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  • La deuxième gauche et le pouvoir (1988-1991)

    Les trois ans et cinq jours que Michel Rocard a passés à Matignon ont laissé peu de souvenirs dans la mémoire collective. Sans majorité au Parlement, coincé dans un tête-à-tête empreint de méfiance avec François Mitterrand, le champion de la « deuxième gauche » n'aurait pas su, selon le procès qui lui a été fait, incarner une autre pratique socialiste du pouvoir et se serait contenté de gérer le quotidien.

    L'accès récent aux archives publiques et à ses archives personnelles éclaire d'un jour nouveau le Premier ministre Michel Rocard. Son oeuvre législative, symbolisée par la création du RMI et de la CSG, a résisté au temps. Respectueux des vastes domaines réservés de la présidence, il a su rétablir la paix en Nouvelle-Calédonie, moderniser l'État, promouvoir la rénovation de l'Éducation nationale...

    Historiens, politistes, économistes, archivistes et grands témoins font revivre les temps forts d'une gauche de gouvernement aux prises avec la fi n de la guerre froide et proposent une réflexion sur les limites que la Ve République impose au pouvoir du Premier ministre.

    Alain Bergounioux est historien et inspecteur général honoraire de l'Éducation nationale. Il est notamment l'auteur, avec Jean-François Merle, de Le Rocardisme. Devoir d'inventaire (Seuil 2018).

    Mathieu Fulla est enseignant à Sciences Po et chercheur au Centre d'histoire de Sciences Po. Il est notamment l'auteur de Les Socialistes français et l'économie. Une histoire économique du politique (Presses de Sciences Po, 2016).



    Avec les contributions de : Claire Andrieu, Philippe Bezes, Antony Burlaud, Alain Chatriot, Élie Cohen, Michele Di Donato, Pierre Encrevé, Ismail Ferhat, Guy Groux, Gérard Grunberg, Pierre-Emmanuel Guigo, Veronika Isenberg, Jérôme Jaffré, Marc Lazar, Sarah Mohamed-Gaillard, Michel Noblecourt, Vivien Richard, Zénaïde Romaneix, Olivier Rozenberg, Christophe Sente, François Stasse, Matthieu Tracol.

    Alain Bergounioux, historien spécialiste du PS, est professeur associé à Sciences Po et préside actuellement l'Office universitaire de recherches socialistes (OURS).
    Membre permanent du Centre d'histoire de Sciences Po (CHSP), Mathieu Fulla est agrégé et docteur en histoire. Il enseigne à Sciences Po.

  • Quels rapports les socialistes entretiennent-ils avec le capitalisme ? Si les crises - d´ordre financier et économique, mais aussi écologique - se sont succédé, chacune avec sa propre logique, aujourd'hui les prises de position des socialistes tracent un chemin à explorer pour dessiner un nouveau paysage. Comprendre les rapports des socialistes au capitalisme, du point de vue doctrinal évidemment, mais aussi en prenant en compte les pratiques politiques et sociales, doit permettre de répondre au « droit d´inventaire » qu´exigent les interrogations actuelles sur le devenir du socialisme démocratique. Au service de cette ambition, cet ouvrage regroupe les contributions de Daniel Cohen et Alain Bergounioux, ainsi que celles d´éminents universitaires, parmi lesquels Marc Lazar, Fabrice d´Almeida, Christophe Prochasson, Michel Margairaz, Hélène Thomas, Gérard Grunberg, Serge Berstein, Jacques Mistral, Didier Fassin et Jenny Andersson.

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