Littérature traduite

  • De 1930 à 1935, tous les événements qui se sont passés dans la petite ville allemande de Thalburg en Basse-Saxe sont analysés dans leurs moindres détails. Pour la première fois, la stupé-fi ante montée de l'hitlérisme en Allemagne est décrite et expliquée au quotidien.

    Interrogeant des centaines de témoins, dépouillant les journaux locaux et les archives de la ville, William S. Allen a démonté les rouages du mécanisme implacable qui a conduit à la transformation du Reich, au dépéris-sement de la démocratie et au triomphe de la dictature.Cette étude, profondément originale, dépeint la facilité avec laquelle quelques hommes sans scrupule peuvent imposer leur loi à une nation entière, et montre comment, lentement, insidieusement mais sûrement, on devient nazi.

    /> Traduit de l'anglais (États-Unis) par Renée Rosenthal.

    Préface d'Alfred Grosser.

  • Aujourd'hui naît en Chine un régime comme le monde n'en a jamais vu. Une néo-dictature entièrement remodelée par les armes du XXIe siècle, les nouvelles technologies. Il est temps de nous en inquiéter.

    « Au-dessus de lui, il n'y a plus que le ciel » : Xi Jinping concentre aujourd'hui un pouvoir plus important que Mao lui-même. À l'intérieur du pays, la Chine est en train d'arriver à un État de surveillance numérique parfait. Les technologies les plus modernes, notamment l'intelligence artificielle, propulsent l'économie chinoise dans le futur. Elles recueillent, relient et exploitent, dans de gigantesques banques de données, chaque pas et chaque pensée de plus d'un milliard de citoyens et de tous les visiteurs. L'objectif ? Le contrôle total du Parti sur tout et tous avec pour mesure étalon le fameux « crédit social », un système inédit fondé sur les bonus décernés par le Bureau de la fiabilité. Ainsi émerge une Chine nouvelle, défi direct pour nos démocraties qui importent massivement ces technologies.

    Dans un livre choc, Kai Strittmatter nous propulse au coeur d'une Chine contemporaine digne d'Orwell. Cette Chine-là veut remodeler l'ordre international à son image. Les démocraties occidentales doivent réagir et y faire face avec lucidité.

  • Envoyées dans les pays occupés par l'Allemagne nazie, des femmes jeunes, endoctrinées et ambitieuses, se sont transformées en meurtrières. Cette enquête fait voler en éclats bien des idées reçues.
    Non, les femmes allemandes n'ont pas été les témoins passifs de meurtres de masse accomplis par les Einsatzgruppen, leurs maris, leurs fiancés, leurs amants ou leurs supérieurs. Elles leur ont prêté main forte. De 1941 à 1945, près d'un demi-million d'entre elles - secrétaires, infirmières, maîtresses d'école, dactylos, assistantes, auxiliaires - se sont portées volontaires pour rejoindre les rangs des persécuteurs, des assassins, des bourreaux. Établissant des listes de Juifs à éliminer, apportant à boire et à manger aux soldats pendant les exécutions de masse, les encourageant, ou les réconfortant, voire en tirant elles aussi sur les Juifs affectés aux travaux forcés.
    Plongée dans les archives, journaux intimes, correspondances pendant la guerre et compte-rendus d'audience de procès tenus après-guerre, Wendy Lower nous brosse un tableau saisissant de ces femmes qu'elle qualifie de véritables furies tant elles ont donné libre cours à leur haine, avec violence, en brutalisant des êtres humains qu'elles pouvaient dominer, malmener, voire tuer.
    Un livre choc.

    Traduit de l'anglais par Simon Duran et Evelyne Werth.

  • Charles Darwin connaissait par coeur ses romans, Winston Churchill la lisait pendant le Blitz et Virginia Woolf la comparaît à Shakespeare. Aujourd'hui encore, Jane Austen (1775-1817) suscite dans le monde entier une véritable passion. Quel est son secret ?
    Il y a dans ses romans beaucoup de la vie qui a été la sienne : la campagne du Hampshire, le monde corseté de la gentry, les bals dans les manoirs, les jeunes filles promises au mariage, la domination des hommes, ces héritiers qui ont tous les droits. Quand Jane Austen commence à écrire, ses manuscrits essuient refus sur refus. Mais la jeune fille n'abandonne pas et se consacre corps et âme à la littérature, quitte à renoncer à fonder un foyer. Tout plutôt qu'un mariage sans amour. De 1811 à 1818, elle écrit six romans, dont les chefs-d'oeuvre Raison et Sentiments et Orgueil et Préjugés. Emportée par une maladie soudaine, elle n'assistera pas au succès de son oeuvre.
    Ce portrait vivant et délicat plaira à tous les inconditionnels de la romancière et convaincra ceux qui ne la connaissent pas encore de la découvrir.

  • Jeanne d'arc en verite

    Gerd Krumeich

    Figure emblématique du Moyen Âge, Jeanne d'Arc a autant marqué ses contemporains que nourri les fantasmes de l'histoire de France. La profusion d'ouvrages, passionnés ou polémiques, qui lui ont été consacrés témoigne de l'engouement pour cette figure providentielle. Véritable mythe national et objet des suppositions les plus saugrenues, la Pucelle a connu les légendes dorées ou noires ? tour à tour réprouvée, adorée, accaparée par une multitude de sensibilités. Partant de ce constat, Gerd Krumeich s'attache à répondre à un certain nombre de questions que suscite toujours la jeune femme qui défia les Anglais.

    À l'appui des meilleures sources et des recherches les plus récentes, il nous livre une biographie impartiale, intime et vivante, et restitue admirablement le destin trépidant de Jeanne d'Arc, de sa naissance à Domrémy en 1412 à son exécution à Rouen en 1431.

    Traduit de l'allemand par Valentine Meunier.

  • Grand classique de l'histoire contemporaine, l'ouvrage d'Ernst Nolte dresse le portrait des nombreux mouvements fascistes européens de 1919 à 1945. Comment le fascisme s'est-il développé ? Par quelles figures a-t-il été porté au pouvoir ? Tout en cherchant à définir les traits essentiels de l'idéologie fasciste, Ernst Nolte examine les singularités de chacun des mouvements qui s'en revendiquent, livrant une analyse comparative de la montée du fascisme en Europe. Salazarisme portugais, métaxisme grec, oustachis croates, Croix fléchées hongroises : tous sont ici présentés et étudiés à l'aune d'un contexte historique européen aux enjeux complexes.

  • Lutte longue et âpre, les guerres médiques opposèrent pendant cinquante ans les cités grecques à l'empire perse. De la plaine de Marathon (490 av. J.-C.), où les hoplites athéniens mettent les troupes perses en déroute, jusqu'au choc de Platées (479 av. J.-C.) qui marque la fin des hostilités sur le sol grec, Peter Green rend intelligible et accessible ce vaste ensemble de conflits sanglants. De coups de théâtre en retournements dramatiques, il conte le quotidien des soldats et des citoyens, les stratégies militaires et les offensives, et donne l'éclairage indispensable à cet événement historique majeur, sans lequel l'histoire de l'Europe et de l'Asie eut été différente. « Peter Green plonge le lecteur au coeur des guerres médiques avec une maestria réjouissante. » L'Histoire « En un récit enlevé qui se lit comme un roman, il donne à revivre au lecteur la fabuleuse aventure des guerres médiques. » Historia

  • Histoire des révolutions

    Martin Malia

    Livre testament d'un des plus grands historiens du XXe siècle, Histoire des révolutions ( History's Locomotives. Revolutions and the Making of the Modern World ) fait figure de classique depuis sa parution en anglais, à la fin de 2006. On l'a comparé sans abus à Tocqueville (L'Ancien régime et la Révolution) ou à Max Weber (L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme) , il est la synthèse d'une vie de recherches pluridisciplinaires. Un exceptionnel récit d'histoire comparée, limpide, sans artifices, où le modèle théorique est toujours strictement subordonné à l'exposé préalable des faits. Tout commence par la révolution hussite qui ensanglante la Bohême (1415-1436) et ouvre la voie à la Réforme. C'est le premier ébranlement de la chrétienté romaine. Suivront, dans un enchaînement logique : le séisme du luthéranisme (1517-1555), l'insurrection huguenote (1559-1598), la révolte des Pays-Bas (1566-1609), la révolution britannique (1640 1688), la guerre d'Indépendance américaine (1776-1787) et la Révolution française (1789-1799) qui inaugure le principe d'égalité. Dès lors, il ne s'agit plus simplement de corriger ou de réformer l'ordre existant mais de créer un monde neuf. Le rêve millénariste se renforce de raison, la révolution devient une science, une religion, avec sa loi et ses prophètes. Ainsi, 1848, la Commune de Paris puis la IIe Internationale prépareront l'avènement paradoxal d'une autre révolution, « Octobre rouge », qui contrevient en tout point aux « lois de l'histoire », promulguées dans Le Capital, et dont Malia suit le déroulement jusqu'à l'effondrement du communisme. Cette onzième révolution, qui devait mettre fin à toutes les autres, était-elle réellement la dernière ? L'auteur se garde bien de trancher. Son propos est à la fois plus modeste et plus sérieux. Plus inquiétant.

  • Présents au Yémen avant l'apparition de l'islam, les Juifs y auraient même fait souche depuis l'époque biblique, bien avant la rencontre légendaire entre le roi Salomon et la reine de Saba. Aujourd'hui, les derniers Juifs du Yémen luttent pour leur survie.

    Dans l'Antiquité, les Juifs du Yémen sont intégrés dans la population locale, dont ils ont adopté la langue et les moeurs. Ils ont réussi à « judaïser » leurs voisins et on leur attribue l'introduction de l'agriculture, de l'irrigation, de l'orfèvrerie ou de la métallurgie.

    Au VIIe siècle, l'expansion de l'islam se déroulant vers l'ouest, le Yémen est relégué au rang de province éloignée. Les califes de Bagdad n'y exercent aucun pouvoir réel, le laissant aux mains de chefs religieux indépendants, sunnites ou chiites, ayant à coeur de soustraire leur population - Juifs compris - à toute influence étrangère.

    Ainsi ce pays est-il resté, du début de l'ère islamique jusqu'au XXe siècle, figé dans des structures et des modes de fonctionnement quasi immuables, ceux d'une société hiérarchisée dans laquelle les Juifs occupent le bas de l'échelle sociale.

    À partir de sources hébraïques, arabes et européennes, Yosef Yuval Tobi explique la place à part occupée par les Juifs yéménites en terre d'Islam et retrace leur longue histoire dans ce pays, qui s'acheva dans la douleur de l'exode au lendemain de la création de l'État d'Israël.

  • 22 juin 1940 : l'armistice de Rethondes sanctionne la défaite écrasante de la France face à l'Allemagne hitlérienne. Mais l'armée française subsiste sous une forme provisoire et limitée : l'Armée de l'armistice. Pièce maîtresse du régime de Vichy, elle se veut l'incarnation des valeurs autoritaires et patriotiques de la Révolution nationale et se voue à la création d'une « France nouvelle », à travers l'encadrement et la formation de la jeunesse. La majorité des officiers adhère aux objectifs de l'Etat français tandis qu'une minorité, tout en restant généralement fidèle à Pétain, prépare des moyens clandestins de mobilisation, puis rejoint la Résistance. L'historien américain Robert O. Paxton s'attache à restituer les motivations complexes des officiers français entre 1940 et 1944 et les conséquences, souvent dramatiques, de leurs actes. Complément essentiel de La France de Vichy (du même Paxton), cet essai est d'une lecture cruciale pour qui veut comprendre les années d'occupation et l'histoire de l'armée française.

  • Rédigé il y a 2400 ans par un sage chinois nommé Sun Tzu, L'Art de la guerre figure aujourd'hui parmi les grands classiques de l'histoire militaire. Dans un style concis et imagé, ce petit livre rassemble un certain nombre de recommandations sur la manière de conduire une guerre. S'il a profondément influencé l'art militaire oriental, s'il a notamment aidé Mao à forger son concept de guérilla, il est resté longtemps méconnu des Occidentaux auxquels il aurait pourtant évité bien des déboires.
    Spécialiste mondialement reconnu, Bevin Alexander se propose ici de montrer, exemples à l'appui, comment les chefs qui ont appliqué ? sans le savoir ? les principes, maximes et conseils de Sun Tzu ont presque toujours remporté la victoire, et comment ceux qui y ont contrevenu ont, sans la moindre exception, connu l'échec.
    Sagesse ancienne et batailles modernes : de la guerre d'Indépendance américaine à Gettysburg, du débarquement de Normandie à la guerre de Corée, en passant par Waterloo, la Marne et les Ardennes, la démonstration, solidement documentée et argumentée, est implacable.
    De ces pages pleines de bruit et de fureur, mais non dépourvues d'humour, où s'accumulent des erreurs qui furent si coûteuses en vies humaines, n'en émergent pas moins, Sun Tzu aidant, quelques figures (Jackson, Manstein, Patton, sans oublier Napoléon... jusqu'à Waterloo), qui viennent opportunément démentir l'affirmation de Valéry selon laquelle la guerre est une chose trop sérieuse pour la confier à des militaires

  • Léningrad, 1943

    Alexander Werth

    Le 10 août 1941, les armées allemandes lancent l'offensive finale sur Leningrad. Moins d'un mois plus tard, la ville est encerclée. Pendant 872 jours - le siège le plus long de l'histoire moderne -, seule la « route de la vie », passant par le lac Ladoga gelé, permet l'approvisionnement, du reste très insuffisant, des Léningradois, qui souffrent de la faim et du froid. Alexander Werth, correspondant de guerre britannique, offre de cette tragédie un témoignage exceptionnel qui retrace la défense de la ville par ses habitants et raconte les stratégies de survie quotidiennes cachées derrière les mots « héroïsme » et « patriotisme ». Alexander Werth (1901-1969), journaliste et historien britannique d'origine russe, est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages remarqués sur la Russie soviétique et sur la France de l'entre-deux-guerres, en particulier, La Russie en guerre (« Texto », 2011) et Moscou, 1941 (Tallandier, 2012).
    Traduit de l'anglais par Evelyne et Nicolas Werth. Présenté par Nicolas Werth.

  • «C'est le propre des grands livres, dit-on, de faire peu à peu leur chemin, de toucher des générations successives. Au combat est incontestablement de ceux-là. Alors que tant de témoignages ont été publiés sur la Seconde Guerre mondiale, pourquoi ce livre est-il un «grand livre»? Pourquoi faut-il absolument le lire? Sans doute, justement, parce qu'il ne s'agit pas d'un simple livre de témoignage, mais d'une tentative de penser la guerre, de penser en temps de guerre, malgré la mort qui rôde, malgré la peur.

    Pour Jesse Glenn Gray, comme pour la plupart des Américains de sa génération, la Seconde Guerre mondiale fut un rite d'initiation, un moment fondateur.

    Durant ses quatre années de guerre, Gray n'a pas cessé de consigner ses impressions dans des carnets qu'il portait sur lui : l'expérience des combats, la libération de l'Europe, la dénazification.

    De sa belle écriture poétique, Gray sait rendre ce qui est au coeur de l'expérience quotidienne d'un soldat : le passage progressif de l'état de civil à celui de combattant, la loyauté à l'égard des compagnons d'armes, la tendance constante à déshumaniser l'ennemi, la blessure morale qui est au coeur des combats, et cette forme d'exaltation que le philosophe explique par la dimension érotique de la guerre.» B. Cabanes

  • « C'était quelques minutes avant la onzième heure du onzième jour du onzième mois de l'année 1918. Je me tenais à la fenêtre de mon bureau en attendant que Big Ben nous annonce la fin de la guerre. Mon esprit vagabond se reportait, par-delà ces années de

  • En l'an 33 de notre ère, Jésus de Nazareth est condamné à la peine capitale et exécuté. L'historien et
    journaliste italien Corrado Augias reconstitue les dix-huit dernières heures qui se sont écoulées entre son
    arrestation et sa mort.
    Tout s'est déroulé en quelques heures et les questions demeurent. De quoi Jésus a-t-il été accusé ? Quelle procédure a été appliquée ? Qui a ordonné l'arrestation ? Et surtout qui avait le pouvoir de prononcer le verdict ?
    L'historien analyse les sources tandis que le romancier imagine la ronde des di érents protagonistes, s'attachant à montrer aussi bien le point de vue de l'occupant romain que de l'entourage de Jésus. Quel a été le rôle du procurateur Ponce Pilate, du pharisien Nicodème, du disciple Judas et du roi fantoche Hérode Antipas ? Pourquoi la foule a-t-elle dû choisir entre Jésus et Barabbas ? Quel était le rêve prémonitoire de la femme de Pilate, Claudia Procula ? Quelles ont été les réactions de Marie et Joseph ?
    Dans un récit passionnant où se mêlent Histoire et récit, Corrado Augias réunit des siècles de débats historiques et théologiques et ouvre des pistes nouvelles. Au coeur d'une Jérusalem trépidante, il dépeint un Jésus humain et émouvant, et réussit à nous tenir en haleine tout au long de ces heures qui bouleversèrent le destin de l'humanité.

  • De 1939 à 1945, le Vatican joua un rôle essentiel dans la lutte contre le IIIe Reich. Pie XII a été accusé après la guerre d'être resté silencieux face aux crimes nazis mais Mark Riebling raconte aujourd'hui une partie de l'histoire qui n'avait jamais été révélée. Car le jour où le pape choisit de ne plus prononcer publiquement le mot « juif » fut aussi celui où il décida d'aider à assassiner Hitler. Pour protéger les catholiques d'Allemagne, Pie XII ne dévoile pas son jeu. Tandis qu'il envoie des cartes d'anniversaire à Hitler, il apporte son soutien à la Résistance intérieure allemande : des jésuites volent des plans militaires à Berlin, plusieurs tentatives d'assassinat du Führer s'organisent et le pape relaie des missives secrètes et des enregistrements clandestins aux Alliés. Pendant toute la guerre, le Saint- Siège se transforme en une agence d'espionnage, dont l'avocat bavarois Josef Müller est la fi gure héroïque. Après dix ans de recherche et grâce à de nombreux documents inédits, Mark Riebling nous emmène au coeur des cryptes du Vatican pour nous faire découvrir les coulisses de la guerre secrète que Pie XII mena contre Hitler.

  • Un amour interdit

    Rod Nordland

    Tout les sépare. Leur religion, la loi afghane, leur tribu, leurs familles. Pourtant, pour Zakia, la sunnite, et Ali, le chiite, il est impossible de vivre l'un sans l'autre. Ils ont grandi ensemble dans la province de Bâmiyân mais lorsque l'amitié s'est muée en amour, les murs se sont dressés. Ceux de l'honneur et des traditions dictant le refus des pères à leur mariage. Alors les deux amants vont s'enfuir. Une incroyable épopée commence à travers les montagnes de l'Hindou Kouch jusqu'à Kaboul, en passant par le Tadjikistan. Le père et les frères de Zakia à leurs trousses, Ali et Zakia braveront les menaces de mort, avec pour seuls alliés l'avocate d'une ONG, un journaliste américain passionné par cette histoire et surtout leur inébranlable détermination. Comme la Prix Nobel Malala s'est mobilisée pour l'éducation des filles au Pakistan, Zakia et Ali sont devenus les symboles de la liberté et de l'espoir pour la jeunesse afghane. Une histoire palpitante et exemplaire, un hymne à l'amour et au combat pour le droit des femmes dans une région hautement chaotique.

  • Le grand Inca

    Rostworowski M

    Des hauteurs de Cuzco, au coeur des Andes, Pachacútec a régné sans partage sur le plus vaste empire d'Amérique. Il était le Grand Inca. C'était un siècle avant l'arrivée des conquistadores de Pizarro. Roi guerrier, administrateur hors pair, Pachacútec avait su imposer, dans le sang, un pouvoir centralisé et une religion unique à des mosaïques de tribus dont coutumes, langues et croyances restaient éparpillées depuis les temps immémoriaux. Tout menait à lui, tout conduisait à Cuzco. Pachacútec avait maillé son empire d'une caste de fonctionnaires et quadrillé le royaume d'un réseau routier sans égal. Il avait fait reconstruire l'ensemble des cités conquises selon le modèle inca. La religion était omniprésente, les sacrifices exceptionnels. L'empire du Grand Inca n'était que richesse et toute puissance. L'or et l'ordre. L'un des plus brillants royaumes de l'histoire des civilisations. Alors, les Espagnols débarquèrent.

  • Venise, 1582.

    Michele, jeune maçon, est fou amoureux de la ravissante Bianca. Accusé de s'être publiquement révolté contre le sénateur Lippomano, le garçon est banni et, sans avoir le temps de dire adieu à sa femme, embarque sur une galère. Désormais seule dans la cité des Doges, Bianca, brisée par le chagrin, pour ne pas sombrer dans la misère, rentre au service de la terrible dame Faustina. Tenace et orgueilleuse, la jeune fille n'a plus qu'une seule idée en tête : retrouver Michele.

    Dans ce formidable roman d'amour et d'aventures, Alessandro Barbero nous plonge au coeur de la Sérénissime, dans le dédale de ses ruelles et de ses venelles, entre les palais des seigneurs et le ghetto, et, de Naples à Constantinople, de la Crète à Chypre, il nous entraîne dans un extraordinaire périple en mer peuplé de corsaires, d'assassins, d'espions et de renégats.



    Traduit de l'italien par Pérette-Cécile Buffaria et Aristeo Tordesillas

  • 22 juin 1941. Hitler lance l'opération Barbarossa contre l'union soviétique. Dix jours plus tard, Alexander Werth, correspondant de la BBC, arrive à Moscou. Jusqu'à octobre 1941, il partage le quotidien des Moscovites durant ce terrible été marqué par l'effondrement de l'Armée rouge. Le récit qu'il en a tiré est un témoignage unique sur un moment crucial de l'histoire de la guerre à l'est, celui où l'Allemagne nazie semble invincible.
    Ne disposant que des informations officielles, qui toutes minimisent systé-matiquement les reculs et les défaites de l'Armée rouge, tout en majorant les pertes de la Wehrmacht, Alexander Werth saisit toutes les occasions pour tenter de « prendre le pouls » de la vie réelle. Malgré les contraintes - espionite ambiante, méfiance et peur de l'étranger -, il rend compte avec brio de l'atmosphère à Moscou au cours des premières semaines de la grande guerre patriotique, à un moment où la menace ennemie se rapproche de la capitale soviétique, soumise aux premiers raids aériens. Alexander Werth quitte la ville alors que les détachements avancés de la Wehrmacht ne sont plus qu'à une trentaine de kilomètres de la capitale soviétique. À ce moment-là, la prise de Moscou semble inéluctable.

  • De 1923 à la chute du IIIe Reich, Joseph Goebbels a tenu son journal. Le présent volume (1933-1939) couvre les années d'installation et d'affermissement du régime hitlérien. Le ministre de l'Education populaire et de la Propagande met les arts, les lettres et les médias au service exclusif du Führer et de son Etat-Parti. Il excelle dans la mise en scène des "coups de force" de son maître en politique étrangère, dans la création de grands événements (la fête du Travail, les congés du NSDAP, les Jeux Olympiques de 1936), et dans le lancement de campagnes de haine (boycott des commerces juifs en 1933, Nuit de cristal en 1938) qui péludent à la Solution finale. Goebbels, qui se voit en confident et en interprète des volontés de Hitler, note fidèlement ses moindres paroles,s'improvise conseiller militaire et diplomatique, livre une lutte sans merci aux hiérarques rivaux... Jusque dans ses silences et ses mensonges, son Journal offre un éclairage unique, de l'intérieur, sur l'Allemagne du IIIe Reich.

  • Dans Les Grands Contemporains (1937), Winston Churchill écrivait au sujet du maréchal Foch : « Avec le recul, je crois que l'on comprendra mieux combien sa valeur spirituelle et la sagacité pénétrante de son jugement étaient de l'ordre le plus élevé. » Élevé à la dignité de maréchal de France en août 1918, Ferdinand Foch n'a pourtant jamais commandé de troupes au combat avant la guerre. Entre 1914 et 1916, il livre des batailles, notamment devant Ypres à la fin de 1914, en Artois en 1915 jusqu'à l'échec dans la Somme l'année suivante. Nommé chef d'état-major général en 1917, il devient commandant suprême des forces alliées au cours des derniers mois qui précédèrent la victoire.
    À l'inverse d'un Pétain plus prudent, Foch se révèle un homme énergique, volontaire et tenace, d'un optimisme inaltérable. Et il obtient alors des résultats décisifs ; c'est bien lui qui met en place les stratégies victorieuses, avant que les réalités politiques contribuent ensuite à le faire échouer dans la paix.
    À l'appui d'une masse documentaire (carnets de notes, lettres) jusqu'ici sous-exploitée, Elizabeth Greenhalgh propose une étude novatrice de la contribution de Foch à la victoire des Alliés. Elle nous invite à comprendre comment cet officier d'artillerie apprit à combattre l'ennemi, à négocier avec des alliés difficiles à manoeuvrer et à se frayer un chemin à travers le véritable champ de mine formé par l'écheveau des relations politico-militaires. En un mot, comment Ferdinand Foch façonna la Grande Guerre.
    « Avec ce livre, Elizabeth Greenhalgh nous offre un portrait fascinant de l'improbable commandant en chef. Cet homme impétueux, qui ne cessa d'exaspérer les chefs militaires des armées nationales, poursuivait ses propres objectifs fondés sur des convictions nationales profondes, et fermement attaché à l'idée que la détermination est la clé permettant de maîtriser la réalité. » Général André Bach.

  • Née en 1877 à New York, Consuelo Vanderbilt est issue d'une dynastie de milliardaires américains. Mariée contre sa volonté au 9e duc de Marlborough, elle devient alors membre d'une aristocratie anglaise dont les codes de conduite lui sont imposés. Elle mène la vie de la café society, qui de châteaux en hôtels de luxe, de cours européennes en stations à la mode, suit les événements mondains. Dans cette Angleterre victorienne finissante mais déjà cosmopolite, elle côtoie la reine Victoria, Édouard VII, la reine Alexandra, la famille impériale russe et de nombreuses personnalités artistiques ou politiques, tel Winston Churchill, son cousin par alliance, dont elle devient la confidente.
    Séparée de son époux en 1906, la duchesse s'engage dans de nombreuses actions sociales. Elle crée des centres d'accueil pour filles-mères et milite pour les droits des femmes. Divorcée en 1921, elle épouse Jacques Balsan, aviateur français, avec qui elle fréquente les têtes d'affiche de la vie parisienne. Cependant, Consuelo Vanderbilt Balsan demeure une philanthrope, qui s'occupe d'un sanatorium ou réunit les fonds nécessaires pour la construction de l'hôpital Foch. C'est cette succession de mondes (New York, Londres, Paris) et d'époques qui fait de ce récit une chronique passionnante. Avec recul et lucidité, élégance et humour, l'auteur nous dépeint les moeurs, les fastes et les ombres d'un monde finissant. Et c'est toute la valeur de ce précieux témoignage d'une femme privilégiée et intelligente qui aura su voir l'essentiel et aura compris que tout ce qui brille n'est pas d'or.

  • Adolf Eichmann

    David Cesarani

    Adolf Eichmann est l'un des dignitaires nazis les plus tristement célèbres. Cette renommée, il la doit en partie à la médiatisation de son procès et au portrait brossé par Hannah Arendt. Incarnation de la « banalité du mal », il organisa, de 1941 à 1945, la déportation de masse et l'extermination des Juifs d'Europe. Méticuleux, assis à son bureau, il fut au coeur du génocide nazi. Méconnu des chasseurs de nazis au sortir de la guerre, il parvint à fuir en Argentine en 1950. Il y mena une vie paisible, jusqu'au mois de mai 1960 lorsqu'il fut enlevé par des agents du Mossad et amené en Israël. Évènement majeur de l'après-guerre, le « procès Eichmann », qui s'ouvrit à Jérusalem le 11 avril 1961, fut retransmis par de nombreuses chaînes de télévision à travers le monde. Eichmann fut pendu le 31 mai 1962.
    Dans cette biographie magistrale, la première depuis quarante ans, David Cesarani se penche sur la carrière d'Eichmann et s'interroge sur ce qui a pu conduire cet homme ordinaire à devenir un meurtrier de masse. En s'appuyant sur des documents découverts récemment, l'auteur bouscule certaines idées reçues et dépasse le préjugé selon lequel il aurait été « maléfique », « fou » ou bien un simple rouage de la machine de mort nazie. Avec brio et clarté, Cesarani explique comment Eichmann est progressivement devenu l'« expert » en questions juives et a été le complice de l'assassinat de millions de personnes.

    « Une biographie indépassable. » New York Times « Cesarani a écrit la biographie d'Eichmann la plus détaillée, complète et objective. » Library Journal

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