Presses Universitaires de France

  • Le livre propose de substituer à la notion de "société civile" celle de "pratiques politiques autonomes", qui permet de saisir les caractéristiques particulières de chacune des initiatives prises par des associations ou des collectifs pour s'occuper d'un aspect de la vie collective ou politique d'une société. Il montre d'abord comment ces pratiques remplissent une fonction de socialisation politique que les institutions sociales ne parviennent plus à assurer. Il s'intéresse ensuite à un type particulier de ces pratiques : celles qui investissent le champ de la politique pour jouer un rôle dans l'activité de gouvernement. Ces pratiques composent ce qu'on nomme ici l'activisme sauvage. À partir des expériences d'exercice du pouvoir par des citoyens ordinaires, le livre analyse la légitimité de cet activisme, dégage ce qui le différencie du militantisme partisan traditionnel et montre comment il est en train de façonner une politique, en favorisant la vigilance des citoyens sur les conduites des pouvoirs en place ou en concourant aux élections locales ou nationales pour contribuer, si peu que ce soit, à changer de monde.

  • Comment opérer une distinction claire entre normalité et déviance ?
    Face à une pluralité d'ordres normatifs légitimes, quel type de règles un individu choisit-il de suivre pour ordonner son action ?
    Ne peut-on pas envisager les conduites déviantes comme un mode de vie plutôt que comme des formes de délinquance ou comme le reflet d'une « crise des valeurs » ?
    L'essentiel des théories sociologiques de la déviance est retracé dans ce manuel, qu'il s'agisse des théories causales, fondées sur les explications de la criminalité produites par l'analyse quantitative à partir de variables sociales ou psychosociologiques, ou des théories compréhensives, qui envisagent l'infraction à partir de la réaction sociale qu'elle provoque, et le déviant comme un individu normal.

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