Colette

  • Chéri

    Colette

    • Fayard
    • 6 Juin 1984

    Du même auteur chez Fayard:Julie de Carneilhan, romanMitsou, romanChambre d'hôtel, nouvellesLe képi, nouvellesLa paix chez les bêtesLes heures longues, 1914-1917Journal à rebours

  • La maison de Claudine

    Colette

    • Fayard
    • 21 Janvier 2004

    Point de Claudine dans ce recueil de souvenirs. Et la maison est bien celle de Sido, la mère que Colette évoque dans ces pages pour la première fois et qu'elle désigne sous le vocable « ma mère », n'osant pas encore la nommer.
    La maison où règne la mère, le village où elle exerce son emprise, l'univers de la petite Colette tient en ces lieux : « la maison sonore, sèche, craquante comme un pain chaud ; le village... Au-delà, tout est danger, tout est solitude ».
    « Les souvenirs d'enfance sont toujours difficiles à définir et à décrire. [...] Qu'y a-t-il au fond des plus beaux de tous, qui sont ceux de Mme Colette ? Vraiment rien. [...] nulle part d'événements, seulement un mot, une attitude, une situation, qui sont demeurés dans l'esprit de l'adulte comme symboles de son enfance.
    Ils devraient ne rien signifier pour nous, ne nous intéresser aucunement. Par la magie d'un art incomparable, ces sou­venirs deviennent les nôtres ». (Robert Brasillach)

  • TOBY-CHIEN : Elle me saisit par la peau du dos, comme une petite valise carrée, et de froides injures tombèrent sur ma tête innocente : "Mal élevé. Chien hystérique. Saucisson larmoyeur. Crapaud à coeur de veau. Phoque obtus..." Tu sais le reste. Tu as entendu la porte, le tisonnier qu'elle a jeté dans la corbeille à papier, et le seau à charbon qui a roulé béant, et tout...

    KIKI-LA-DOUCETTE : J'ai entendu. J'ai même entendu, ô Chien, ce qui n'est pas parvenu à ton entendement de bull simplet. Elle et moi, nous dédaignons le plus souvent de nous expliquer.

    "Une dame qui chante avec la voix d'un pur ruisseau français la triste tendresse qui fait battre si vite le coeur des bêtes." Francis Jammes Dialogues présents dans ce recueil :
    Sentimentalités.
    Le voyage.
    Le dîner est en retard.
    Elle est malade.
    Le premier feu.
    L'orage.
    Une visite.
    Celle qui en revient.
    Les bêtes et la tortue.

    Préface de Francis Jammes

    1 autre édition :

  • La vagabonde

    Colette

    Renée Néré, double transparent de Colette, confie ses souffrances et son courage, sa passion pour son jeu de mime, de danseuse et de comédienne, qu elle exécute avec un sens aigu de sa beauté, de son extraordinaire pouvoir de fascination et de sa supériorité de femme.Colette, libérée de la contrainte de Willy, réapprend à vivre et retrouve les fils qui tissent son identité : ceux qui la ramènent à l enfant de Saint-Sauveur avec ses « royales tresses et sa silencieuse humeur de nymphe des bois », ceux qui la rendent aux « merveilles de la terre » et à la féerie du printemps, ceux qui la conduisent jusqu aux rives de la solitude et de la liberté.Les pages de La Vagabonde, qui voient se fermer les chemins de la soumission et s ouvrir ceux de la liberté, portent le signe de la première métamorphose de Colette et chantent sa « première victoire ».uvre de la maturité, paraissant lorsque Colette a trente-sept ans et qu elle est essentiellement connue comme l'écrivain des Claudine, La Vagabonde rompt avec ce que ses premiers livres avaient pu contenir de frivolité, d immoralité ou d amoralité.

  • - 50%

    « C'est folie de croire que les périodes vides d'amour sont les "blancs" d'une existence de femme », écrivait Colette, en 1937. Car c'est le temps où peut fleurir sa vie propre, saison de poèmes comme l'atteste La Naissance du jour, composée l'été de ses cinquante-quatre ans. « L'âge où s'offre, en coupe d'oubli, le dernier amour n'est-il pas plutôt celui d'inventer, hors des dépendances, sa maturité au pays du soleil ? »

    Après la perte de Sido, sa mère adorée, Colette s'inspire de ses lettres et de sa maison provençale de la Treille Muscate pour composer un roman vivant, lumineux, où la réalité et l'imaginaire s'entrelacent et s'épousent indissociablement. Autofiction avant l'heure, parue en 1928 dans « La Revue de Paris », « La Naissance du jour » explore les milieux artistiques tropéziens, fait rivaliser la littérature avec la peinture et interroge le rapport de l'art à son modèle.

  • Le pur et l'impur

    Colette

    • Fayard
    • 26 Mai 2004

    Dans sa première version, le volume était intitulé Ces plaisirs Une citation précisait le sens des points de suspension : « ces plaisirs qu'on nomme, à la légère, physiques » où les virgules mettaient en valeur l'expression « à la légère ».
    Loin de toute théorie, ce dont elle s'est toujours bien gardée, Colette évoque les différentes formes du plaisir, qu'elle a parfois expérimentées, le plus souvent observées.
    Ce récit, comme elle qualifie le volume, touche aux sujets les plus périlleux : la tentation des paradis artificiels, la simulation du plaisir par la femme pour rassurer son amant, les « travaux forcés » auxquels ses amantes soumettent un don Juan, l'homosexualité vue de Sodome puis de Gomorrhe On ne trouvera pas la moindre trivialité, aucune complaisance, ni, à l'opposé, le plus petit soupçon de condescendance, pas même un jugement de valeur dans ces pages, seulement une chaleur, une attention, une sensibilité, une délicatesse, comme seule Colette, qui sut toujours se tenir hors des préjugés dans ces domaines, pouvait en manifester.

    1 autre édition :

  • Gigi

    Colette

    • Fayard
    • 26 Mai 2004

    Dans son dernier roman, Colette revenait aux portraits de jeunes filles innocentes autant que rouées, malignes autant que pures. Et Gigi, son ultime personnage, en se retournant, pouvait saluer Claudine qui l'avait précédée quarante ans plus tôt dans cette voie. Le théâtre puis le cinéma s'emparèrent du sujet et firent connaître la jeune héroïne dans le monde entier. L'ampleur du succès surprit Colette elle-même : « Force m'est de reconnaître qu'avec Gigi j'ai dû, comme disent les dentistes, «toucher un nerf». » La nouvelle, qui donne son titre au recueil, ne doit pas occulter les textes qui la suivent et qui touchent à des domaines très différents - « L'enfant malade » décrit le délire d'un jeune garçon en proie à une fièvre qui le mène jusqu'aux portes de la mort, « La dame du photographe » raconte, avec un art de la narration achevé, une tentative de suicide manqué, « Flore et Pomone » est un poème en prose sur les jardins, et « Noces », une évocation autobiographique du premier mariage de l'écrivain : ils ne lui sont en rien inférieurs.

  • Cadeaux de Noël

    Colette

    À l'occasion des fêtes de fin d'année, Archipoche réédite une anthologie de textes de l'inimitable Colette, dans laquelle celle-ci évoque ses souvenirs d'enfance et la magie propre à cette période de l'année.Noël et le jour de l'An sont l'occasion pour Colette de retrouver ses réveillons d'autrefois. De ressusciter par l'écriture l'attente de la dernière heure de l'année ou l'avènement de sa première aube, son enfance villageoise, sa maison heureuse et, bien sûr, celle qui en est l'âme : Sido, sa mère. De 1909 à l'automne 1948, toute l'oeuvre littéraire de Colette évoque ces moments privilégiés. En femme qui a compris la vie, elle se livre à une méditation sur le monde de l'enfance et invite ses lecteurs à retrouver les " vraies fleurs de décembre que sont Noël et le 1er janvier ". Temps arrêté, rythme immuable, cycle des saisons. Dans ses textes sur les fêtes, Colette exprime sinon une philosophie de la vie, du moins une conduite de vie : recommencer et non répéter. Renaître à soi-même. Se transformer.
    " Ô tous les hivers de mon enfance, une journée d'hiver vient de vous rendre à moi ! C'est mon visage d'autrefois que je cherche, dans ce miroir ovale saisi d'une main distraite, et non mon visage de femme, de femme jeune que sa jeunesse va bientôt quitter... "

  • Mitsou

    Colette

    • Fayard
    • 6 Juin 1984

    Du même auteur chez Fayard: Chéri, roman Julie de Carneilhan, roman Chambre d'hôtel, nouvelles Le képi, nouvelles La paix chez les bêtes Les heures longues, 1914-1917 Journal à rebours

  • L'ingénue libertine

    Colette

    En jupon de nanzouk blanc, en corset brassière de coutil blanc, Minne se regarde dans la glace : « Casque-de-Cuivre ! Des cheveux rouges, c'est beau ! Les miens sont trop pâles... Je sais comment elles se coiffent... »À deux mains, elle relève ses cheveux de soie, les roule et les épingle en coque hardie, très haut, presque sur le front. Dans un placard elle prend son tablier rose du matin, celui qui a des poches en forme de c ur. Puis elle interroge la glace, le menton levé... Non, l ensemble reste fade.Qu est-ce qui manque donc ? Un ruban rouge dans les cheveux. Là ! Un autre au cou, noué de côté. Et, les mains dans les poches du talier,ses coudes maigriots en dehors, Minne, charmante et gauche, se sourit et constate : « Je suis sinistre. »

  • Bella vista

    Colette

    • Fayard
    • 4 Juin 1986

    " C'est folie de croire que les périodes vides d'amour sont les " blancs " d'une existence de femme. Bien au contraire. Que demeure-t-il, à le raconter, d'un attachement passionné? L'amour parfait se raconte en trois lignes: Il m'aima, je L'aima, Sa présence supprima toutes les autres présences; nous fûmes heureux, puis Il cessa de m'aimer et je souffris... " Honnêtement, le reste est éloquence, ou verbiage. L'amour parti, vient une bonace qui ressuscite des amis, des passants, autant d'épisodes qu'en comporte un songe bien peuplé, des sentiments normaux comme la peur, la gaieté, l'ennui, la conscience du temps et de sa fuite. Ces " blancs " qui se chargèrent de me fournir l'anecdote, les personnages émus, égarés, illisibles ou simples qui me saisissaient par la manche, me prenaient à témoin puis me laissaient aller, je ne savais pas, autrefois, que j'aurais dû justement les compter pour intermèdes plus romanesques que le drame intime. Je ne finirai pas ma tâche d'écrivain sans essayer, comme je veux le faire ici, de les tirer d'une ombre où les relégua l'impudique devoir de parler de l'amour en mon nom personnel. "

  • "Il y a un mois environ que je suis à Casamène, - un mois que Renaud gèle, là-haut, tout en haut de l'Engadine. Ce n'est pas du chagrin que j'endure, c'est une espèce de manque, d'amputation, un malaise physique si peu définissable que je le confonds avec la faim, la soif, la migraine ou la fatigue. Cela se traduit par des crises courtes, des bâillements d'inanition, un écoeurement malveillant.
    Mon pauvre beau ! Il ne voulait rien me dire, d'abord : il cachait sa neurasthénie de Parisien surmené. Il s'était mis à croire aux vins de coca, aux pepto-fers, à toutes les pepsines, et un jour il s'est évanoui sur mon coeur... Il était trop tard pour parler de campagne, de régime doux, de petit voyage : tout de suite, j'ai deviné, sur des lèvres réticentes du médecin, le mot de sanatorium..."

  • Chambre d'hôtel

    Colette

    • Fayard
    • 6 Juin 1984

    Du même auteur chez Fayard: Chéri, roman Julie de Carneilhan, roman Mitsou, roman Le képi, nouvelles La paix chez les bêtes Les heures longues, 1914-1917 Journal à rebours

  • Les vrilles de la vigne

    Colette

    • Fayard
    • 21 Janvier 2004

    Colette entreprend dans Les Vrilles de la vigne de réunir en volume quelques-uns des textes qu'elle vient de publier dans les journaux.
    Un conte merveilleux ouvre le recueil, l'histoire du rossignol qui résolut de chanter toutes les nuits pour se tenir éveillé et ne pas se laisser ligoter par les vrilles de la vigne. Suivent trois poèmes en prose. Puis une série de textes où Colette voile à peine l'autobiographie : c'est en effet entre 1905 et 1908 que le couple qu'elle forme avec Willy se défait, qu'elle monte sur scène, qu'elle vit en partie avec Mathilde de Morny, dite Missy. De fait, Colette revendique sa liberté reconquise : « Je veux faire ce que je veux. Je veux jouer la pantomime, même la comédie. Je veux danser nue, si le maillot me gêne et humilie ma plastique. [ ] Je veux chérir qui m'aime et lui donner tout ce qui est à moi dans le monde : mon corps rebelle au partage, mon coeur si doux et ma liberté ! » Ces lignes datent de 1907.

  • Sélection parmi le recueil de nouvelles « La Maison de Claudine » paru en 1922, le CD ouvre sur « Ma mère et les bêtes » lu par Colette elle-même en 1947. Sa voix aux couleurs de sa terre et ses voluptueux r roulés ensoleillent les oreilles. Puis la chaleureuse Anny Duperey prend sa suite avec panache pour nous lire comme autant de contes « La Petite », « La Noce », « Où sont les enfants ? », « Maternité », « Le Rire » et « La Noisette creuse ».

    «Que tout était féerique et simple, parmi cette faune de la maison natale... Vous ne pensiez pas qu'un chat mangeât des fraises? Mais je sais bien, pour l'avoir vu tant de fois, que ce Satan noir, Babou, interminable et sinueux comme une anguille, choisissait en gourmet, dans le potager de Mme Pomié, les plus mûres des "caprons blancs" et des "belles-de-juin". C'est le même qui respirait, poétique, absorbé, des violettes épanouies.» C.

  • La paix chez les bêtes

    Colette

    • Fayard
    • 21 Janvier 2004

    Publié en 1916, ce recueil doit son titre à la période où il parut - la très grande majorité des textes qu'il réunit datent cependant d'avant la Grande Guerre. II n'est pas impossible cependant que l'intitulé traduise aussi une conviction plus profonde, plus intime de Colette : le monde des «deux-pattes » (les humains) est un monde cruel, oserait-on dire inhumain, tandis que les animaux n'aspirent qu'à vivre en harmonie avec ceux qui les comprennent, telles les deux couleuvres, « pauvres sauvagesses, arrachées [...] à leur rive d'étang» par le mercantilisme ; et Colette de plaindre « en elles, encore une fois, la sagesse misérable des bêtes sauvages, qui se résignent à la captivité, mais sans jamais perdre l'espoir de redevenir libres ».

  • Paris je t'aime

    Colette

    • L'herne
    • 5 Novembre 2014

    Cesse-t-on jamais d'être de son village ? En « vingt arrondissements et deux rives de fleuve », Colette a cherché à retrouver à Paris sa province perdue. Jusqu'à découvrir le Palais-Royal. D'abord entre 1926 et 1930, dans son « tunnel », un sombre entresol aux fenêtres en demi-lune ; puis, de 1938 à sa mort en 1954, dans la « seigneurie retrouvée », un premier étage dont les hautes baies donnent directement sur le jardin. « Ma Province de Paris » écrit Colette à propos de cette enclave de verdure en plein coeur de la capitale.
    Un village en somme avec ses autochtones, ses habitants anonymes ou illustres (Cocteau, Bérard, Bove etc.), ses lieux de rencontres, ses boutiques et ses restaurants (le Grand Véfour).

  • Claudine à l'école

    Colette

    « Ces quatre-là et moi, nous formons cette année la pléiade enviée, désormais au-dessus des grandes , qui aspirons au brevet élémentaire. »Avec Claudine, quinze ans, intelligente, séduisante, très avertie, ses camarades, la flamboyante directrice de l'école et sa jolie adjointe, les deux instituteurs des garçons et quelques autres, nous allons vivre une année scolaire peu banale...Rempli de vie et de sensualité, Claudine à l'école, premier roman de Colette, réunit déjà toutes les qualités qui assureront l immense succès du grand écrivain.

  • La chambre éclairée

    Colette

    • Fayard
    • 21 Janvier 2004

    Recueil de textes variés écrits pour la plupart dans les années 1917-1918, La Chambre éclairée offre un échantillon des multiples talents de Colette. Des scènes de moeurs traitées avec humour voisinent avec des textes intimistes, des chroniques d'une ironie vengeresse avec des témoi­gnages sur la vie quotidienne pendant la Grande Guerre, des parodies avec des poèmes en prose.
    Ces textes libres sont à déguster un à un.

  • Ces lettres, introuvables par ailleurs, constituent une série de portraits et de souvenirs de l'auteur, ainsi qu'une correspondance fournie entre elle et Musidora. En 2011, l'Herne avait consacré à la femme écrivain un copieux Cahier qui creusait la singularité et la modernité de l'oeuvre de Colette, bâtie à l'écart des grands mouvements littéraires et idéologiques de la première moitié du XXe siècle. La même année était paru J'aime être gourmande (coll. Carnets), quelques pages écrites par l'auteur lorsqu'elle était journaliste au magazine Marie-Claire et dans lesquelles elle donne sa définition d'un « vrai gourmet ». Avec cette série de textes à paraître, les Éditions de l'Herne continuent de révéler d'autres facettes de l'écrivaine éprise de liberté, tout en véhiculant une image moderne de sa pensée et son oeuvre.

  • En publiant en 1972 Histoire et Absolu, Jacques Colette offrait une compréhension rigoureuse de la pensée de l'existence à travers l'analyse minutieuse de quatre ouvrages fondamentaux de Kierkegaard: les Miettes philosophiques, le Post-scriptum, le Concept d'angoisse ainsi que La maladie à la mort. Le temps est venu de rendre cet essai magistral à nouveau accessible. Il a marqué la réception de Kierkegaard et il reste un ouvrage majeur pour s'introduire dans son oeuvre philosophique. Cette édition revue et corrigée, menée par Joaquim Hernandez-Dispaux, est augmentée d'un essai inédit de Jacques Colette.

  • J'aime être gourmande

    Colette

    • L'herne
    • 26 Octobre 2011

    Colette est sans doute l'un des écrivains du XXe siècle qui a le plus souvent collaboré avec la presse : publication de ses ouvrages en pré-originale dans diverses revues, critiques dramatiques, reportages, chroniques, compte-rendu... C'est ainsi qu'à la fin des années trente, elle a collaboré à cinq reprises avec le magazine Marie-Claire. Notamment à l'occasion de la parution de son 100e numéro, en grande partie conçu et rédigé par ses soins. Ses articles, dont on pourra lire ici une large sélection, constituent l'essence même de ce qu'était pour Colette le journalisme : une sorte de lyrisme du quotidien.

  • Julie de Carneilhan

    Colette

    • Fayard
    • 6 Juin 1984

    Du même auteur chez Fayard: Chéri, roman Mitsou, roman Chambre d'hôtel, nouvelles Le képi, nouvelles La paix chez les bêtes Les heures longues, 1914-1917 Journal à rebours

  • La jumelle noire

    Colette

    • Fayard
    • 7 Novembre 1991

    " J'ai rédigé la critique dramatique à L'Eclair, à La Revue de Paris, au Matin, au Journal, au Petit Parisien. Pour y avoir mis de la conscience personnelle, de l'amusement et même de l'intérêt, j'ai souvent cru que j'avais un tempérament de critique _ de critique indulgent s'entend. " Le devoir d'affirmer une opinion gâte nombre de nos joies. Chaque fois qu'il quitte une première représentation, le critique théâtral emporte avec lui de quoi assombrir le plaisir d'avoir été un auditeur sensible, épanoui et irresponsable. Du moins Paris lui conserve le respect du bon comédien, l'admiration que méritent ensemble quelques auteurs dramatiques et les élans de génie d'un metteur en scène. " Une petite jumelle de théâtre, lucide au point d'être un peu cruelle, m'éclairait la physionomie des acteurs, la beauté des actrices, suppléait à mes mauvais yeux. J'en tirais bien de l'agrément, de la commodité et même de la malice. Un jour que je l'avais posée, un court instant, sur la tablette d'un vestiaire, une main coupable _ qu'elle fut donc adroite! _ se saisit de ma lorgnette et l'emporta. " L'un des contes d'Hoffmann _ Coppélia _ met, aux mains d'un jeune homme épris, un lorgnon magique qui rapproche, anime les traits de l'objet aimé. Sans ma jumelle noire, ai-je craint, depuis, de manquer de clairvoyance? Plutôt de malice... " COLETTE

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