Christian Benz

  • Début XXe, Amélia, jeune et riche héritière de vignerons français doit fuir le Brésil, sa terre natale, pour rejoindre le berceau familial au sein duquel elle compte bien s'accomplir. Rio, Cayenne, Issoudun, Paris, Londres, Phnom-Penh...
    De péripétie en péripétie, elle s'embarque dans le tourbillon libéré et tragique de la Belle Époque, frappée de modernisme galopant. Son destin extraordinaire l'entraîne au pinacle d'un monde pailleté puis dans les caniveaux d'une société cynique où les codes s'appellent argent, corruption, cupidité, luxure...
    Artiste ou femme d'affaires, pourra-t-elle dompter la fatalité ? Troisième volet de la saga familiale Les Vignes de l'exil, Amélia se lit aussi comme un roman indépendant. L'histoire, à la fois pétillante et grave, dépayse, interpelle.
    Ce roman s'aventure au passé lointain d'une très vieille intrigue, mais transporte aussi aux confins de l'amour, un amour longtemps refoulé qui n'en soufflera pas moins son dernier mot.

  • 1860. Un demi-siècle s'est écoulé depuis que Moïse Lefort a planté son premier rang de vigne en terres berrichonnes. À l'heure où le chemin de fer permet une commercialisation industrielle du vin, ses héritiers sont devenus prospères et l'argent coule à flots. Au Domaine du Tertre, les têtes tournent, tandis que l'esprit vigneron s'évanouit. Déçus par une relève inexistante, les aïeux Lefort ont recours à un maître de chai consciencieux, Mazurel, afin de perpétuer le métier. L'ingéniosité, le pragmatisme, de ce nouveau venu évoluent très vite en ciment salvateur pour une dynastie crevassée par les mondanités et les déchirements. C'est alors qu'un petit puceron nommé phylloxéra arrive pour réclamer ses droits sur le vignoble. Seul un très vieux secret pourra, peut-être, éviter le pire...

  • Noël 1794. Près d'Issoudun, un macabé courageux découvre sept séminaristes vendéens passés au fil de l'épée. Crispé sur son médaillon, le jeune homme survivant est ramené amnésique au presbytère des Bordes où le curé Dutilleul lui prodigue des soins et lui fournit une identité : Moïse Lefort. Chez la veuve Boucié, Lefort s'adonne aux travaux d'une petite locature. Reprenant confiance en lui, il s'éprend de la jolie blanchisseuse Marie et l'épouse. Dans la foulée Angèle, sa patronne, décède en léguant au couple le Bois du Tertre, objet de convoitise des vignerons locaux. Coaché par Dutilleul, fils de viticulteur bourguignon, Moïse fait pousser là-bas ses premiers pieds de Genouillet lorsque sa bien-aimée perd la vie accidentellement. Résistant à la douleur et aux malveillances du gros entrepreneur Torcheboeuf, il se réfugie dans son labeur et fait remarquablement prospérer sa vigne. Vulnérable, il est victime d'une machination et se voit contraint de se marier avec la fille de ce dernier, Léontine, future mère de ses deux fils. L'exécution capitale d'Abel l'égorgeur, brigand coupable de l'attentat de Noël 1794, déclenche un choc qui ramène peu à peu la mémoire au héros. Un passé étrange vient alors l'envahir et le perturber. Abandonné par sa femme vénale et ses fils ingrats ainsi que par son mentor Dutilleul, chassé de la paroisse, Lefort mettra fin à une longue période de solitude en recueillant une fillette tzigane. Insupportée, Léontine décide de supprimer l'enfant avant qu'elle ne représente un intrus dans l'héritage futur des Torcheboeuf. Un incendie mal géré et un plan mal calculé rendront celle-ci prisonnière de ses propres flammes. Épargnée, la petite Clothilde verra son père adoptif se lancer dans le feu pour en sauver Léontine au prix de brûlures mortelles. Avant de mourir, Moïse confie à Clothilde son médaillon porteur d'une formule énigmatique.

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