Benoît Lévesque

  • Le présent ouvrage se veut une étude en profondeur du fonds de travailleurs Fondaction dont l'objectif principal, relevant à certains égards d'une utopie concrète, est d'investir l'épargne-retraite dans des entreprises qui favorisent la participation des travailleurs et qui se préoccupent de l'environnement. L'ouvrage vise à faire découvrir au lecteur comment ce projet de fonds a été construit à partir d'une centrale syndicale, la CSN, considérée comme la plus combative de son époque. L'entreprise collective qu'est Fondaction est un cas exemplaire du modèle québécois de développement de deuxième génération qui ouvre sur un autre modèle de développement.

    La première partie de ce livre porte sur l'origine de Fondaction et sur ses phases de développement selon les dimensions suivantes : la croissance quantitative et qualitative, les investissements dans les entre­prises, et la gouvernance et le mode de gestion. Chacun de ces aspects présente des défis différents, mais les avancées des dernières années se font grâce au renforcement d'objectifs précis, à l'élargissement de l'écosystème et à la réalisation d'un changement d'échelle - avec, entre autres, l'investissement d'un milliard de dollars dans plus de mille entreprises. La seconde partie, plus analytique, porte sur deux thématiques transversales : le positionnement dans la finance socialement responsable et la contribution à l'économie du Québec. En conclusion, les auteurs suggèrent que Fondaction s'inscrit dans une transition écologique et sociale qui lui permet d'établir des passerelles entre l'économie solidaire, l'économie sociale et la responsabilité sociétale des entreprises.

    Cet ouvrage s'adresse à quiconque veut en savoir plus sur l'économie sociale et la finance socialement responsable et, plus précisément, sur le fonds de travailleurs Fondaction.

  • Dans un monde en continuel mouvement, comment mettre fin à cet immobilisme, comment réformer la gouvernance publique québécoise? Cet ouvrage témoigne du travail d'un groupe de recherche de l'Observatoire de l'administration publique de l'École nationale d'administration publique du Québec, qui a mobilisé de nombreux leaders d'opinion québécois, chercheurs ou acteurs socioéconomiques, politiques ou administratifs autour d'une réflexion sur la transformation du modèle québécois de gouvernance.

  • Une réflexion pour comprendre les problèmes nouveaux provoqués par la crise de l'État-providence et par la configuration d'un contexte où la croissance ne crée pas suffisamment d'emploi pour résorber le chômage. Au nom de la compétitivité et de l'équilibre, la société a été divisée en deux grandes classes : ceux qui ont tous les droits, qui jouissent d'une large sécurité sociale, qui possèdent un revenu stable, et ceux qui voient leurs droits de citoyens rodés par des revenus faibles et incertains, par la remise en question des programmes de sécurité sociale et par leur rapport précaire au marché du travail. Sociologues, économistes, géographes et politicologues cherchent à dessiner les contours d'une option construite par des partenariats privés-publics, par la combinaison du travail salarié et des activités non rémunérées, par l'implication des milieux locaux dans des formes innovantes d'entrepreneuriat social et par la mise en place d'institutions et d'espaces où se négocient des nouveaux liens entre l'État et la société civile. Sous le signe de la solidarité, cette option réintroduit la société dans le calcul économique.

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