Bernard Gazier

  • Considéré comme le plus grand économiste du XXe siècle, l'Anglais John Maynard Keynes (1883-1946) reste un auteur controversé. Après une période de domination presque sans partage durant les années 1960-1970, l'apport du fondateur de la macroéconomie moderne a été radicalement rejeté par de nombreux économistes, pour revenir au premier plan aujourd'hui.
    En présentant les multiples facettes de cette personnalité hors du commun et en analysant la dynamique de son oeuvre, cet ouvrage nous invite à mieux apprécier l'impact des concepts keynésiens sur la pensée économique contemporaine, et à tenter de cerner un homme qui, à l'égal de Christophe Colomb, Charles Darwin ou Sigmund Freud, fut d'abord un découvreur.

  • La crise de 1929 fut avant tout un effondrement généralisé de la production dans la quasi-totalité du monde industrialisé. Violente et contrastée dans son déroulement et ses enjeux, elle a fait subir au monde occidental un recul comparable à celui des deux conflits mondiaux qui l'encadrent chronologiquement. À travers des événements convulsifs, c'est la démocratie occidentale qui est apparue en danger, puis victorieuse.
    Cet ouvrage revient sur l'histoire de la « Grande Dépression », ses causes, ses effets. Il analyse les mécanismes économiques en jeu dans cet épisode traumatique du capitalisme contemporain. Il montre enfin comment chaque époque relit cette crise hors norme à l'aune de ses propres urgences et de ses acquis. À lire également en Que sais-je ?...
    Les 100 mots de la crise financière, Bertrand Jacquillat et Vivien Levy-Garboua
    Le Front populaire, Jean Vigreux

  • Dans quelle mesure les transformations économiques du XVIe ont-elles conduit notre monde au capitalisme qu'il connaît aujourd'hui ? Les théoriciens de cette époque nouaient déjà à leur manière les faits et leur interprétation. Michèle et Bernard Gazier ont donc choisi - sur la base du "Comentario resolutorio de cambios", écrit en 1556 par le théologien et économiste basque-espagnol Martín d'Azpilcueta - d'examiner les grandes lignes de l'ordre monétaire qui prévalut au XVIème siècle en Europe. Dans le même temps, ils nous fournissent une analyse précise de ce texte à part qui a permis la survenue de la célèbre théorie quantitative de la monnaie, et a aidé à expliquer la montée des prix en Europe au XVIème siècle, par l'afflux d'or et d'argent venant d'Amérique.

  • Cet ouvrage est une version actualisée et légèrement remaniée d'une thèse d'État (Sciences économiques) rédigée sous la direction du Professeur Henri Bartoli, et soutenue en 1979. Il a pour objet un bilan, simultanément factuel et théorique, des efforts anti pauvreté americains depuis 1964 : sont ainsi discutées et replacées dans leur contexte la célèbre « guerre contre la pauvreté » du Président Johnson, les actions qui l'ont suivie, les expérimentations d'impôts négatifs, jusqu'à la récente « révolte des contribuables ». Cette politique sociale est questionnée d'abord dans son deroulement et ses resultats : depuis 1973, le nombre des pauvres officiellement recensés aux États-Unis est stabilisé aux alentours de 25 millions. Une seconde partie en étudie les fondements théoriques dans leur devenir, et identifie une conception de plus en plus unidimensionnelle de la pauvreté. Enfin, une dernière partie examine les alternatives effectivement proposées, et amorce l'élargissement inéluctable du concept même de pauvreté.

  • Ce manuel propose un panorama actualisé de l'économie du travail et de l'emploi. Il adopte une perspective systématique et pluraliste pour rendre au mieux compte des différents points de vue qui coexistent au sein de la discipline.
    Peut-on faire reculer le chômage ? Endiguer les emplois précaires ? Le Smic réduit-il le nombre d'emplois peu qualifiés ? À quoi servent les syndicats ? Comment lutter contre la discrimination ? Où en est-on de l'égalité entre les hommes et les femmes ? L'économie du travail et de l'emploi traite de ces multiples enjeux.
    Loin de tout jargon et avec le souci de réduire au maximum le formalisme mathématique, ce manuel propose un panorama actualisé de l'économie du travail et de l'emploi. Il adopte une perspective systématique et pluraliste car plusieurs points de vue coexistent au sein de la discipline.
    Cette cartographie montre une économie du travail en mutation, qui accorde beaucoup d'importance aux travaux empiriques et échange de plus en plus avec les disciplines connexes, telles que la psychologie, la sociologie et le droit du travail.
    Comme tout bon manuel, ce livre est un outil à destination des étudiants. Mais les thèmes abordés et l'effort de pédagogie en font aussi un ouvrage susceptible d'intéresser un public plus large, désireux de connaître l'état du savoir sur ces questions.

  • Délocalisations, précarité, chômage : les grandes peurs sont devant nous. Que restera-t-il de nos emplois demain ? Avec quels salaires, quelles conditions de travail ? Que faire pour fonder un nouvel espoir ? D'abord, considérer ce qui marche à l'étranger, des modèles nordiques aux «fondations de travail» autrichiennes. Ensuite, repenser la «flexicurité». Comment combiner flexibilité du travail et sécurité des personnes ? En admettant que les travailleurs ne s'accrochent à leur emploi que parce que le chômage est massif. Avec des garanties collectives et des parcours professionnels stabilisés, on peut reconstruire la confiance. Cela suppose une nouvelle organisation sociale : ce livre la met au jour. Nous avons les expériences, nous avons la boussole, il est temps d'avancer vers le modèle social européen du XXIe siècle.

  • "Le système français de protection sociale a permis de consolider la cohésion sociale, de lutter contre la pauvreté et d'amortir les effets dévastateurs de la crise actuelle. Mais, bâti sur le modèle d'un homme chef de famille ayant à charge femme et enfants, il entérine les inégalités entre les sexes et néglige, voire pénalise, les évolutions de carrière.Dessinant une nouvelle architecture pour la protection sociale, ce livre montre qu'il est urgent et possible de refonder ce système. Sa métamorphose doit s'appuyer sur l'exigence d'égalité des sexes, sur l'accompagnement de carrières diversifiées et sur l'investissement social en amont, en faveur des enfants et des jeunes, afin de garantir à chacun-e le droit à une vie personnelle et professionnelle de qualité.Cette seconde génération de droits sociaux combine protection et promotion sociale pour toutes et pour tous, afin de construire une société de semblables."

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