Claude Arnaud

  • Le mal des ruines

    Claude Arnaud

    • Grasset
    • 13 Janvier 2021

    «  Il m'arrive encore de me demander qui je suis, après tant d'années, mais je sais bien d'où je viens. Il me suffit d'attraper un avion à Orly et de retrouver une heure et demie plus tard la Corse pour avoir la certitude de toucher à mes origines. Comme si cette île m'avait défini avant même que je ne me soucie de le faire.  »
    Pour beaucoup, «  le pays de l'enfance  » est un monde fait de souvenirs idéalisés. Pour Claude Arnaud, descendant des Zuccarelli, une famille qui tint longtemps la mairie de Bastia et celle de Santa-Lucia-di-Mercurio, petit village niché entre deux lignes crêtes, c'est une terre bien réelle où il passa ses premiers étés et revient dès qu'il peut. Un Eden où la nature déploie encore ses merveilles, hautes montagnes à pic, maquis aux parfums envoûtants, vallées de solitude et villages intouchés. Mais une origine suffit-elle à définir une identité  ? Que faire quand son paradis se change en enfer où les maisons des siens cèdent sous les bombes, où l'un de ses frères va se noyer, et où un corps sans tête est retrouvé dans son village même  ? Qu'est-ce qu'une terre dit de soi  ? Et que faire d'une île aussi belle que mortelle  ?
    Dans cet époustouflant road trip à travers les routes sinueuses de la Corse, Claude Arnaud retrace l'histoire de sa famille, revisite les morts et les vivants, revient sur   l'énigme de ce meurtre survenu en 2005 (une partie de poker qui tourne mal, un corps jeté aux cochons, une tête enfouie sous 700 kilos de gravats et les secrets de l'île qui ressurgissent). A jamais marqué par cet ailleurs qui est en lui, il fait le portrait de cette île souvent fantasmée, toujours mystérieuse. Une éblouissante traversée.

  • Proust contre Cocteau

    Claude Arnaud

    • Grasset
    • 4 Septembre 2013

    Peu d'écrivains se sont autant aimés, enviés et jalousés que Proust et Cocteau. Très peu établirent une relation affective et sensible aussi riche, on l'ignore parfois. Tel un frère élevé une génération plus tôt, Proust montrait une admiration sans borne pour ce cadet qui le faisait rire aux larmes et manifestait à 20 ans le brio et la faculté qui lui manquaient encore, à près de 40 ans. Il l'aima d'un amour impossible et frustrant, comme tant d'autres avant lui...Comment la situation s'est-elle retournée ? Pourquoi Proust pèse-t-il tant sur un paysage littéraire que Cocteau semble toujours traverser en lièvre, un siècle plus tard ? Aurait-il contribué à lui nuire ? Le premier des autofictionneurs aurait-il eu besoin d'éliminer ses modèles ?Vénérons le saint littéraire, apprenons à connaître l'assassin.

  • Au milieu des années soixante, entre Boulogne et Paris, un enfant s´ennuie. Il est curieux, versatile, vibrant, timide. Il passe ses journées à lire et ses nuits à scruter les étoiles, sous le regard ironique de Pierre et Philippe, ses brillants aînés.
    Mai 68 : Paris se soulève, le garçon de douze ans rejoint la Sorbonne et l´Odéon. Il abandonne son prénom pour devenir Arnulf l´insaisissable, découvre les paradis artificiels et l´amour avec les deux sexes, se change en agent révolutionnaire puis en oiseau de nuit...
    Dans l´effervescence ambiante, la famille se désagrège : Philippe part faire le tour du monde, la mère meurt d´une leucémie, Pierre sombre dans la folie. L´euphorie collective se mue en tragédie intime, la décennie de poudre tourne aux années de plomb. « Notre seul devoir est de faire tout ce qu´on nous a interdit de faire » : le cadet se demande pourquoi il a réchappé à ce programme, que ses aînés ont suivi jusqu´au drame.
    Ample, ambitieux, ce roman ressuscite la vitalité presque suicidaire d´une génération nourrie de pop-rock et de drogues, d´amour libre, d´excès revendiqués et d´utopies. Qu´as-tu fait de tes frères ? est la confession d´un enfant d´une époque qui continue de hanter notre imaginaire.

  • Paris, début des années 80. Claude a vingt-cinq ans et il est amoureux. Dans l'appartement qu'il partage avgec Jacques et Bernard, la vie est dense, joyeuse, électrique. On se lève à l'heure où les autres déjeunent, accueille jusqu'au bout de la nuit les amis les plus étranges, parle jusqu'au tournis de littérature et de cinéma. L'été, ce sont de longues vacances à Tanger, port déliquescent aux garçons peu farouches.
    Jacques cesse soudain d'aimer Claude, le trio se scinde alors qu'apparaît un mal mystérieux, et Claude commence une autre vie avec Anne...
    Une nouvelle saison au paradis, au tournant de cet ample roman de formation inauguré par Qu'as-tu fait de tes frères ? Et un vibrant hommage à la vitalité exubérante d'une génération, née sous le soleil des années 70.

  • Qui dit je en nous ?

    Claude Arnaud

    • Grasset
    • 30 Août 2006

    Si chaque époque se signale par la question qu'elle se pose, nos contemporains sont tout occupés à se demander : Qui suis-je ? L'identité est devenue, au fil d'une étrange histoire, le problème essentiel de notre temps. Les grandes « fabriques » qui nous ont produits et sculptés depuis l'Antiquité - la religion, la patrie, le milieu, le genre sexuel... - ont largement perdu de leur savoir-faire ; l'identité ne s'hérite plus, elle s'acquiert en bricolant. Au « moi » impérial du XIX° siècle a succédé un ego morcelé et volatil : l'individualisme démocratique s'est imposé. ? Soulignant les pouvoirs de transformation du moi, ce livre ressuscite d'étonnantes affaires d'imposture, d'espionnage ou de démultiplication : Martin Guerre ou le « mari » idéal ; Binjamin Wilkomirski, le déporté fictif ; Erich von Stroheim, l'aristocrate de celluloïd ; Kurt Gerstein, l'oeil de Dieu dans la SS ; Jean-Claude Romand, le médecin imaginaire ; Michael Jackson, le mutant universel. Claude Arnaud explore nos identités floues en brassant mille notions et en racontant mille histoires qui empruntent autant à la littérature qu'à la psychanalyse ou à la philosophie. Ne devrait-on pas dire « nous » autant que « je » ? C'est la question que pose cette épopée subtile et passionnante. Elle suscite le vertige, à force d'ouvrir en nous des portes dérobées.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le caméléon

    Claude Arnaud

    • Grasset
    • 7 Septembre 1994

    Genève, années soixante-dix. Un jeune homme, Paul Niemans, va consulter une autorité en gastro-entérologie, le professeur Zahner. Le diagnostic : manque du sens de la réalité, immaturité, flottement de l'être. Le médecin propose à son patient une cure à Tirana, Albanie, où il se rend régulièrement au chevet d'Enver Hodja, le dictateur du dernier des pays communistes. Nous voici dans la fable. Nous voici en Albanie en 1976, lors du Congrès international des partis communistes. L'Albanie : un concentré de névroses, un minuscule bout de terre qui se fâchera avec l'URSS et la Chine, où l'on n'a le droit ni de prier, ni de parler, ni de croire. L'Albanie sera pour Paul Niemans une Suisse à l'envers. Chacun des personnages sortira changé de cette valse en costume kaki, à la fois comique et effrayante, comme si au pays de toutes les interdictions ils avaient entrevu la liberté ; et l'auteur de ce premier roman tente de nous faire rire avec l'histoire de nos erreurs.

  • Le jeu des quatre coins

    Claude Arnaud

    • Grasset
    • 9 Septembre 1998

    Trois hommes, une femme, quatre amours. Entre l'arc-en-ciel de la Gay Pride et les larmes d'un romantisme fin de siècle, un journaliste, un créateur de mode, un chorégraphe, une experte en art contemporain s'aiment, se trahissent et se déchirent. Ce jeu commencé sous les néons d'une boîte de nuit parisienne finira tragiquement sous les cyprès d'un cimetière corse.
    Roman à plusieurs voix, portrait du Paris d'aujourd'hui, cosmopolite et provincial, confrontation des sexes et des minorités : en rupture avec le cliché d'une littérature gay où des samouraïs vont se perdre dans les labyrinthes du seul plaisir, Claude Arnaud restitue toute leur complexité humaine à ces garçons et à cette femme - des sentimentaux en cuir.
    C'est un ballet des corps perdus et des passions brûlées.

    Claude Arnaud est l'auteur d'une biographie de Chamfort (1988) et d'un roman chez Grasset, le Caméléon (Prix Femina du premier roman, 1994).

  • Il avait passé sa vie à vouloir être d'autres, à emprunter l'identité de ses frères puis de ceux qu'il aimait. Ayant surmonté la mort de sa mère et le suicide de son aîné, vécu avec un homme puis un autre, il  pensait s'être trouvé. Mais son monde vole en éclats lorsqu'un deuxième frère disparaît en mer et que son père meurt. À tout juste quarante ans, Claude Arnaud devient le patriarche d'une famille de fantômes. La découverte d'Haïti et l'amour retrouvé, auprès d'une femme, lui permettront de reprendre goût à la vie et d'ordonner enfin, par l'écriture, les morceaux de son existence. L'histoire de cette renaissance est universelle : elle interroge ce qui, en chacun de nous, subsiste quand tout s'effondre.

  • Vous constatez que malgré une apparente motivation à perdre du poids cela reste très difficile à mettre en oeuvre ? Vous faites le yo-yo sur la balance, parfois même après une opération de chirurgie bariatrique ?
    Ces résistances qui freinent la perte de poids, ou qui favorisent la reprise de poids, reposent sur différentes peurs, qui témoignent de l'existence de problèmes plus essentiels, masqués par les kilos. Ce petit cahier d'exercices vous propose des outils concrets pour repérer les blocages qui vous empêchent de maigrir, et vous invitent à travailler selon les thérapies comportementales et cognitives (TCC).
    « Il n'y a rien à réussir, il n'y a qu'à agir de notre mieux. Puis lâcher tout cela, pour respirer, sourire et vivre. » - Christophe André
    Le Dr Claude Arnaud est médecin psychiatre, chargé d'enseignement à la faculté de Médecine de Montpellier. Thérapeute du Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids (G.R.O.S), il exerce également en libéral, prenant exclusivement en charge les troubles du comportement alimentaire (TCA).
    Sandrine Gabet Pujol est diététicienne nutritionniste, spécialisée dans la prise en charge des TCA, selon les TCC. Membre du G.R.O.S., elle utilise également les thérapies de Mindfullness dans ses prises en charge.
    Ils ont coécrit ensemble aux Éditions Jouvence Mon cahier poche : Tout le monde dit que je maigris... je décide d'y réfléchir !

  • J'ai perdu un peu de poids mais je ne comprends pas pourquoi mon entourage s'inquiète autant.
    Je m'interroge : suis-je mieux ainsi ? Cette perte de poids est-elle un problème ? Est-ce que je voudrais que cela change ?
    Je réfléchis à une solution pour rester en paix avec moi-même.

    Votre cahier de poche vous suivra partout pour vous coacher et vous encourager ! Glissez-le dans votre sac et offrez-vous la vie dont vous rêvez : vous le méritez.

  • Retraçant l'histoire de cette salle de quartier totalement atypique et devenue un lieu de visite touristique, analysant sa programmation et le comportement de son public très loin des clichés convenus, l'ouvrage est largement illustré par des images d'archives du Beverley. Une série de photos originales redonne vie au lieu, dévoile ses coulisses, et de nombreuses affiches de l'époque l'enrichissent en rappelant l'ambiance de celle qui fut la plus ancienne salle porno de France.

  • L'histoire des salles de cinéma dans la ville de Conflans-Sainte-Honorine depuis leur apparition est retracée ici pour la première fois. Leur programmation et activités sont rappelées dans ce beau-livre mettant en valeur - à côté d'images d'archives et d'affiches - des photographies originales des parties publiques mais aussi cachées de ces deux dernières salles, sous des angles et aspects inattendus, afin d'en saisir quelques-unes de leurs spécificités et originalités.

  • Par la publication de ce premier volume d'articles critiques, l'Association Internationale Walras cherche à rendre compte du regain d'intérêt dont Léon Walras est l'objet. Outre l'édition de ses oeuvres complètes, c'est la variété des points de vue et la richesse des approches qui caractérisent actuellement les études walrassiennes. Aux côtés d'historiens de la pensée économique expérimentés, figurent parmi les contributeurs de jeunes chercheurs. Nous disposons ainsi d'un ensemble composite de textes qui ont été sortis de la circulation plutôt confidentielle à laquelle ils étaient relégués.

  • Dans son numéro de la rentrée, Relations se penche sur la question de l'idéologie transhumaniste. Confiné il y a peu à des cercles d'initiés, le transhumanisme, qui prône notamment l'augmentation de nos capacités physiques et mentales et l'amélioration de l'espèce humaine par le biais des technosciences, voit son influence croître dans la société. De grandes multinationales, mais aussi des fonds publics, subventionnent grassement de nombreuses recherches qui s'y apparentent. Les neuf auteurs de ce dossier fouillé répondent à l'urgence de réfléchir sur ce mouvement et sur cette idéologie ainsi que sur ses conséquences inquiétantes pour la vie et la société. Aussi au sommaire, un débat sur le mouvement étudiant cinq ans après le «Printemps érable» et deux nouveaux chroniqueurs : la poète Denise Desautels qui signe la chronique poétique et l'écrivain Robert Lalonde, qui signe le Carnet. Ce numéro est illustré par l'artiste multidisciplinaire Lino.

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