Alain Gelly

  • Le numéro de l'automne de Cap-aux-Diamants propose un dossier sur le rapport entre nature et culture, souvent conçues comme deux entités distinctes dans notre société. Ce dualisme se reflète d'ailleurs encore dans nos institutions universitaires comme muséales même si cela tend à changer. Ce numéro explore le rapport nature/culture au travers de témoignages et d'études de cas. Les articles rassemblés traitent de culture autochtone et de muséologie, du fleuve, de patrimoine maritime, de l'archipel de Mingan, du canal de Chambly, de la drave dans le parc national de la Mauricie et de l'engouement pour les jardins d'hiver à l'époque victorienne. Retrouvez aussi les Labelle dans la rubrique Ancêtre, L'Hôpital du Saint-Sacrement au lendemain de la guerre dans la rubrique Patrimoine, les habituelles rubriques Médailles, Parcours historiques, L'oeil américain et des suggestions de lecture à saveur historiques, entre autres.

  • L'édition du printemps du magazine Histoire Québec présente des réflexions sur les chemins et canaux anciens ayant fait l'objet de conférences lors des Journées d'échange Paysages du mouvement / Paysages en mouvement tenues en octobre dernier. Découvrez le « Sentier des Jésuites » ( Érik Langevin). Informez-vous sur la mobilité w8banaki et la privatisation du Ndakina (Jean-Nicolas Plourde), le canal Lachine (Matthieu Paradis et Alain Gelly), le patrimoine paysager du corridor autoroutier de la Transcanadienne dans deux parcs nationaux (Gwénaëlle Le Parlouër) ou l'autoroute 85 dans le Témiscouata (Ghislain Gagnon). Voyez comment le Sault-des-Chats est mis en valeur (Maude-Emmanuelle Lambert et Michael McBane) et comment le chemin du Portage est un vecteur de mémoire (Billy Rioux). Réfléchissez sur le patrimoine des chemins anciens (Alain Roy), sur le deuxième portage des Chaudières à Gatineau (Sylvie Turcotte, Alain Roy et Olivier Côté) ou encore sur l'avenir du paysage (Richard M. Bégin).

  • La revue Cap-aux-Diamants présente cet hiver un dossier thématique sur les années 1930. Comme le souligne Michèle Jean dans la présentation du numéro, plusieurs initiatives mises en place pour traverser la crise à l'époque font écho à la crise que nous traversons actuellement, 90 ans plus tard. Martin Petitclerc discute des programmes mis en place pour les chômeurs, alors que Laurence Provencher-St-Pierre se penche sur la revalorisation de l'artisanat québécois. Jean-Philippe Bernard s'intéresse à l'impact du retour à la terre sur les Premières Nations en Abitibi et Emilie Girard, à la pratique de l'histoire dans la foulée de la démocratisation de l'accès à l'université. Alexandre Dumas, Mahdi Khelfaoui, Pierre-Luc Beauchamp et Anne-Marie Bouchard couvrent, quant à eux, diverses initiatives politiques, artistiques ou scientifiques ayant fait contrepoids au climat morose de l'époque. Enfin, Pierre Poulin revient sur la relance du mouvement coopératif et l'essor des caisses populaires.

  • Sans le canal de Lachine, Montréal ne serait pas devenue aussi rapidement la métropole commerciale et industrielle quelle est devenue. Interface entre lAtlantique et les Grands Lacs, le canal verra voguer au fil de leau une flotte de navires en tous genres. De même, par sa seule présence, leau du canal suscitera limplantation de lindustrie manufacturière le long de ses berges, les uns voulant sapprovisionner en énergie hydraulique, les autres tirant le maximum de cette ressource mésestimée. Avec une telle activité, de rase campagne, les berges du canal se métamorphosent en frange urbaine. Le canal nest plus seulement un lieu où lon travaille, mais devient aussi un milieu de vie. Pour rendre compte de limportance et de la particularité de ce canal, un album-photo comme celui-ci ne cherche pas seulement à offrir le splendide. Les photographies servent surtout dappuis formidables au propos des auteurs. Car, ce livre ne se veut pas seulement un beau livre mais aussi un document où des points essentiels de lhistoire du canal, de sa construction à la navigation, en passant par les usines et les hommes, sont mis en scène. Bref, où la mise en perspective historique prime sur la seule esthétique des photos.

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