Claude Duneton

  • Quelle est l´origine de la curieuse expression : prendre son pied ?
    Pourquoi dit-on, lorsqu´on ne se sent pas bien, qu´on n´est pas dans son assiette, ou au contraire qu´on reprend du poil de la bête, si l´on va mieux ? Pourquoi passer l´arme à gauche veut-il dire « mourir » et mettre à gauche « faire des économies » ?
    Ce livre a pour objet de répondre à toutes ces questions.
    Ce n´est pas un dictionnaire mais un récit écrit à la première personne par un écrivain fouineur, sensible à l´originalité du langage.
    Un récit alerte, souvent drôle, qui mêle l´érudition au calembour, mené à la manière d´une enquête policière et qui aiguillonne à vif la curiosité du lecteur.
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  • La Chapelle-aux-Saints (Corrèze). En 1908, trois abbés férus de préhistoire mettent à jour, parmi un gisement d'outillage moustérien, les restes d'un homme de type Néandertal. La position du squelette, couché dans une fosse, tête tournée vers l'ouest, résultait à l'évidence d'une inhumation. Trois mille générations plus tard, Claude Duneton retrace ici, à sa manière, les derniers moments de son ancêtre corrézien.


  • Pétain. La France rurale. Le peuple vaincu. Le jeune Claude Duneton, enfant unique, est tiraillé entre son père - que la guerre de 14 a détruit - et sa mère - femme autoritaire et violente. La seule amie ? Rita, la chienne qui, comme Claude, se protège des coups. Rita, la frangine que Claude n'a pas eue et à qui, dans ce roman poétique, l'auteur rend un sensible hommage.
    Claude Duneton se souvient et évoque avec émotion le pays de son dernier roman - Le Monument. Fidèle à sa Corrèze natale, l'auteur n'a pas oublié cette époque, aujourd'hui révolue, où les familles restaient toujours au village, où les gens ne se mélangeaient pas.
    La Chienne de ma vie est le récit poétique et nostalgique d'une enfance paysanne pendant l'Occupation.

  • « Ceci est un hommage à Louis-Ferdinand Céline. Avant que la page soit tournée, et le siècle. Céline était revenu en France en 1951, après l'exil au Danemark. Quand il a posé le pied sur le sol de Nice, le 1er juillet, venant de Korsör, il lui restait dix années à vivre. J'ai voulu envoyer un salut à l'artiste, pour ses cent ans. Disons que j'ai composé une « ode à Céline », à l'occasion de ses cent bougies !... Mais quoi qu'on écrive sur son dos, il se retournera dans sa tombe ! Il nous l'a promis : « Je veux passer fantôme ici, dans mon trou... Dans ma tanière...je leur ferai à tous... Hou !...rouh !... Hou !... Roug !... Ils crèveront de peur... Ils m'ont assez emmerdé du temps que j'étais vivant... Ce sera bien mon tour...» (Bagatelles pour un massacre).» C.D.

  • Lagleygeolle en Corrèze, le 11 novembre 1964 : en pleine commémoration de l'armistice, le père de Claude Duneton, qui a fait 14-18, hurle ces mots devant le monument aux morts : "Oh vous pouvez en faire des grimaces ! Si vous saviez la saloperie que c'était la guerre !" Quelque quarante ans plus tard, Claude Duneton a choisi de faire revivre un à un, les vingt-sept garçons dont le nom est inscrit sur la stèle et qui l'accompagnent depuis son enfance. L'auteur les suit pas à pas : paysans, certains ne parlaient que le patois de la paroisse. Ils étaient partis sans finir les moissons, dans l'espoir de revenir assez tôt pour les vendanges. Il en fut autrement. Claude Duneton raconte dans cet étonnant " roman vrai " le carnage de cette guerre dont le quotidien fut la peur, les rats dans les tranchées, les maladies, la faim, mais aussi une vraie fraternité.

  • Ceci est un roman classique, définitivement moderne, cocasse, énorme et tendre ; c'est « la vie de bohème » dans les années 1970. Un retour dans le même neuvième arrondissement de Paris revisité. Le narrateur s'appelle Robert - mais comme la vie, parfois, nous change le nom de baptême, à la fin il est devenu Jean. L'amoureuse se nomme Carolina, par goût du romanesque. L'ami, c'est Clément, dit Le Tiaf, dit Moineau... Il s'envolera. Elle s'en courra, loin, sous le bonnet du monde. Mais Paris s'appellera Paris, tout du long. L'amour se dira « tendresse ». La folie s'en prendra aux murs, la mort aux vivants. La pluie viendra, entre deux rires finalement... A la fin de ce roman, le narrateur est devenu lui-même, un « homme fait », comme on dit. Il s'est endurci. Selon les mots du poète : « On est partis dans la vie avec les conseils des parents, ils n'ont pas tenu devant l'existence. »

  • Marguerite aurait bien pu rester une petite délinquante, une petite paumée. Mais un jour, la chance lui a souri. Ou du moins, Marguerite a su saisir ces deux ou trois perches que la vie tend à tout un chacun, mais que beaucoup laissent filer. Ainsi, Marguerite, du haut de ses dix-huit ans et d'un passé qu'on imagine déjà lourd, va-t-elle vivre dans le cadre du festival du théâtre de San Geminiano, en Toscane, une véritable rédemption. La découverte de la vie. Il y a un homme à la clé, bien sûr, mais il y a aussi beaucoup de copains, de paysages enchanteurs...

  • Amoureux de la langue et fin connaisseur de l'histoire des mots, Claude Duneton leur consacre, depuis quelque trente ans, une recherche aussi attentive qu'ininterrompue. Tour à tour piquant, grinçant, savant, drôle, mais toujours bien vu et parfaitement documenté, cet ouvrage est un heureux florilège de son travail.
    Pour connaître l'origine de tel ou tel mot, l'évolution de telle ou telle expression, savoir le pourquoi et le comment de la dérive langagière, de l'irruption ? et parfois de la disparition ? d'un anglicisme, il faut lire cette formidable « histoire » des mots par l'un des vrais amoureux de la langue française.

  • Le fabuleux destin d'une obscure brodeuse devenue la première femme océanologue au monde...
    1812. C'est au milieu d'un troupeau de boeufs et avec comme chaperon un maquignon cousin de son père que l'adolescente Lili Villepreux quitte sa Corrèze natale pour tenter sa chance à Paris... Adoptée par une ouvrière farouchement antinapoléonienne qui lui apprend le métier de brodeuse, la petite provinciale découvre l'univers du théâtre grâce à de menus travaux réalisés gratuitement pour des comédiennes en vogue... Autodidacte tenace et surdouée, ouvrière inclassable et élégante, elle s'émancipe au fil des années jusqu'à son mariage en Sicile avec un riche négociant anglais : James Power. Bientôt passionnée par la vie sous-marine, la jeune femme plonge d'étranges cases dans la mer et s'impose comme la fameuse 'Dame de l'Argonaute', inventeur de l'aquarium...

    Mettant en scène avec une rigueur ethnologique langage, culture populaire et façons de vivre des Français au déclin de l'Empire et au début de la Restauration, Claude Duneton dévoile à travers ce roman historique la vie fascinante et méconnue d'une pionnière scientifique de génie, traversant les soubresauts d'un XIXe siècle en pleine ébullition.

  • Le Bouquet est un florilège, aussi étendu, aussi complet qu'il se pouvait, des façons de dire des bonnes gens de toutes les époques. Des bonnes gens, mais aussi des coquins, des filous, des artistes, des mères de famille - des bandits et des banquiers !... Nous avons tenté de retracer le parcours de l'imagerie collective en français, idée par idée, autant que l'on puisse isoler des concepts aux contours souvent imprécis. Nous l'avons fait principalement sur les quatre siècles au long desquels nous pouvons raisonnablement recevoir la langue comme nôtre. En étalant de telles suites de locutions colorées, de proverbes à usage concret, qui sont l'expression intime d'une population actuelle et passée, l'ouvrage constitue une sorte d'" histoire du langage privé ". Le Bouquet nous sert à plonger dans l'Histoire que nous aimons, pour nous présenter à nous-mêmes le miroir de ce que fut notre imaginaire ; car une langue pétrie d'images porte mieux que de longs discours l'inconscient d'un peuple. Elle masque notre vision intime, mais à la manière de toute expression poétique, elle la trahit soudain par l'éclat de ses évocations... Claude Duneton. L'originalité de cet ouvrage, devenu un classique, est de traiter les expressions imagées en suivant un classement à la fois thématique et chronologique, qui permet de suivre l'évolution des perceptions, idées et sentiments qu'elles traduisent. Cette édition, revue, corrigée et augmentée par Sylvie Claval, qui oeuvra aux côtés de Claude Duneton à la première, parue en 1990, comporte environ 3 000 nouvelles expressions, anciennes ou actuelles. La meilleure illustration qui soit des richesses inépuisables et de la vitalité permanente d'une langue qui ne cesse d'être inventive.

  • Au pays des animains, les habitants ont des oreilles vertes. C'est chez eux un signe de santé, d'honnêteté et de bonne humeur. Aussi, lorsque Jojo vient au monde avec de longues oreilles noires sa maman est déçue. Les infirmières prédisent qu'avec ces oreilles noires le petit brigand n'écoutera jamais rien. Sa maman le prend tout de même dans ses bras, puisqu'il est son petit, et qu'il vaut mieux avoir des oreilles noires que pas d'oreilles du tout

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