Agualusa Jose Eduard

  • A sa mort, le célèbre compositeur angolais Faustino Manso a laissé derrière lui sept veuves et dix-huit enfants. Sa plus jeune fille, Laurentina, metteur en scène de cinéma et documentariste, essaie de reconstituer la vie agitée du musicien.Dans ce roman, la réalité et la fiction se côtoient et marchent d'un même pas, la première nourrissant la seconde. Sur les terres que parcourt Agualusa, la réalité est presque toujours plus invraisemblable que la fiction. L'auteur et les quatre personnages de son roman voyagent ensemble de Luanda, capitale de l'Angola, aux étendues désertiques de Namibie, semées de villages fantômes, jusqu'au Cap, en Afrique du Sud. Puis ils remontent vers Maputo, au Mozambique, vers la petite île magique où est mort le poète Tomas Antonio Gonzaga. Dans leur périple, ils parcourent des paysages à la frontière des rêves dont émergent des personnages extraordinaires.

    Agualusa écrit un roman sur les femmes, la musique et la magie, dont les pages annoncent la renaissance de ce continent africain, détruit par les guerres mais béni par la musique, la force toujours renouvelée de ses femmes et le pouvoir secret de très anciens dieux.

  • A Luanda, à la fin de la guerre révolutionnaire, Félix Ventura, le bouquiniste albinos crée de faux passés qu'il vend aux nouveaux riches. Ses clients sont des entrepreneurs prospères, des hommes politiques, des généraux, tous ont assuré leur avenir. Il leur faut donc transmettre à leurs enfants un bon passé.
    Félix leur construit des généalogies flatteuses, des portraits d'ancêtres, des mémoires brillantes. Il en vit bien, jusqu'à l'arrivée d'un mystérieux étranger à la recherche d'une identité angolaise. Alors, dans un vertige, le passé envahit le présent et tout bascule.
    Satire féroce et pleine d'humour de la société angolaise, ce Marchand de passés est surtout une réflexion sur la construction de la mémoire et ses ambiguïtés.

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