Seuil

  • À quarante-sept ans, Nat, vétéran des services de renseignement britanniques, est de retour à Londres auprès de Prue, son épouse et alliée inconditionnelle. Il pressent que ses jours comme agent de terrain sont comptés. Mais avec la menace grandissante venue de Moscou, le Service lui offre une dernière mission : diriger le Refuge, une sous-station du département Russie où végète une clique d'espions décatis. À l'exception de Florence, jeune et brillante recrue, qui surveille de près les agissements suspects d'un oligarque ukrainien.
    Nat n'est pas seulement un agent secret. C'est aussi un joueur de badminton passionné. Tous les lundis soir dans son club il affronte un certain Ed, grand gaillard déconcertant et impétueux, qui a la moitié de son âge. Ed déteste le Brexit, déteste Trump et déteste son travail obscur. Et c'est Ed, le plus inattendu de tous, qui mû par la colère et l'urgence va déclencher un mécanisme irréversible et entraîner avec lui Prue, Florence et Nat dans un piège infernal.
    Avec Retour de service, John le Carré, en éminent chroniqueur de notre époque, livre un portrait du monde que nous habitons, glaçant, délicatement satirique et porté par une tension constante.
    Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Isabelle Perrin
    "Aucun autre écrivain n'a su mieux que John le Carré restituer – sans pitié à l'égard des politiciens – les affaires publiques et les coulisses secrètes de notre temps." The Guardian
    "Subtil, désabusé, impeccable. Un bonheur de lecture, de la première à la dernière page." The Daily Mail
    "Retour de service tombe à point nommé comme le signal urgent d'un lanceur d'alerte". The Washington Post
    Bio auteur à venir.
    Isabelle Perrin, que tout destinait à une sage carrière universitaire, contracte le virus de la traduction littéraire auprès de sa mère Mimi. Les incurables duettistes cosigneront plus de trente traductions, dont tous les romans de John le Carré depuis La Maison Russie.

  • Jim Carrey est une star de cinéma adulée. Il a beaucoup de succès, on envie sa réussite et ses privilèges. Mais il est très seul. Il commence à vieillir, il prend du poids. Il passe des nuits à chercher de l'affection auprès de ses chiens de garde entraînés par le Mossad et à regarder des documentaires improbables sur Netflix. Il a tout tenté pour sortir de sa déprime : les régimes, les gourous, et même les bons conseils de son cher ami, acteur et collectionneur de crânes de dinosaures Nicolas Cage.

    Rien ne va, jusqu'au moment où il croise la route de Georgie. C'est l'amour de sa vie, il le sait, il le sent. Charlie Kaufman, scénariste de Dans la peau de John Malkovich, lui propose alors un rôle dans un film d'un nouveau genre, un film qui repousse toutes les limites existantes et qui lui permettra sûrement de remporter un Oscar.

    On dirait que l'horizon s'éclaircit enfin...

    Mais l'univers a d'autres plans pour Jim Carrey...

    Mémoires flous est bien un roman, qui interroge la notion d'identité. Jim Carrey et Dana Vachon ont écrit un livre hilarant, démesuré, cataclysmique par moments, qui dresse un portrait en creux plus vrai que nature de Carrey l'acteur, et de Hollywood. Satire mordante de la société du spectacle, et « semi-autobiographie », Mémoires flous est un roman inclassable, comme Jim Carrey !

    Jim Carrey est un acteur plusieurs fois primé et un artiste.

    Dana Vachon est romancier, journaliste et essayiste ; ses textes ont été publiés par Vanity Fair, The New York Times et Slate.

  • PRIX MEDICIS ETRANGER 2020

    Muni d'un carnet, d'une paire de ciseaux et de son smartphone, Antonio Muñoz Molina marche dans Paris, New York, Madrid, Lisbonne. Au fil de ses pérégrinations, des silhouettes surgissent tandis que d'autres s'esquivent et, soudain, au détour d'une ruelle, apparaissent Baudelaire, Edgar Allan Poe ou Fernando Pessoa.
    Les pages s'écoulent au rythme de la vie, tel un immense collage de tout ce que le promeneur voit et entend : affiches, prospectus, bruits omniprésents des conversations, vacarme de la rue. Animé par la tentation de tout écrire - ce qu'il a vécu, écouté, rêvé, souffert, aimé ou lu -, Antonio Muñoz Molina laisse courir la mine de son crayon et, sublimant les rebuts de notre civilisation avide et destructrice, compose « le grand poème de ce siècle ».
    D'une voix profondément ancrée dans le moment présent, cet éloge érudit de la flânerie nous invite à regarder et à écouter d'une autre façon, et à célébrer la variété du monde.
    Traduit de l'espagnol par Isabelle Gugnon

    À propos de l'oeuvre d'Antonio Muñoz Molina :
    « Un équilibriste au sommet de son art. » Le Journal du Dimanche
    « L'auteur démontre avec justesse le pouvoir de la littérature, de l'imaginaire, seul instrument valable pour reconstruire une vie. » Le Nouveau Magazine littéraire
    « Antonio Muñoz Molina subjugue en écrivant comme les musiciens peuvent improviser : à coups d'envolées lyriques et d'embardées inattendues, mais avec une précision à couper le souffle. » Le Point

  • Alors qu'en 1943, face à une contraception défaillante, le souci de bien des femmes reste d'avoir un homme sans avoir d'enfant, la préoccupation de l'excentrique Jenny est d'avoir un enfant et surtout pas d'homme. C'est ainsi qu'elle jette son dévolu sur le sergent technicien Garp, « opérationnellement » intact en dépit de son cerveau endommagé. De cette éphémère union naîtra S.T. Garp.
    Impossible de résumer ce roman débordant d'humour et d'énergie peuplé de personnages passionés, foisonnant de péripéties délirantes.
    Le Monde selon Garp, c'est d'abord le récit des rapports orageux et tendres entre une mère célèbre, féministe malgré elle, et son fils écrivain, tous deux individualistes forcenés.
    Le Monde selon Garp, c'est aussi un savoureux commentaire sur l'art et l'imaginaire, la preuve éclatante que l'outrance et le baroque peuvent éclairer notre monde avec une justesse incomparable.
    Car selon Garp et son créateur, « le romancier est un médecin qui ne s'occuperait que des incurables.Et nous sommes tous des incurables! »

  • Elles sont trois : Véra, sa fille Nina, sa petite-fille Guili, soudées par les liens du sang et déchirées depuis des décennies par un terrible secret. Le jour du quatre-vingt-dixième anniversaire de Véra, célébré avec faste au kibboutz, Guili, brûlant de mettre au jour l'histoire de sa famille, décide de tourner un film sur sa grand-mère. C'est ainsi que les trois femmes s'embarquent pour un long voyage vers le passé, dans la Croatie natale et sur les lieux de souffrance de Véra. Pendant leur périple, celle-ci livre pour la première fois le récit de son existence. Que s'est-il réellement passé, lorsqu'elle a été condamnée à trois ans de travaux forcés sur l'île-goulag de Goli Otok par la police secrète de Tito ? Et pourquoi, refusant de trahir la mémoire de son mari Milosz, exécuté comme espion stalinien, a-t-elle dû abandonner sa fille Nina, alors âgée de six ans, laquelle, jamais remise du traumatisme, a abandonné plus tard sa propre fille, Guili ? C'est par la voix de cette dernière et l'écho de quelques autres que nous cheminons à rebours, sur les traces d'un destin tragique, à la croisée de ces moments de l'Histoire qui forcent les individus à faire des choix impossibles.

    Le douzième roman de David Grossman explore de façon magistrale les rapports mère-fille, la question du silence et de la transmission. Au fil des révélations, le livre nous emporte dans un crescendo qui culmine avec une rare intensité émotionnelle et s'achève avec grâce sur le pardon, dans un élan d'amour et de compassion.

    Traduit de l'Hébreu par Jean-Luc Allouche

  • 1961. L'espion britannique Alec Leamas et son amie Liz Gold trouvent la mort au pied du mur de Berlin.
    2017. Peter Guillam, fidèle collègue et disciple de George Smiley dans les services de renseignement autrefois surnommés " le Cirque ", est tiré de sa retraite en Bretagne par une lettre de son ancien employeur, qui le convoque à Londres. Pourquoi ? Ses activités d'agent secret pendant la guerre froide le rattrapent. Des opérations qui firent la gloire du Londres secret vont être minutieusement décortiquées par une nouvelle génération qui n'a que faire des luttes menées jadis par les Occidentaux contre le bloc communiste. Quelqu'un doit payer pour le sang des innocents sacrifiés sur l'autel de l'intérêt général.
    Entremêlant le passé et le présent pour laisser chacun raconter son histoire, L'Héritage des espions est un roman éblouissant de virtuosité. Ultime hommage au héros indestructible George Smiley, il marque la consécration d'un écrivain prodigieux.
    Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Isabelle Perrin
    John le Carré, né en 1931, a étudié aux universités de Berne et d'Oxford, enseigné à Eton, et a travaillé pour le renseignement britannique pendant la guerre froide. Depuis plus de cinquante ans il se consacre à l'écriture et partage sa vie entre Londres et la Cornouailles.
    Isabelle Perrin, que tout destinait à une sage carrière universitaire, contracte le virus de la traduction littéraire auprès de sa mère Mimi. Les incurables duettistes cosigneront plus de trente traductions, dont tous les romans de John le Carré depuis La Maison Russie.
    " Un livre rare, dont la lecture change notre vision du monde. Implacable, profondément subtil, superbe. " William Boyd, The New Statesman
    Ce roman est l'affirmation d'une longue et exceptionnelle vigueur créatrice. " The Observer
    " Si vous êtes novice, commencez par ce livre, et bienvenue sur les terres de John le Carré ! " Financial Times
    " L'Héritage des espions livre enfin au lecteur les pièces longtemps manquantes d'un puzzle. Le Carré s'empare avec panache d'un classique écrit par ses soins qu'il détourne allègrement. Comme les bons vins, son écriture s'est enrichie avec le temps. " The Times

  • Dix ans après La Solitude des nombres premiers, un adieu à la jeunesse dans un bouleversant roman d'amour et d'amitié.
    Chaque été, Teresa passe ses vacances chez sa grand-mère, dans les Pouilles. Une nuit, elle voit par la fenêtre de sa chambre trois garçons se baigner nus dans la piscine de la villa. Ils s'appellent Nicola, Bern et Tommaso, ce sont " ceux de la ferme " d'à côté, jeunes, purs et vibrants de désirs. Teresa l'ignore encore, mais cette rencontre va faire basculer sa vie en l'unissant à ces trois " frères " pour les vingt années à venir, entre amours et rivalités, aspirations et désillusions. Fascinée par Bern, personnage emblématique et tourmenté, viscéralement attaché à la terre somptueuse où il a grandi, elle n'hésitera pas, malgré l'opposition de sa famille, à épouser ses idéaux au sein d'une communauté fondée sur le respect de la nature et le refus du monde matérialiste, à l'image de la génération des années 90, tiraillée entre le besoin de transgression et le désir d'appartenance, mais entièrement tendue vers l'avenir, avide de tout, y compris du ciel.
    Traduit de l'italien par Nathalie Bauer
    Né en 1982 à Turin, Paolo Giordano est docteur en physique théorique. À l'âge de 26 ans, avec son premier roman, La Solitude des nombres premiers, il est le plus jeune auteur à obtenir le prestigieux prix Strega : deux millions d'exemplaires vendus, une trentaine de traductions dans le monde. Il confirme ensuite son talent dans Le Corps humain et Les Humeurs insolubles.
    Nathalie Bauer a publié plusieurs romans et traduit plus de cent ouvrages italiens, dont des œuvres de Mario Soldati, Primo Levi, Natalia Ginzburg, Marcello Fois et Michela Murgia.

  • Fredrik Welin, médecin à la retraite, vit reclus sur son île de la Baltique. Une nuit, une lumière aveuglante le tire du sommeil. Au matin, la maison héritée de ses grands-parents n'est plus qu'une ruine fumante. Réfugié dans la vieille caravane de son jardin, il s'interroge : à soixante-dix ans, seul, dépossédé de tout, a-t-il encore une raison de vivre ? Mais c'est compter sans les révélations de sa fille Louise et, surtout, l'apparition d'une femme, Lisa Modin, journaliste de la presse locale. Tandis que l'hiver prend possession de l'archipel, tout va basculer de façon insensible jusqu'à l'inimaginable dénouement. Après l'immense succès des Chaussures italiennes, auquel il fait suite, Les Bottes suédoises brosse le portrait en clair-obscur d'un homme tenaillé par le doute, le regret, la peur face à l'ombre grandissante de la mort

  • A soixante-six ans, Fredrik Welin vit reclus depuis une décennie sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules visites celles du facteur de l'archipel. Depuis qu'une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, il s'est isolé des hommes. Pour se prouver qu'il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s'y immerge chaque matin. Au solstice d'hiver, cette routine est interrompue par l'intrusion d'Harriet, la femme qu'il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient juste de recommencer.Le temps de deux solstices d'hiver et d'un superbe solstice d'été, dans un espace compris entre une maison, une île, une forêt, une caravane, Mankell nous révèle une facette peu connue de son talent avec ce récit sobre, intime, vibrant, sur les hommes et les femmes, la solitude et la peur, l'amour et la rédemption.Né en 1948, Henning Mankell partage sa vie entre la Suède et le Mozambique. Lauréat de nombreux prix littéraires, célèbre pour ses romans policiers centrés autour de l'inspecteur Wallander, il est aussi l'auteur de romans ayant trait à l'Afrique ou à des questions de société, de pièces de théâtre et d'ouvrages pour la jeunesse.Bio traductrice pour rabat jaquette 337 signesD'origine suédoise, née à Lisbonne, élevée au Portugal puis en Belgique, Anna Gibson est arrivée en France en 1981 à l'âge de dix-huit ans. Elle est traductrice littéraire à plein temps depuis 1989 (Henning Mankell, Colm Tóibín, Monika Fagerholm, Klas Östergren...). Elle est aussi l'auteur d'un roman, Cet été, paru chez Balland en 1997.

  • Le dynamiteur

    Henning Mankell


    1911. Oskar Johansson a 23 ans. Dynamiteur, il participe au percement d'un tunnel ferroviaire et manipule des explosifs pour fragmenter la roche. Mutilé à la suite d'un grave accident du travail, il reprendra pourtant son ancien métier, se mariera, aura trois enfants, adhérera aux idéaux socialistes puis communistes. Au soir de sa vie, il partagera son temps entre la ville et un cabanon de fortune sur une île aux confins de l'archipel suédois.
    Un mystérieux narrateur recueille la parole de cet homme de peu de mots, qui aura vécu en lisière de la grande histoire, à laquelle il aura pourtant contribué, à sa manière humble et digne.
    Ce premier roman de Henning Mankell, écrit à 25 ans, et inédit en France à ce jour, se veut un hommage vibrant à la classe ouvrière, à ces millions d'anonymes qui ont bâti le modèle suédois. Par son dépouillement, sa beauté austère, son émotion pudique, Le Dynamiteur contient en germe toute l'œuvre à venir de Mankell, sa tonalité solitaire, discrète, marquée à la fois par une mélancolie profonde et une confiance inébranlable dans l'individu.
    Rabat gauche (photo + bio)
    Henning Mankell, né en 1948, a partagé sa vie entre la Suède et le Mozambique. Outre la célèbre série policière " Wallander ", il est l'auteur de romans sur l'Afrique ou sur des questions de société récompensés par de nombreux prix littéraires, de pièces de théâtre et d'ouvrages pour la jeunesse. Henning Mankell est mort à Göteborg le 5 octobre 2015 à l'âge de 67 ans.
    Rabat droit (presse)
    " Henning Mankell n'était pas qu'un grand auteur de polars et, plus généralement, un bon romancier. C'était, au meilleur et moins bavard sens du terme, un homme engagé. Ecrire lui a donné les formes par lesquelles, en divertissant ses lecteurs, il rappelait les valeurs qui lui étaient chères et les angoisses qui le constituaient. Il aimait la solidarité et il avait peur du temps : voir l'une disparaître l'indignait, perdre l'autre le terrifiait. Son œuvre est celle d'un Alceste humaniste ou, si l'on préfère, d'un révolté pascalien. " Philippe Lançon, Libération

  • Chansons pour l'incendie Nouv.

    Une femme effrontément libre défie la société traditionnelle colombienne des années 1940 ; un vétéran de la guerre de Corée affronte son passé lors d'une rencontre en apparence inoffensive ; sur un tournage, un figurant s'interroge sur les émotions de Polanski... Neuf histoires, neuf vies radicalement bouleversées par la violence.

    Les nouvelles de Chansons pour l'incendie tranchent, dépècent, brillent comme le fil d'un couteau. Elles irradient cette lumière étrange des choses qui brûlent ou qui blessent. En Colombie, en Espagne, à Paris, à Hollywood, chacune révèle le jeu du destin, cette conjonction de forces incompréhensibles.

    La prose est rapide, élégante, elle transporte dans des territoires intimes. Seule forme capable de conter ces existences, les « chansons » de Juan Gabriel Vásquez confirment l'étendue de son talent, et sa profonde compréhension des êtres.

    Traduit de l'espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon

    « Un livre magnifique, neufs territoires du passé qui s'opposent à l'oubli. »

    El Cultural

  • Ofer, mon enfant, nous irons ensemble à la frontière palestinienne. Tu rejoindras le camion militaire et je partirai sans me retourner. Je marcherai sur les chemins de Galilée, avançant toujours, jusqu'à ton retour. Je n'irai pas seule. Avram, mon amour de jeunesse, sera avec moi. Je lui parlerai de toi, de tes colères, tes silences butés, ton sourire et tes sanglots. Ofer, mon enfant, reviens-moi.

  • À la fin du XVIIIe siècle, deux membres de l'Académie royale d'Espagne sont mandatés par leurs collègues pour se rendre à Paris et en rapporter les 28 tomes de l'Encyclopédie, alors interdite dans leur pays. Le bibliothécaire don Hermógenes Molina et l'amiral don Pedro Zárate, hommes de bien intègres et courageux, entreprennent alors de Madrid à Paris un long voyage semé de difficultés et de dangers. Par des routes infestées de brigands, faisant halte dans des auberges inconfortables, les deux académiciens arrivent à Paris, où ils découvrent avec étonnement les rues de la capitale française, ses salons, ses cafés, ses librairies, ses moeurs libertines et ses agitations politiques. Mais très vite, leur quête de l'Encyclopédie se révèle d'autant plus difficile que l'édition originale est épuisée et qu'une partie de l'Académie espagnole, opposée à l'esprit des Lumières, a lancé à leurs trousses un espion chargé de faire échouer l'entreprise. Nourri de réalité et de fiction, habité par des personnages ayant existé ou nés de l'imagination de l'auteur, Deux hommes de bien est un merveilleux roman d'aventures et un éloge de ce qui fut la plus grande entreprise intellectuelle du XVIIIe siècle. Mais c'est aussi, dans la reconstitution minutieuse et passionnante d'un Paris prérévolutionnaire plus vivant que jamais, un hymne à l'amitié et un bel hommage à Don Quichotte d'un écrivain profondément épris de la France.

  • Une femme, écrivain, face aux assauts de la vieillesse. Chaque jour qui passe la rapproche de l'ombre, et elle constate, avec calme et lucidité, la déliquescence de ses facultés mentales. Autour d'elle se pressent les enfants, qui s'inquiètent pour elle, l'admonestent de quitter l'Australie pour les rejoindre. Elle s'y refuse pourtant, préférant affronter l'inéluctable dans la liberté et l'indépendance de la solitude, s'interrogeant jusqu'au bout, sans relâche, sur le sens de sa propre existence et sur la nature profonde de notre humanité.
    En sept tableaux romanesques, J. M. Coetzee nous offre un somptueux portrait de femme et une leçon de littérature, aussi dense que brève. Dans une langue d'une épure admirable, il touche au cœur de nos interrogations les plus complexes et universelles (que restera-t-il de nous lorsque nous serons partis ? que transmet-on à ceux qui restent ?) et les affronte sans jamais se départir de sa suprême élégance, de sa dignité et de son humilité.
    traduit de l'anglais par Georges Lory
    J. M. Coetzee, né en 1940 au Cap (Afrique du Sud), est l'auteur de douze romans, trois récits autobiographiques, plusieurs recueils de nouvelles et d'essais traduits dans une trentaine de langues et abondamment primés. Lauréat du prix Femina étranger et par deux fois du Booker Prize, il a reçu le prix Nobel de littérature en 2003. Il vit aujourd'hui à Adélaïde, en Australie.
    L'oeuvre de J. M. Coetzee a été récompensée par le prix Nobel de littérature en 2003.

  • La taupe

    John Le Carré

    Il est devenu évident que quelque part au plus haut niveau des services de renseignements britanniques se trouve un agent double : une " taupe " profondément installée par le centre de moscou.
    C'est george smiley, un des cinq principaux agents secrets, le plus brillant peut-être et le plus compliqué de tous, qui est chargé de débusquer la taupe dans les obscurs labyrinthes du monde de l'espionnage international et de la détruire.
    John le carré nous donne ici une vision totale du monde des services secrets.
    La taupe, premier volet de la " trilogie de karla ", est l'oeuvre d'un témoin lucide et passionné de son temps, qui a eu l'art, en trois romans éblouissants d'intelligence, d'évoquer tout un pan de notre histoire, celui de la guerre froide.

  • Tessa Quayle, jeune et belle avocate anglaise, a été sauvagement assassinée près du lac Turkana dans le nord du Kenya. Son compagnon de voyage et amant supposé, médecin africain d'une organisation humanitaire, a disparu sans laisser de trace. Justin, l'époux de Tessa, diplomate de carrière au haut-commissariat britannique de Nairobi et jardinier amateur, se lance dans une quête solitaire à la recherche des tueurs et de leur mobile.
    Sa quête l'entraîne à Londres, puis à travers l'Europe et au Canada, pour le ramener en Afrique jusqu'au Sud-Soudan et se terminer sur les lieux mêmes du crime. Une odyssée pleine de violence et de fureur où se trament les sombres machinations de multinationales pharmaceutiques, où se nouent d'étranges alliances politiques.
    Et tandis que s'éveille la conscience de Justin, tandis qu'il se rallie à la cause de Tessa, allant jusqu'à achever la mission qu'elle s'était assignée, sa plus grande révélation sera la découverte de cette femme qu'il n'a guère eu le temps d'aimer.
    La Constance du jardinier mêle l'histoire bouleversante d'un homme grandi par la tragédie et l'impitoyable exploration de la face cachée de la mondialisation par l'un des romanciers les plus incisifs de notre époque.

  • Disgrâce

    John Maxwell Coetzee

    Âgé de 52 ans et deux fois divorcé, David Lurie enseigne la poésie romantique et la communication à l'université du Cap. Encore jeune de corps et de cœur, ce Don Juan du campus se laisse aller à un dernier élan de désir, d'amour peut-être. Mais la petite étudiante se moque bien de Wordworth et de Byron et l'aventure tourne mal. Convaincu de harcèlement sexuel, David Lurie démissionne.
    Réfugié auprès de sa fille Lucy, dans une ferme isolée, il tente de retrouver un sens au seul lien qui compte encore à ses yeux. Mais les temps ont changé. La fracture sociale est arrivée jusqu'au cœur de ce pays et la violence n'épargne pas les campagnes. L'idylle pastorale tourne au cauchemar.
    Aussi sombre que magnifique, l'élégie cynique de J. M. Coetzee jette une lumière glacée et crépusculaire sur la nation arc-en-ciel et consigne l'avènement d'un nouvel âge de fer
    L'oeuvre de J. M. Coetzee a été récompensée par le prix Nobel de littérature en 2003.

  • Dans comme un collégien, smiley repart en guerre et reprend sa longue marche vers l'insaisissable karla.
    Et cette lutte par moments tourne à l'obsession : dans l'ancien bureau de son chef, control, smiley a fait accrocher une photographie de passeport, fortement agrandie. c'est karla, dont l'effigie, exposée ainsi, est comme ces figurines de cire sur lesquelles les sorciers exercent leurs talents. dans l'extrême-orient pris dans la tourmente de la guerre, sur les plages sans fin du schleswig-holstein et dans les salons douillets du quartier des ambassades à berne, le duel se poursuit sans répit.
    Echappant à l'espace confiné des bureaux où les services secrets livrent leur obscur combat, comme un collégien, deuxième volet de la " trilogie de karla ", est un des romans les plus riches que le carré nous ait donnés.

  • Une terre d'ombre

    Ron Rash

    Laurel Shelton est vouée à une vie isolée avec son frère - revenu de la Première Guerre mondiale amputé d'une main -, dans la ferme héritée de leurs parents, au fond d'un vallon encaissé que les habitants de la ville considèrent comme maudit : rien n'y pousse et les malheurs s'y accumulent. Marquée par ce lieu, et par une tache de naissance qui oblitère sa beauté, la jeune femme est considérée par tous comme rien moins qu'une sorcière. Sa vie bascule lorsqu'elle rencontre au bord de la rivière un mystérieux inconnu, muet, qui joue divinement d'une flûte en argent. L'action va inexorablement glisser de l'émerveillement de la rencontre au drame, imputable exclusivement à l'ignorance et à la peur d'une population nourrie de préjugés et ébranlée par les échos de la guerre.La splendeur de la nature, le silence et la musique apportent un contrepoint sensible à l'intolérance, à la xénophobie et à un patriotisme buté qui tourne à la violence aveugle.Après Le Monde à l'endroit (Seuil, 2012), Une terre d'ombre prolonge une réflexion engagée par l'auteur sur la folie guerrière des hommes, tout en développant pour la première fois dans son oeuvre romanesque une histoire d'amour tragique qui donne à ce récit poignant sa dimension universelle.Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Isabelle ReinharezNé en Caroline du Sud en 1953, Ron Rash est un poète, auteur de cinq recueils de nouvelles et de cinq romans, tous lauréats de prestigieux prix littéraires -Sherwood Anderson Prize, O. Henry Prize, James Still Award, Novello Literary Award, Frank O'Connor Award. Il est titulaire de la chaire John Parris d'Appalachian Studies à la Western Carolina University.

  • Voyou

    Itamar Orlev

    Lorsque sa femme le quitte, emportant loin de lui leur jeune fils, Tadek voit sa vie se lézarder, rattrapée par la solitude. Son frère et ses soeurs sont depuis longtemps partis d'Israël, et sa mère, face à son désarroi, n'a qu'une rugueuse indifférence à lui offrir. Il n'a plus pour compagnie qu'un fatras de souvenirs, de cauchemars - et un fantôme, celui de son père, qu'il n'a pas revu depuis vingt ans. Sur un coup de tête, Tadek décide alors de quitter Jérusalem pour retrouver ce dernier, qui croupit dans un hospice de Varsovie. Nous sommes en 1988, et la Pologne est grise derrière le rideau de fer.
    L'homme qu'il découvre n'est plus que l'ombre du personnage flamboyant qui a marqué son enfance. Stefan Zagourski était jadis un ogre, une force de la nature, un séducteur - et un monstre. Il buvait, vitupérait, cognait, faisait régner la terreur au sein de sa famille, qui a préféré le fuir en émigrant, et l'oublier. Aujourd'hui, c'est un vieil homme pitoyable aux portes de la mort, à moitié impotent, rongé par l'alcool, les rancunes et la rancoeur, hanté par les atrocités de la Seconde Guerre mondiale dont il fut à la fois une victime et un bourreau. Une semaine durant, incapables de s'aimer, incapables de se haïr, père et fils vont se confronter et affronter ensemble les spectres du passé, à la recherche d'une impossible réconciliation.
    Pour son entrée en littérature, Itamar Orlev, récompensé en Israël par le prix Sapir du meilleur premier roman, signe une magnifique histoire de filiation. Une histoire d'amour. Une histoire de la violence.

  • Quelques mois avant sa mort, José Saramago avait entamé l'écriture d'un nouveau roman ayant pour thème le commerce des armes et la responsabilité individuelle. Ce récit demeuré inachevé raconte le conflit moral d'Artur Paz Semedo, employé d'une usine d'armement qui, intrigué par le sabotage d'une bombe pendant la guerre civile espagnole, décide d'enquêter à l'intérieur même de son entreprise. Sa plongée dans le dédale des archives et les découvertes qu'il y fait le poussent à réfléchir sur la guerre en tant que renoncement éthique majeur de l'humanité, et sur le caractère apparemment inévitable de la violence.

    Cette édition comprend les notes de travail de l'auteur sur la fin qu'il envisageait de donner à cette histoire, ainsi qu'un texte inédit de Roberto Saviano, écrit pour son ami José Saramago à l'occasion du dixième anniversaire de sa disparition. Un an avant son propre décès, Günter Grass, lui aussi prix Nobel de littérature, s'était joint à cet hommage en offrant quelques-uns de ses dessins consacrés à la violence et la guerre.

    José Saramago est né en 1922 à Azinhaga, au Portugal. Écrivain majeur du XXe siècle, son oeuvre, qui comprend des romans, des essais, de la poésie et du théâtre, est traduite dans le monde entier. Il a reçu en 1995 le prix Camões, la plus haute distinction des lettres portugaises, et le prix Nobel de littérature en 1998. Il est décédé à Lanzarote en 2010.

    Traduit du portugais et de l'italien par Geneviève Leibrich.

  • Publié à lorigine en 1932, le chef-duvre de Joseph Roth, La Marche de Radetzky, dont le titre se réfère, non sans ironie, à la célèbre marche militaire composée par Johann Strauss, relate le déclin et la chute de la monarchie austro-hongroise à travers trois générations de von Trotta. Le destin de cette famille semble indissociable de celui du dernier des Habsbourg : le premier von Trotta, surnommé le « Héros de Solferino » pour avoir, durant la bataille, sauvé la vie du jeune François-Joseph; son fils, fonctionnaire de lEmpire; son petit-fils, officier tombé au champ dhonneur en 1914. Lauteur nous livre ici lévocation magistrale dune société en pleine désintégration politique et sociale et, dune manière générale, le constat dun ordre qui se défait irrévocablement.
    Tout comme Kafka, Musil et Schnitzler, Joseph Roth est un formidable prosateur de la langue allemande. La Marche de Radetzky demeure un grand classique de la littérature européenne du XXe siècle.

  • " Du monde secret que j'ai connu jadis, j'ai essayé de faire un théâtre pour les autres mondes que nous habitons. D'abord vient l'imaginaire, puis la quête du réel. Et ensuite retour à l'imaginaire, et au bureau devant lequel je suis assis à cet instant. " John le Carré
    Depuis ses années de service dans le renseignement britannique pendant la Guerre froide jusqu'à une carrière d'écrivain qui l'emmena du Cambodge en guerre à Beyrouth après l'invasion israélienne de 1982, en passant par la Russie avant et après la chute du mur de Berlin, John le Carré s'est toujours placé au cœur de notre histoire contemporaine. Dans ce livre de mémoires inédits, il relate d'une plume aussi incisive que drolatique et avec la subtilité morale qui caractérise ses romans les événements dont il fut le témoin. Qu'il décrive le perroquet d'un hôtel de Beyrouth imitant à la perfection le crépitement des mitraillettes ou les premières notes de la Cinquième de Beethoven, sa découverte des charniers du génocide rwandais, son réveillon du Nouvel An 1982 avec Yasser Arafat, la sagesse du génial physicien Andreï Sakharov, sa rencontre avec deux anciens chefs du KGB ou avec l'humanitaire française qui lui inspira l'héroïne de La Constance du jardinier, son regard est souvent caustique, toujours pénétrant.
    Mais surtout John le Carré nous dévoile son parcours d'écrivain sur plus de six décennies et sa quête infatigable de l'étincelle humaine qui a insufflé tant de vie et de cœur à ses personnages de fiction.
    John le Carré, né en 1931, a étudié aux universités de Berne et d'Oxford, enseigné à Eton, et a été membre du service du renseignement britannique pendant la Guerre froide. Il se consacre à l'écriture depuis plus de soixante ans et partage sa vie entre Londres et la Cornouailles.
    Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Isabelle Perrin
    Isabelle Perrin, que tout destinait à une sage carrière universitaire, contracte le virus de la traduction littéraire auprès de sa mère Mimi. Les incurables duettistes cosigneront plus de trente traductions, dont tous les romans de John le Carré depuis La Maison Russie.

  • Dans les années quatre-vingts, un homme s'embarque dans un long voyage pour fuir les troubles du Pékin communiste. Il suit la piste d'une mystérieuse montagne et traverse une Chine méconnue, infiniment riche, qu'il n'imaginait pas. À la recherche de lui-même, son voyage est aussi spirituel et philosophique. Un roman poétique, teinté d'autobiographie, considéré comme l'un des chefs d'oeuvre de la littérature du XXe siècle.

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