Presses de la Renaissance (réédition numérique FeniXX)

  • 1910 : une jeune fille de bonne famille, douée pour la musique et le dessin, monte à Paris s'inscrire aux Beaux-Arts. Trois ans plus tard, c'est la révélation des Ballets russes. Valentine Gross exécute des croquis de Nijinski, de la Pavlova, d'Isadora Duncan, qui la font connaître des milieux de l'art. Marcel Proust, Paul Morand, Gaston Gallimard, et surtout Jean Cocteau, deviennent ses amis. Musicienne, elle se lie à Igor Stravinski, vit une brève histoire d'amour avec Edgar Varèse, et rencontre Erik Satie, dont elle se considérera comme la fille spirituelle. Dès lors, débordant d'activité et d'enthousiasme, Valentine incarne cet « esprit nouveau » qui, après 1914, déferle sur le Paris d'après-guerre. En 1919, elle épouse Jean Hugo, arrière-petit-fils du poète. Courtisée, appréciée pour son talent et son intelligence, elle mène une vie mondaine et agitée au sein des avant-gardes de l'époque. Quelques années plus tard, elle succombe aux charmes du surréalisme et d'André Breton. Son mariage n'y résiste pas. Elle peint alors ses plus beaux tableaux mais, avec la mort des amis et des passions, s'annoncent des années plus sombres... Après le faste et la gloire, cette grande dame de l'art contemporain va connaître la « misère dorée ». Bientôt, ce sera la vieillesse digne et... un certain oubli. Ce destin de femme exceptionnel ressuscite une page flamboyante de l'histoire de l'art moderne.

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