Cathy Bernheim

  • Mary Shelley et Frankenstein... Quelle plus bizarre rencontre que ces deux noms unis par une postérité littéraire et cinématographique imprévisible ? À dix-huit ans, l'amie de Lord Byron, l'épouse du poète Percy B. Shelley, a écrit son chef-d'oeuvre en toute innocence, ou presque. Née dans une famille d'écrivains « engagés », audacieuse, voire révolutionnaire dans ses écrits, la jeune fille timide n'a pas seulement inventé une créature infernale. Frankenstein sera salué par Walter Scott pour ses qualités d'écriture et pour son message. Car le monstre, à l'image de son époque - et de la nôtre -, est aussi la créature d'un monde où le bien n'est trop souvent que le masque grimaçant du mal. Avec son ouvrage sur Mary Shelley, Cathy Bernheim ne peint pas seulement l'existence mouvementée d'une femme blessée et aimée par la vie. Elle donne aussi le portrait d'un écrivain fulgurant, témoin des mutations d'un siècle peu à peu transformé par l'évolution générale des sciences, les révolutions naissantes de la biologie, et les mutations technologiques et industrielles. Et son regard, pour cela, nous est encore proche et précieux. Romantique, femme de tête et de coeur, Mary Shelley demeure, deux siècles après sa naissance, l'un des auteurs les plus émouvants de la littérature universelle.

  • Charlotte, surnommée Lazo, raconte un moment important de sa vie : la découverte des émotions amoureuses. A 15 ans, entre rêve et réalité, elle joue le rôle de confidente, conseillère et complice des détresses et des désillusions d'Elyette. Côte d'Azur troublante des festivals mais aussi des adolescents en crise. Un livre qui a le courage d'aborder des thèmes dérangeants.

  • Dominique est doux, docile, secret, avec un côté éléphant dans un jeu de quilles. Il fait partie de ces êtres discrets que les gens commencent par rabrouer, avant de vouloir devenir leur ami. Pour jeunes et adultes.

  • 1910 : une jeune fille de bonne famille, douée pour la musique et le dessin, monte à Paris s'inscrire aux Beaux-Arts. Trois ans plus tard, c'est la révélation des Ballets russes. Valentine Gross exécute des croquis de Nijinski, de la Pavlova, d'Isadora Duncan, qui la font connaître des milieux de l'art. Marcel Proust, Paul Morand, Gaston Gallimard, et surtout Jean Cocteau, deviennent ses amis. Musicienne, elle se lie à Igor Stravinski, vit une brève histoire d'amour avec Edgar Varèse, et rencontre Erik Satie, dont elle se considérera comme la fille spirituelle. Dès lors, débordant d'activité et d'enthousiasme, Valentine incarne cet « esprit nouveau » qui, après 1914, déferle sur le Paris d'après-guerre. En 1919, elle épouse Jean Hugo, arrière-petit-fils du poète. Courtisée, appréciée pour son talent et son intelligence, elle mène une vie mondaine et agitée au sein des avant-gardes de l'époque. Quelques années plus tard, elle succombe aux charmes du surréalisme et d'André Breton. Son mariage n'y résiste pas. Elle peint alors ses plus beaux tableaux mais, avec la mort des amis et des passions, s'annoncent des années plus sombres... Après le faste et la gloire, cette grande dame de l'art contemporain va connaître la « misère dorée ». Bientôt, ce sera la vieillesse digne et... un certain oubli. Ce destin de femme exceptionnel ressuscite une page flamboyante de l'histoire de l'art moderne.

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