Camille Deslauriers

  • Elle n'a pas d'enfants.
    Dans sa vie, les hommes passent et les chats restent.
    Elle scelle ses étés dans des pots Mason, rédige ses listes d'épicerie par couleurs, collectionne les mots inventés, les régimes et les copies à corriger.
    Sa maison est une auberge espagnole.
    Et pourtant, la nuit, elle rêve de chambres vides et de bébés coincés dans la gorge.

    Les nouvelles de ce recueil dressent le portrait cubiste d'une femme qui pourrait bien être votre voisine.

    Camille Deslauriers est professeure au Dépar­tement des lettres et humanités de l'Université du Québec à Rimouski, où elle est notamment responsable de l'Université d'été en lettres et création littéraire. Elle a publié deux recueils de nouvelles à l'Instant même: Femme-Boa (2005) et Eaux troubles (2011; Prix des enseignants AQPF-ANEL, 2012).

  • Moema, Émilie, Nicolas, Marc-Aurèle et les autres sont en adolescence, comme on dit être en amour, en rébellion. Entre un cours de français et un examen de maths, ils jettent des ponts sur l'eau trouble de leur vie : dessiner pour survivre à la disparition de son père ; danser jusqu'au vertige sur le parapet d'un pont pour mieux se rapprocher de sa vraie mère ; plonger dans les mots pour neutraliser la brutalité raciste ; troquer la seringue contre le violoncelle ; surmonter les premières trahisons de l'amour ou choisir la dissolution totale. Les nouvelles du recueil abordent les troubles de l'adolescence, les relations familiales, l'identité, l'amitié, le corps, la sexualité, l'imagination...

  • Quatorze nouvelles qui réunissent de jeunes personnages qui fréquentent un collège privé, le cadre à l'intérieur duquel les textes se font écho. Ballottés comme des bulles d'air dans l'eau trouble de l'adolescence, Nicolas, Moéma, Marc-Aurèle, Alex et les autres font l'apprentissage de la vie.

  • Chacun des personnages des seize nouvelles de ce recueil croisent la route de la Femme-Boa, une femme un peu folle pour qui la séduction est le ressort vital. Les thèmes contemporains (relations entre les êtres, difficulté d'être, filiation, etc.) sont abordés avec finesse, sans grossièreté ou maniériste.

  • Que nous promettent les chambres d'hôte du numéro estival de XYZ. La revue de la nouvelle ? Qu'elles aient enseigne au Bic, à Percé, à Kamouraska, à Magog ou à Séville, en bord de mer ou à la montagne, qu'elles fassent espérer l'exotisme ou le charme suranné d'une autre époque, elles vous réservent plus d'une surprise. Projet de retraite (Gaëtan Brulotte), lieu inquiétant (Christiane Lahaie, Emmanuel Bouchard), évasion au bout d'un long confinement (Hélène Rioux, JeanPaul Beaumier), espace de rencontres (Noëlla Deschênes, Emmanuel Poinot), de déceptions (Geneviève Boudreau), véritable prison (Camille Deslauriers) : les fameux bed and breakfast sont innombrables, s'offrant en infinies narrations. En thème libre, Monique Danis raconte les émois d'une peintre ; Olivier Gamelin présente quant à lui une maladie mentale littéraire ; David Hoon Kim met en scène une errance (sous influence !) dans les rues d'Amsterdam et Florence Chadronnet donne la parole à une femme dépendante aux relations interdites.

  • Personne n'est étranger à l'univers de la dette. Tout de suite, chacun imagine des regards contrits, des profils de perdants, la malchance. C'est oublier ceux qui dominent, profitent, leurs sourires tout juste en retrait, leur ravissement à peine contenu. Dans ce monde, on dispose son miroir, on surveille, on menace, on fomente des procès muets, on peaufine sa vengeance, on se ménage des privilèges, on lèche les plaies. L'univers de la dette, c'est celui de l'autre, reconnu comme autre, pour une fois. Et il vous amorce une catharsis, aucun doute là-dessus! Avec les textes de Jean-François Chassay, Hugues Corriveau, Louise Cotnoir, Louise Dupré, David Dorais, Maude Déry, Gilles Pellerin, et plusieurs autres.

  • Pour la nouvelle contemporaine, les espaces intermédiaires sont des lieux de prédilection, provoquant une tension entre le départ et l'arrivée, entre le familier et l'étranger. Le thème « Jardin » de ce numéro actualise cette situation que préconise la prose narrative brève. Qu'il soit chaos ou désordre, fleuri ou jauni, concret ou symbolique, le jardin est ici l'espace multiple de toutes les projections où germinent les désirs, les émotions et les métaphores. Il représente l'entrée dans un paradis redécouvert ou la sortie dans un enfer et prépare ainsi une chute positive ou négative. Mais, au final, dans ce numéro à l'odeur de rose et de lavande, les douze nouvelliers sont tous jardiniers. Avec les contributions de Hugues Corriveau, Jean-Simon Desrochers, Fannie Langlois et Audrée Wilhelmy, entre autres.

  • Dans ce numéro de Moebius, si vous trouverez bien des textes qui se passent dans un futur plus ou moins postapocalyptique, vous trouverez surtout des textes dans lesquels il est question de cataclysmes intérieurs. De véritables débordements, mais de l'ordre du privé. Des crises personnelles, des catastrophes à petite échelle, qui pourtant transforment, redéfinissent ceux qui les vivent. Certains personnages ont peur du moindre bouleversement, petit ou grand ; pour eux, tout est une catastrophe monumentale. Pour d'autres, une perturbation vécue dans un passé plus ou moins lointain laisse des traces indélébiles avec lesquelles il faut apprendre à vivre. Quelques textes présentent des épisodes particulièrement troublants de vies humaines, et sont à eux seuls de petits cataclysmes. Des suites poétiques évocatrices proposent des visions sensibles de notre monde en déroute, de notre propre disparition annoncée, ou donnent à voir la frénésie destructrice de ce monde.

  • Historiquement, la ponctuation sépare tout d'abord les mots. Elle permet aux copistes d'être fidèles aux textes et aux lecteurs à voix haute de pouvoir respirer. Puis l'imprimerie lui confère une fonction de régulation du langage, régulation que les écrivains rebelles remettent parfois en question selon les modes du moment. Cet automne, XYZ, la revue de la nouvelle, fait de la ponctuation son thème central. « Si la nouvelle tend vers la brièveté, sans toujours l'atteindre, la ponctuation, elle, émane du point sans pouvoir s'y limiter » : écrit Jean-Sébastien Lemieux dans sa présentation du numéro. Les nouvelles qui le composent n'expérimentent pas forcément avec la ponctuation en tant que telle, mais elles en tirent toutefois un certain principe : celui de l'autoréflexion sur la littérature elle-même, la fiction venant remettre en question les pouvoirs du langage. La revue propose onze textes courts signés Sophie Prévost, Thomas Mainguy ou Julius Nicoladec, ainsi que le lauréat du concours de nouvelles XYZ, L'Épouvantail de David Bélanger, et trois comptes-rendus d'ouvrages théoriques ou de recueils divers.

  • Les personnages féminins sont rarement de mauvaise foi, et lorsqu'ils le sont, c'est toujours pour une bonne raison. Ce collectif de nouvelles, réunissant dix autrices et auteurs aux genres et aux voix variés, plonge dans la cruauté non négociée ou excusée des femmes.

    En explorant de manière audacieuse les différentes manifestations de la méchanceté (physique, psychologique, morale), les onze textes du recueil de nouvelles Cruelles mettent en scène d'odieuses amies, d'impitoyables mères et d'inquiétantes soeurs. Des femmes irrémédiablement cupides, perverses, et surtout, non-repentantes.

  • Le numéro printanier de XYZ. La revue de la nouvelle réitère une préférence marquée pour la brièveté en présentant, pour une cinquième fois depuis sa fondation, un numéro dédié aux nouvelles d'une seule page. Portée et nourrie comme par les éditions passées par la contrainte de la concision, cette nouvelle mouture ouvre un monde de possibles. Elle réunit nombre d'auteurs et d'autrices de plusieurs horizons et générations, proposant ainsi une pluralité de voix et de styles. Les autres rubriques, « Intertexte » et « Comptes rendus » sont à l'avenant puisque Camille Deslauriers se penche sur les microfictions d'Hugues Corriveau, un écrivain formaliste excellant dans l'art de raconter sous contraintes et que les recueils commentés : Microfictions de Régis Jauffret, Synapses et Les fins heureuses de Simon Brousseau et Cinéma de Petite-Rivière de Louis-Philippe Hébert mettent de l'avant la brièveté narrative.

  • On les adule, on les exècre : les chats règnent en maître dans le numéro d'automne d'XYZ. La revue de la nouvelle. Piloté par Camille Deslauriers, en collaboration avec Christiane Lahaie, ce numéro donne tantôt la parole au félin (Raphaël Bédard-Chartrand, Suzanne Myre), tantôt lui accorde le statut de subtil passeur (Emmanuelle Cornu, Valérie Provost, Joanie Lemieux, Odile Tremblay). Le chat est proie (Jean Pierre Girard), prédateur (Marie-Pier Poulin) ou encore l'objet de touchantes biographies (Claude La Charité, Lynda Dion). Cette édition est aussi l'occasion d'introduire une nouvelle rubrique, «Revenance» visant à réinvestir, par une nouvelle traduction ou une réécriture, une nouvelle canonique. Hélène Rioux propose ainsi une nouvelle traduction de «Black Cat» d'Edgar Allan Poe. Enfin, lisez la nouvelle de la lauréate du 29e concours de nouvelles : Marie-Pier Lafontaine. «Quarante-huit heures» vous plonge dans le trouble enchâssement de deux possibilités inconciliables et s'inspire, beau hasard, du «chat de Schrdinger», une expérience de pensée en physique quantique.

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