Sciences humaines & sociales

  • Le pire des mondes ? D'une certaine manière il est déjà là. Partout, précarité, insécurité et d'intolérables inégalités ; des milliards d'humains dans la pauvreté. Gaspillages, pollutions, recul de la biodiversité, dérèglement climatique, acidification des océans... tout cela en quelques décennies.
    Mais le pire est peut-être à venir. Car les maîtres du capitalisme refusent de renoncer à la domination du monde. Ils ne se contentent plus de résister à la nécessaire transition écologique et sociale : ils ont résolu de façonner la mutation en cours pour qu'elle assure d'abord leurs pouvoirs et leurs privilèges, fut-ce au prix de l'exclusion d'une large part de l'humanité, de la dévastation accrue de la Terre et d'une fuite en avant guidée par l'illusion que la techno-science peut tout faire mieux que la nature. Soucieux de préserver les libertés de surconsommer et de gaspiller, certains préconisent des réductions massives de populations ; partout dans le monde se mettent en place des formes d'apartheid entre riches et pauvres qui préfigurent un monde où seront en priorité protégés des aires d'opulence.
    Sur la base d'un implacable bilan du Sommet de Rio de 1992, ce livre décrit la mécanique d'un engrenage fatal qui affecte toute la planète. Écrit pour renforcer l'esprit de résistance, il propose aussi des instruments que des gouvernements authentiquement progressistes pourraient mobiliser pour prendre une autre voie.
    Michel Beaud
    Professeur émérite de l'université Paris 7, après trente ans d'enseignements, principalement à l'université Paris 8, sur l'histoire économique, l'économie mondiale et la mondialisation. Il a notamment publié : Histoire du capitalisme. 1500-1980, Seuil, 1981 et Histoire du capitalisme. 1500-2010, 6e éd., Seuil, 2010 ; Le Basculement du monde, (1997), 2e éd., La Découverte, 2000 ; L'État de l'environnement dans le monde (co-directeur), La Découverte, 1993 ; L'Économie mondiale dans les années 1980, La Découverte, 1989 ; Le Système national/mondial hiérarchisé, La Découverte, 1987 ; Le Socialisme à l'épreuve de l'histoire, Seuil, 1982.

  • Socialisme, socialismes... ?
    Socialistes l'URSS, la Chine, Cuba, le Cambodge ? Socialistes la France après 1981, la Suède ou l'Autriche social-démocrates ? Socialistes tant de pays d'Afrique après l'indépendance ?
    Socialiste le goulag ? Socialiste la toute-puissance de l'Etat, alors que les grands fondateurs du XIXe siècle annonçaient son dépérissement ? Socialistes la guerre, l'occupation d'un pays, et – au nom du Prolétariat – la répression de mouvements ouvriers et populaires ?
    Il faut reprendre au fond la réflexion sur le socialisme ; revenir à la source : le grand espoir d'une société juste, libre, fraternelle ; examiner ce qui a été accompli en son nom : les avancées, mais aussi les échecs et les dévoiements ; reconnaître que, partout où on a voulu "édifier le socialisme", s'est développée une nouvelle réalité sociale : l'étatisme.
    Michel Beaud
    Professeur émérite de l'université Paris-VII. Ses travaux, éclairés par l'histoire, s'inscrivent dans la mouvance de l'économie politique. Il travaille aujourd'hui sur les futurs possibles qu'engendrent les mutations en cours.

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