JC Lattès

  • Romans Français : On ne voyait que le bonheur, Grégoire Delacourt Toute ressemblance avec le père, Franck Courtès Blond cendré, Eric Paradisi Les Amants spéculatifs, Hélène Risser Le Voltigeur, Marc Pondruel Romans Etrangers : Une constellation de phénomènes vitaux, Anthony Marra La Légende de Loosewood Island, Alexi Zentner Etranger au mariage, Emir Kusturica Le Masque : Le Violoniste, Mechtild Borrmann

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Oui, Suzanne Brøgger nous raconte sa vie, sa vie amoureuse libérée des tabous. Sans le moindre détour mais sans provocation ni coquetterie, elle explore notre "cosmos sauvage, les contrées en dehors des normes où tout est permis". De Jérusalem à Copenhague, de Paris à New York, de Kaboul à Bangkok, elle abolit les lois, les règles, les convenances, les habitudes de pensée. Elle se livre à toutes les expériences et "fait, très volontiers, l'offrande de sa personne". Brûler son énergie, faire fi de toute prudence et, au contraire d'Icare, une aile au pied, tomber dans le néant, oui, tel semble être le rêve que poursuit Suzanne Brøgger.

  • 1553 : dans le Causse aride, l'hiver est particulièrement rude. Les loups attaquent. Les brigands aussi. Seule une toute jeune fille parvient à apaiser les premiers, à séduire les seconds. Elle connaît le secret des plantes, sait certaines magies. Sorcière ? Les villageois, qui croient en Dieu mais sont hantés par le diable s'en défient. Commence alors, sur trois générations, un extraordinaire voyage, aux frontières du fantastique, dans la violence de la France paysanne du temps d'Henri IV. Vengeances, amours, poursuites, envoûtements, chasse à l'homme-loup. Une suite d'affrontements cruels entre la licorne, symbole de la pureté, et la salamandre, esprit du feu, entre les lois humaines et l'ordre naturel, entre le païen et le sacré.

  • Elle venait de naître quand son père fut envoyé pour la première fois en prison... Huit ans plus tard, elle était vendue à un riche Chinois, amateur de petites filles. Un début dans la vie presque banal dans l'Indochine des années 30. Elle s'appelait Chinh, mais on la connaît davantage sous son nom de guerre : Marie Casse-Croûte. A 25 ans, la petite Tonkinoise est devenue riche et sa plus grande fierté, c'est le Goujon qui Têt, son bistrot-bordel des environs de Saigon où sont admis les seuls hommes qui comptent pour elle et ses filles : les militaires français. Pour eux, Marie Casse-Croûte sera putain et agent double. Fidèle jusqu'au bout, elle n'hésitera pas à plonger dans le cauchemar de Diên-Biên-Phu avec ses filles, pour être à leurs côtés. Cynique, l'Histoire n'a pas voulu retenir le sacrifice authentique de ces femmes... Cela valait bien un roman. Autour de Marie Casse-Croûte, l'auteur a fait revivre avec une force d'évocation peu commune, ces personnages qui, comme elle et quel que soit leur camp, ne vivaient que pour l'Indochine : Gervais, le métis agent secret, Bessières, le fou de liberté, Nguyen, le père de l'héroïne, devenu communiste au hasard des prisons, Cloarec, le sergent le plus louche d'Hanoi à Saigon et des dizaines d'autres. Un roman comme il n'y en a jamais eu sur la grandeur mais aussi les bassesses d'un monde aujourd'hui anéanti : l'Indochine française.

  • Le bonheur ou le pouvoir, c'est l'histoire fascinante d'un pari. Dans un XVIIIe siècle finissant, secoué de guerres civiles et d'opérations militaires, le prince de Ligne et la jeune comtesse Alexandra de Griesheim partent à la recherche du cardinal de Bernis. Bernis qui dit-on aurait réussi à concilier l'inconciliable : être au pouvoir et trouver le bonheur. Ligne veut comprendre, ce qui l'entraîne - et nous avec - dans un voyage haletant à travers la Bohême, la France, l'Italie, vers la Venise de Casanova, la Versailles de Louis XV, la Rome du pape Rezzonico. Epoque admirable qui, n'ignorant rien des raffinements du libertinage, avait toutes les curiosités pour les mystères des alchimistes et des francs-maçons, les délires de la Raison, les folies de tous les mystiques. Mais le plus étonnant personnage de ce roman est peut-être encore le roi Louis XV réhabilité ici avec éclat. Chaque page du Bonheur ou du Pouvoir brûle d'un raffinement, d'une aristocratie, d'une érudition et surtout d'un plaisir inoubliables.

  • "L'irréalité aux doigts fins est bien plus qu'un semblant de mensonge. OEuvre d'infini aux yeux d'hier qui ouvre de gris un silence et ne souffre pas des jours perdus." Un recueil de poèmes en prose de Pauline Bize, paru en 1981.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Comment trouver sa place aujourd'hui dans le monde des adultes, est-ce si différent d'hier ? Oui, sans doute, mais les combats essentiels restent les mêmes. Il faut apprendre le mot, le cri, la révolte. Marianne Dubertret a quinze ans. S'il est important de le rappeler, ce n'est pas tant pour souligner la précocité de l'auteur que ce qui fait l'originalité de son livre : le regard d'une adolescente sur les émois et les angoisses qui jalonnent le temps de l'enfance. Grâce aux rapports internes qu'elle entretient avec les objets - ses jouets mais aussi une simple pierre ou la fleur d'un jardin - Fany réussit à développer son imaginaire et à s'isoler du monde extérieur. Jusqu'au jour où, dans ce ciel trop serein, faisant éclater la bulle de l'enfance, surgit le monde extérieur et ses agressions. Contre la médiocrité, contre les autres, il faut se battre, défendre le droit d'exister. Où retrouver le confort et la sécurité des premières années ? La quête est désespérée mais Fany, à son insu, apprend à vivre. Ses chemins initiatiques passeront par la musique, la drogue, l'amour, et même la mort. Un livre étonnant qui dégage une énergie rare.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Qui ignore le nom de Charlemagne ? L'école communale l'a à jamais figé en images d'Épinal : barbe fleurie, couronnement à Rome en l'an 800, création de l'école publique, Roncevaux. Mais vous-même, lecteur, en savez-vous beaucoup plus ? Cet homme a pourtant dominé l'histoire. Il a tenté d'unifier l'Europe, de l'arracher à l'anarchie. Dans ce bas Moyen-Age, il est le premier ferment de la renaissance. Mélange de puissance, de ruse, fort du pressentiment de la nouvelle civilisation qui nait, Charlemagne règne. Responsable de massacres inouïs, il impose dans le même temps, une nouvelle culture à l'Occident. Règne marqué par le sang et le fracas des armes. Règne prodigieux, plus grand encore qu'on ne l'imagine. Mais au-delà de la figure de Charlemagne, ce que Jacques Delperrié de Bayac, en historien moderne, a réussi, c'est à nous montrer, non seulement la vie de l'Empereur à la Cour, mais aussi la vie du peuple : serfs, paysans, artisans, et aussi la géographie, le climat, la faune d'une époque. L'Europe du 8e et 9e siècle renaît devant nous. Une Europe unie. Une Europe différente de la nôtre. Une Europe d'il y a seulement mille ans.

  • La liste est longue de ces échanges, on pourrait dire de ces confessions. De Simone Signoret à François Mauriac, d'Albert Camus à Jeanne Moreau ou Yves Montand. On n'y voit pas de gens fades ni faibles. En face d'eux, Pierre Cardinal n'est pas voyeur ou échotier. En peu de temps, il voit l'essentiel. Chaque histoire est une petite nouvelle dont on pensait connaître les héros. Pourtant nous ne les avons jamais vus ainsi, tels qu'en eux-mêmes Pierre Cardinal les a saisis, fixés à jamais dans notre mémoire.

  • Est-il possible qu'un âne vole au secours de la République ? Assurément. Le Pot aux Roses le prouve. Il est vrai que Victor Hugo parait l'âne de maintes vertus. N'avait-il pas remarqué que ce sacré animal avait des dressements d'oreilles inquiétants dès que les philosophes énonçaient des sottises ? Bref, c'est un âne qui persuade le président de la République de réunir son gouvernement. Unité de lieu : un Boeing qui tourne au-dessus de la France pendant trois jours et deux nuits. Objectif de cette mission dite "Opération Jarnac" ? Abolir, grâce à de géniales idées, tout ce qui ne va pas en notre France et apporter au pays une prospérité sans précédent. A cet effet, les ministres se surpassent dans l'invention ; tandis qu'en bas, sur le plancher des vaches, un gang des postiches retient 4000 otages dans un "suspense" haletant... Le Pot aux Roses est un livre d'humour. Il renoue avec un genre trop délaissé : la satire. Il est une revanche pour le citoyen. L'utopie du pouvoir y est dénoncée par une louange exubérante des utopies les plus folles. Les personnages sont réels, les lieux et les informations aussi. Absurde, outrance, cruauté en font une action d'hygiène morale des plus salutaires. Quant au rire, il court à chaque page... Mais qui se cache sous le nom de Jonathan Swift, pardon Suite ?

  • « Ne pense qu'au ski ; attention à la catastrophe » écrivait un proviseur sur son carnet de notes. Depuis, Jean-Claude Killy a pris une belle revanche. Grâce au ski. Triple médaille d'or aux Jeux Olympiques de Grenoble en 1968, il est l'organisateur, vingt-quatre ans après, de ceux d'Albertville en Savoie, du 8 au 23 février 1992. Killy est le premier champion de l'histoire du sport à mettre en scène des Jeux Olympiques, il est aussi le seul sportif à avoir réussi une reconversion à la hauteur de son palmarès. Il est en effet devenu un redoutable business-man qui aborde le monde des affaires avec le même esprit de compétition. Mais derrière la réussite exemplaire, qui est le vrai Killy ? Quels sont les secrets de cet homme réservé, porte-drapeau de son pays ? Comment Toutoune, gamin de Val d'Isère, est-il devenu celui que les Américains, qui aiment le panache et les défis, ont surnommé King Killy ? Thierry Dussard, pour la première fois, apporte des réponses. En nous faisant découvrir, loin des podiums et des flashs, dans les coulisses de l'équipe de France de ski ou dans celles des J.O. d'Albertville, le vrai Killy.

  • Une jeune femme, Manuèle, raconte sa descente dans l'enfer de la souffrance. Atteinte d'une grave maladie cardiaque, tout son corps se détraque : infarctus au poumon, oedèmes, étouffements, troubles hépatiques, accidents rénaux... Manuèle endure, résiste, livre combat après combat. Elle s'agrippe comme elle peut à l'amour toujours présent, patient, inébranlable dont l'enveloppe son mari. Seule évasion hors de cet univers rétréci à un lit d'hôpital : les souvenirs de l'enfance à Alger, de la maison familiale, des fêtes, de la lumière de l'été. Au fil des pages, nous vivons, le souffle court, au rythme de Manuèle. Et lorsque, dans la salle d'opération, le chirurgien extrait de sa poitrine ce coeur affolé, l'émotion fait sauter toutes les digues.

  • "Tu parles le Sarraute", entend-on fréquemment, "Le Sarraute tel qu'on le cause", titre un célèbre journal satirique. Depuis un an et demi, Claude Sarraute écrit tous les jours des petits articles en dernière page du Monde. Ils l'ont rendue célèbre dans la France entière. Après les avoir lus, on aborde l'actualité avec un esprit décapé, un oeil vif. Pourquoi cet immense succès ? Parce que Claude Sarraute ne respecte pas grand chose. Elle n'est pas anarchiste d'ailleurs, ni immorale. Simplement rien ne lui échappe, la vérité des hommes politiques, la prétention des penseurs, les trucages des médias, le désarroi et la tendresse des femmes et des hommes, les ridicules de notre société. Et par dessus tout l'impérieuse nécessité de l'humour, du recul, de l'ironie. Elle voit clair, Claude Sarraute. Oxygénez-vous avec elle, faites une cure, vous verrez, on se sent mieux après.

  • Entre la mort de cet inconnu abattu en hiver sur le Champ de Mars de Colmar, et l'arrestation, à Munich, le même soir, de la terroriste Birgitt Haas, il n'y avait apparemment aucun lien. Sauf pour Athanase, ancien de Londres et d'Alger, vieux spécialiste des services spéciaux... Cette machination, qui se déroule dans une Europe glacée et crépusculaire, a reçu un accueil enthousiaste de la critique, et a inspiré un film de Laurent Heynemann, avec Philippe Noiret, Jean Rochefort et Liza Kreuzer dans les rôles principaux.

  • En 1803, Jean-Jacques Audubon s'embarque à Nantes pour l'Amérique. Il a dix-huit ans. Il est beau, rêveur et sans ressources. Quarante ans plus tard, il est reçu par le président des États-Unis comme un des plus grands artistes de son temps. Après de multiples aventures sentimentales et financières, de dangereuses explorations et la découverte de nouveaux territoires, Audubon a dessiné tous les oiseaux de sa nouvelle patrie. Sa dure et romanesque existence se termine par un triomphe sur les deux continents. Sa démarche originale en fait l'ancêtre des écologistes, son exceptionnel talent un des plus grands dessinateurs. Audubon est désormais avec Lafayette, Paris et Napoléon le nom français le plus célèbre des États-Unis.

  • Aristée était, selon la mythologie, fils d'Apollon et de la nymphe Cyrène. Il apprit aux hommes à élever les abeilles. Ce livre est l'histoire de sa vie. Tour à tour pêcheur, berger, étudiant, guerrier grec conquérant l'Orient, puis roi, il rencontrera la camaraderie et l'amitié, la haine et l'amour, et rêvera de marier l'épanouissement de chacun et la justice, le bonheur et le goût du pouvoir. Aristée, que l'on comparera aux "Mémoires d'Hadrien" de Marguerite Yourcenar, est un roman de toute beauté. Jamais peut-être l'Antiquité ne nous aura paru si proche. Parce que à travers les aventures d'un homme, sa vie, son destin, Pierre Olivier Lapie nous raconte l'aventure humaine.

  • Rome, 1987, rencontres mondiales d'athlétisme, épreuve du 1500 mètres : un héros est né. Son surnom ? Mouss. Une victoire superbe, mais dans un fauteuil car Mouss, dit-on, est un handicapé. Pourtant sa vie, ses défis, ses victoires ne parlent que de courage, d'espoir et d'humanité. Beur de la banlieue parisienne, Mustapha Badid souffre à la naissance d'une malformation des deux jambes. On doit les lui amputer. Une enfance sans avenir. Momo, le frère de race, Hervé et Éric, les copains sépharades n'y peuvent rien. Des années galères. Un jour c'est la révélation du sport : au centre de Bouffémont, Mouss découvre ses aptitudes, les joies et les servitudes de la haute compétition. Coupes, championnats, olympiades, marathons de Séoul, Boston, Montréal : sacré champion, Mouss est désormais membre du prestigieux Racing-Club de France. Et pour tous, sur les stades comme ailleurs, il est devenu Mouss-la-tendresse, l'ami, le grand frère, le témoin de la vie. Un grand vivant, qui, évoquant sa destinée singulière, nous donne une leçon exemplaire.

  • Avec Le temps des Gracques, Alban Vistel évoque la période de l'histoire de Rome sans doute la plus chargée de sens. C'est l'heure où Carthage subit l'écrasement irrémédiable, où la Grèce somnole dans sa décadence, où en Orient des nations fragiles subsistent parmi les décombres de l'empire d'Alexandre. Rome peut alors réaliser le grand rêve d'empire unique caressé par les conquérants. Mais deux frères, Tibérius et Caïus Gracchus, vont déchaîner une tourmente révolutionnaire contre l'ordre établi et le pouvoir de la classe sociale dont ils sont issus. Avec eux la longue lutte qui oppose Patriciat et Plèbe revêt un caractère aigu : distribution des terres aux paysans, réforme agraire, opposition des grands propriétaires. La noblesse de leurs figures a été préservée de l'oubli. Car, depuis, combien d'hommes épris de justice ont médité sur Tibérius et Caïus, combien ont été enflammés par leur exemple ! Notamment ceux de la Révolution française... 1789 est toujours à refaire... Alban Vistel, fasciné par le comportement de l'Homme face aux défis de l'Histoire, fait revivre cette époque pathétique. Rigueur, beauté du style, font songer aux sommets de la littérature latine. L'homme de notre temps ne peut qu'être enthousiasmé par ce combat pour des valeurs qui fondent la condition humaine, par ce roman bouleversant, nourri de la plus rigoureuse information historique.

  • Jeté à demi-mort sur la plage par une dernière vague, Robinson s'éveilla les yeux pleins de palmes... Il eut peur. Il creusa une caverne, qu'il cerna d'une enceinte de pieux. En dressant la carte de son île, il découvrit soudain les restes d'un festin cannibale... Fou de solitude, il redoute à tout instant le débarquement des sauvages peints. Mais Vendredi ne viendra pas. Le bruit de l'île devient assourdissant. Un ciel noir pèse sur l'horizon vide...

  • Victoire de Montesquiou est fille de duc et descendante de d'Artagnan. Son enfance se passe dans un grand château du Sud-Ouest, entourée de jardiniers, de lingères, de maîtres d'hôtel et de gardes-chasse. Il flotte sur cette grande famille un parfum d'autrefois, fait de charme et de privilèges. Dans les années cinquante, elle devient la plus jolie des débutantes dans les bals à Paris ; c'est une des rares jeunes filles françaises à être présentée à la Reine d'Angleterre. Tout semble sourire à Victoire qui se marie et ne se contente pas d'une vie mondaine internationale ; elle devient l'amie proche de Valéry Giscard d'Estaing, de Georges Pompidou, d'André Malraux. Mais le dicton de son enfance est toujours présent : "c'est avec ses mains que l'on monte au ciel". Elle rompt avec sa vie passée, devient journaliste et rentre dans son Gers natal. Dans la sérénité et le calme de la campagne, entourée de ses enfants et petits-enfants, elle raconte. Dans ces souvenirs, on retrouvera une de ces reines de Paris qui régnait par sa beauté, par sa simplicité, par son élan vers autre chose qui a fini par triompher.

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