Bernard Brusset

  • Bien avant que le terme de « psychothérapie » ne soit créé à la fin du XIXe siècle, diverses pratiques d'aide psychologique avaient cours. Ces pratiques sociales étaient et demeurent étroitement tributaires de la culture, qu'il s'agisse du chamanisme, de la direction spirituelle de l'Occident chrétien, de certains aspects de la médecine traditionnelle ou de l'activité des guérisseurs en tout genre. De nos jours, l'absence de statut officiel de psychothérapeute en favorise la prolifération. Qu'elles soient psychanalytiques ou comportementales et cognitives, existentielles ou sauvages, cet ouvrage présente les diverses méthodes de psychothérapie en les situant dans leur histoire et dans leur spécificité.

  • Les difficultés dans les liens avec autrui sont très souvent à l'origine des demandes de psychothérapie et de psychanalyse ; de surcroît, la dimension relationnelle et intersubjective est au principe même de la méthode analytique. Les divers courants de la psychanalyse ont donné une place, un rôle et des fonctions différents aux relations d'objet dans leurs rapports au pulsionnel et à la réalité interne et externe. La psychopathologie du lien à autrui est un domaine de mieux en mieux connu et les acquisitions récentes ouvrent la possibilité à de nouvelles méthodes de traitement.

  • Depuis toujours, le « malade imaginaire » défie la médecine. L'augmentation des pouvoirs de celle-ci ne fait qu'accroître le quiproquo et l'embarras de la psychiatrie apparaît dans les classifications modernes qui tendent à l'ignorer. Les modes d'expression de l'hypocondrie sont fonction des images sociales de la santé, de la maladie, de la médecine et de la psychologie, mais plus fondamentalement de rapports avec le corps, c'est-à-dire avec les perceptions, les sensations et les croyances. Cet ouvrage analyse donc le concept médical de l'hypocondrie du point de vue psychologique, psychanalytique et psychiatrique.

  • Depuis les premiers travaux de Freud et son commentaire de L'homme aux rats, la névrose obsessionnelle demeure un cadre nosographique et un mode d'organisation exemplaire qui illustre directement la conflictualité intrapsychique et bien des modes de manifestation de l'inconscient.

  • "Je ne sais pas ce que c'est qu'être moi-même..." La question de l'être désespère toute réponse. Le désespoir c'est tout autant vouloir être soi-même, vouloir se débarrasser de son moi, que la volonté désespérée d'être soi-même. Le désespoir est aussi l'occasion d'une rencontre entre les philosophies de l'existence et l'expérience clinique. Que la question du désespoir soit celle du "présent", de son existence et de sa vérité, c'est l'idée que l'on souhaiterait soutenir et illustrer après un bref détour. "Se sentir réel, c'est plus qu'exister, c'est trouver un moyen d'exister soi-même, pour se relier aux objets en tant que soi-même et pour avoir un soi où se réfugier afin de se détendre." Winnicott

  • Cette monographie réunit des textes déjà publiés dans la revue Adolescence, dans des numéros aujourd'hui épuisés. Les questions de la dépression et de la dépressivité y sont débattues avec, pour point de visée, la description d'un cadre psychothérapique adapté. L'approche est résolument psychanalytique.

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