, qui a lu trop de livres et vu trop de films. Elle aime l'amour avant tout, l'amour qui se rêve et s'invente autant qu'il se vit.Entre recueil de nouvelles et roman, Les jolis garçons est composé de trois textes : trois hommes, trois moments dans la vie d'Emma.Le premier, Marc Stevenson est un avocat célèbre lisse, ponctuel, parfait jusqu'à en être désincarné. La passion qu'il suscite est dévorante, obsessionnelle et emmène Emma aux limites de la folie. Quelques années plus tard, Emma rencontre Ethan Castor, un écrivain, marié, sombre et charmeur, qui vit dans le silence et cherche un échappatoire. Leur rencontre, à la fois trouble, joyeuse et érotique, dure trois jours et résonnera longtemps. Le troisième amant, Milan Mikaev est un animateur de télévision égocentrique, imprévisible, désarmant d'irresponsabilité et de narcissisme. Pour la première fois Emma est emportée dans la fiction d'un autre et la rencontre bascule dans une aventure médiatique hallucinée où l'invraisemblable prend le pas sur les sentiments.Combien de fois faut-il rejouer la fable, pour être capable de s'en défaire ? Sommes-nous condamnés à ça, reproduire inlassablement la même illusion, le même désenchantement ? La rencontre de l'autre n'est-elle que pure fiction ?

  • Laure a 19 ans, elle est anorexique. Hospitalisée au dernier stade de la maladie, elle comprend peu à peu pourquoi elle en est arrivée là. Jours sans faim raconte trois mois d'hôpital, trois mois pour rendre à la vie ce corps vidé, trois mois pour capituler, pour guérir. La guérison de Laure, c'est aussi l'histoire de sa rencontre avec le médecin qui la prend en charge, peut-être le seul qui soit capable d'entendre sa souffrance, cette part d'enfance à laquelle elle n'arrive pas à renoncer.
    Delphine de Vigan a d'abord écrit ce roman sous pseudonyme pour exorciser cette histoire en la transformant, en la réinventant. Elle a trouvé une voix, une voix extérieure, clinique, légère parfois. Le roman, écrit à la troisième personne, permet de raconter la souffrance physique et la détresse qui accompagnent l'anorexie, mais aussi le chemin de la guérison.
    Le premier roman de Delphine de Vigan est le récit poignant d'un combat contre soi-même, et la naissance d'une nouvelle plume désormais renommée. L'auteure nous en offre une interprétation sensible et pudique.
    L'écoute en classe de ce CD est autorisée par l'éditeur.
    Suivi d'un entretien avec l'auteure.
    © Grasset
    ©Audiolib, 2019
    Durée : 3h47

  • Everyday Mathilde takes the Metro, then the commuter train to the office of a large multi-national where she works in the marketing department. Every day, the same routine, the same trains. But something happened a while ago - she dared to voice a different opinion from her moody boss, Jacques. Bit by bit she finds herself frozen out of everything, with no work to do.
    Thibault is a paramedic. Every day he drives to the addresses he receives from his controller. The city spares him no grief: traffic jams, elusive parking spaces, delivery trucks blocking his route. He is well aware that he may be the only human being many of the people he visits will see for the entire day and is well acquainted with the symptomatic illnesses, the major disasters, the hustle and bustle and, of course, the immense, pervading loneliness of the city.
    Before one day in May, Mathilde and Thibault had never met. They were just two anonymous figures in a crowd, pushed and shoved and pressured continuously by the loveless, urban world.
    Underground Time is a novel of quiet violence - the violence of office-bullying, the violence of the brutality of the city - in which our two characters move towards an inevitable meeting.
    'Two solitary existences cross paths in this poignant chronicle, a new testimony to de Vigan's superb eloquence' Lire

  • In this moving autobiographical novel, the narrator's mother, Lucile, raises her two daughters largely alone. A former child model from a large Bohemian family, Lucile is younger and more glamorous than the other mothers: always in lipstick and stylishly dressed, wayward and wonderful. But as the years pass her occasional sadness gives way to overwhelming despair and delusion.
    This is a story of luminous beauty and rambunctious joy, of dark secrets and silences, revelations and, ultimately, the unknowability of even those closest to us. And in the face of the unknowable, personal history becomes fiction. Nothing Holds Back the Night is universally recognisable and singularly heartbreaking.

  • What would you do if your closest friend tried to steal your life? 'Combining the allure of Gone Girl with the sophistication of literary fiction, Based on a True Story is a creepy but unapologetically clever psychological thriller' Independent Today I know that L. is the sole reason for my powerlessness. And that the two years that we were friends almost made me stop writing for ever. Overwhelmed by the huge success of her latest novel, exhausted and unable to begin writing her next book, Delphine meets L. L. is the kind of impeccable, sophisticated woman who fascinates Delphine; a woman with smooth hair and perfectly filed nails, and a gift for saying the right thing. Delphine finds herself irresistibly drawn to her, their friendship growing as their meetings, notes and texts increase. But as L. begins to dress like Delphine, and, in the face of Delphine's crippling inability to write, L. even offers to answer her emails, and their relationship rapidly intensifies. L. becomes more and more involved in Delphine's life until she patiently takes control and turns it upside down: slowly, surely, insidiously. Based on a True Story is a chilling novel of suspense that will leave you questioning the truth and its significance long after you have turned the final page.

  • "All my life I've felt on the outside wherever I am, out of the picture, the conversation, at one remove, as though I was the only one able to hear the sounds or words that others can't and deaf to the words that they seem to hear. As if I'm outside the frame, on the other side of a huge, invisible window.
    But yesterday when I was there with her, I'm certain that you could have drawn a circle around us, a circle I wasn't excluded from, which enclosed us, and for a few minutes, protected us from the world."
    At thirteen-years-old, with an unusually high IQ and a knack for observing things about other people, Lou Bertignac is not only the youngest in her class at school; she is also the most unusual. Painfully shy, she has few friends, save for Lucas, whose company helps her get through each day. At home, Lou's life is also difficult: Her mother hasn't left the house in years and her father spends his days crying in the bathroom. Lou's world is dark and sad... That is, until she meets No.
    No is a teenage girl that Lou befriends for the purpose of her school project on homelessness. Despite the different worlds that these two girls come from, a friendship is soon forged between them. Unable to bear the thought of No not having a home or a family to keep her safe, Lou persuades her reluctant parents into letting her new friend stay with the Bertignac family. No's addition to the household forces Lou and her parents to face the sadness that has been enveloping them for so long -- but not without some disruptions along the way.
    From the Hardcover edition.

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    Écrite par un spécialiste universitaire, cette fiche de lecture est recommandée par de nombreux enseignants.

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