Filtrer
Accessibilité
Prix
Fayard
-
Le petit magasin du monde : la mondialisation par les objets du XVIIIe siècle à nos jours
- Fayard/Mille et une nuits
- La Petite Collection
- 16 Juin 2021
- 9782755508178
Saviez-vous que le surf fut d'abord une pratique politique et religieuse ? Que le préservatif masculin, autrefois en tissu ou en boyaux d'animaux, n'a connu son essor qu'avec le caoutchouc ? Que le chewing-gum doit son succès à un général mexicain chassé par la révolution dans son pays ?
À l'invitation de Pierre Singaravélou et Sylvain Venayre, des historiennes et historiens nous entraînent dans un voyage insolite et passionnant à travers le petit magasin du monde. -
« Devant la patrie en ruine, je retrouve les montagnes et les fleuves toujours aussi tranquilles. » Ce vers du poète Du Fu que tous les Japonais connaissent par coeur symbolise l'étonnante capacité d'un peuple à réinventer sa patrie depuis des siècles.
Les spécialistes ici rassemblés expliquent la nature des cycles - entre repli et ouverture -, qui scandent la voie japonaise. Ils montrent la singularité d'une société hiérarchisée, divisée et en même temps étonnamment solidaire. Ils rappellent enfin comment quinze années de guerre au milieu du XXe siècle, suivies par un rétablissement économique exceptionnel, ont fait du Japon une puissance mondiale singulière. -
Trois jours et trois nuits : le grand voyage des écrivains à l'abbaye de Lagrasse
Collectif
- Julliard/Fayard
- 25 Novembre 2021
- 9782260055242
" Les écrivains ont aimé Lagrasse. Là-bas, ils ont trouvé des amis, des conseillers, des guides, des hommes simples surtout. Personne n'était là pour convaincre l'autre. Mais le pari n'était pas gagné d'avance ", écrit Nicolas Diat dans sa préface.
Que s'est-il passé dans cette abbaye des Corbières, entre Carcassonne et Narbonne ? À l'ombre de bâtiments immenses dont la fondation remonte au VIIIe siècle, quarante-deux jeunes chanoines mènent une vie de prière placée sous l'égide de la Règle de saint Augustin. Pendant trois jours et trois nuits, quinze écrivains les ont rejoints pour partager leur quotidien. Office, étude, travail manuel, promenade, repas, ils ont eu le privilège d'être sans cesse avec eux.
Voici les beaux récits de ces expériences inoubliables, pleines de péripéties et de surprises...
" Les frères étaient bons avec moi. Ils venaient me parler. On s'asseyait dans les fauteuils et ils m'apprenaient des choses sur la pensée augustinienne que j'avais attendu quarante-neuf ans pour découvrir car - faisons des confessions - j'avais peu lu Augustin. En outre, longtemps je m'étais promené du côté de la Mongolie extérieure où l'on disait autrement ces choses-là (et par surcroît, dans une langue impossible). "
Sylvain Tesson
" Après avoir passé trois jours et trois nuits à Notre-Dame de Lagrasse où j'ai vécu, prié, mangé ou lavé la vaisselle avec les chanoines, je ne pouvais m'empêcher, au moment de partir, de faire le parallèle, aussi scabreux fût-il, entre eux et leur saint dont les écrits sont d'actualité comme jamais. Depuis son évêché d'Hippone, actuelle Annaba, au nord-est de l'Algérie, Augustin a vécu avec sérénité la chute de l'Empire romain en proie aux invasions barbares, symbolisée par le premier sac de Rome, oeuvre des Wisigoths en 410, avant ceux des Ostrogoths et des Vandales. "
Franz-Olivier Giesbert
" Je descends aux vêpres en pantalon et polo Lacoste blanc, par solidarité avec le look virginal des
brothers. À ma connaissance, le
dress code blanc est le seul et unique point commun entre Sainte-Marie de Lagrasse et le Nikki Beach de Saint-Tropez. Le chantre qui joue de l'orgue ressemble au Christ voilé de San Martino à Naples. Il a les yeux verts et interprète Bach comme Jimi Hendrix brûlait sa guitare électrique. "
Frédéric Beigbeder
Les auteurs de ce livre reversent leurs droits aux chanoines de Lagrasse pour la restauration de leur abbaye. -
Nos lieux communs : Une géographie du monde contemporain
Michel Bussi, Martine Drozdz, Fabrice Argounès, Collectif
- Fayard
- Divers Histoire
- 11 Septembre 2024
- 9782213724515
Saviez-vous que les 10 000 data centers qui stockent nos données consomment à eux seuls autant d'énergie que le Royaume-Uni ? Que nous sommes 600 millions à avoir visité un zoo en 2023 ? Qu'un siège de parti politique pouvait être un écrin pour un défilé de mode ? Que dans certains pays asiatiques les gallo dromes et leurs combats de coqs sont aussi populaires que nos stades ? Pourriez-vous passer dix-huit ans dans un aéroport si vous deveniez apatride ? Ou préparer votre prochaine destination touristique sans consulter Instagram ? Avez-vous déjà regardé votre pavillon en imaginant qu'il pourrait être un refuge contre la crise climatique ?
Autour de Michel Bussi, qui troque ici sa casquette de romancier pour redevenir géographe, Martine Drozdz et Fabrice Argounès ont convié une centaine d'auteurs à se lancer dans un Grand Tour surprenant et ludique, une géographie inventive, au coeur de ce qui fait notre rapport au monde. De l'appart Airbnb à la place du village, de la cour d'école à la boîte de nuit, du sous-marin à l'exposition universelle, ils nous invitent à explorer ces lieux communs, intimes ou exceptionnels, banals ou inaccessibles.
Une aventure qui nous raconte, du coin de la rue au bout du monde. -
Les mots de la musique : 200 auteurs parlent de 200 musiciens
Franck Médioni, Collectif
- Fayard
- Littérature Française
- 30 Octobre 2024
- 9782213729909
Ils sont 222 auteurs, romanciers, poètes, journalistes ou musiciens. Chacun d'entre eux a choisi un musicien ou une musicienne du XXe siècle et écrit un texte libre de quatre pages.Musique classique, chanson, musiques du monde, pop, rock, reggae, jazz, rap, musiques électroniques, toutes les musiques sont présentes dans ce livre qui forme un vaste un panorama littéraire de la musique du siècle passé.
-
Histoire du monde au XIXe siècle
Sylvain Venayre, Pierre Singaravélou
- Fayard
- Divers Histoire
- 6 Septembre 2017
- 9782213676692
En Europe et dans les Amériques, le XIXe siècle a longtemps été défini comme l'époque de la « modernité », quand le rêve du progrès se mêlait à l'idée de révolution, et le désir de nouveauté à l'angoisse de l'accélération. Mais qu'en est-il lorsque, abandonnant l'étalon de l'Occident et optant pour l'échelle du monde, on change de point de vue ?
Ce livre, « monstrueux et discordant », pour reprendre les mots par lesquels Michelet désignait sa propre Histoire du XIXe siècle, veut faire entendre les voix d'un passé pluriel. Car le monde est avant tout l'objet d'expériences contrastées pour ceux qui y vivent, et auxquelles cette somme convie le lecteur.
Elle le guide à travers les circulations de cette ère nouvelle, des migrations à l'expansion coloniale, conséquences des mutations rapides des transports, de l'industrie ou des sciences. Et à y regarder de près, on s'aperçoit que la mondialisation ne fut pas un processus univoque d'occidentalisation.
Elle le conduit au fil des « temps du monde » scandés par des événements qui résonnèrent à l'échelle globale, de l'indépendance d'Haïti (1804) à la révolution chinoise (1911), de l'épidémie de choléra (1817) à la révolte des cipayes (1857).
Elle l'entraîne au coeur d'un « magasin du monde » qu'approvisionnent bibelots, cartes, tatouages, fez, ivoire, opium, dévoilant des processus historiques qui affectent le monde entier, tout en installant le lointain dans l'intime et le quotidien.
Elle le transporte dans les « provinces du monde » indienne, sud-américaine, ottomane, européenne, etc. , ces laboratoires qui permettent de décentrer notre regard, et révèlent tout autant la grande diversité de la planète que l'existence de « modernités » alternatives.
Attestant à la fois les dynamiques d'intégration mondiale et une exacerbation des identités, cette Histoire du monde au XIXe siècle, qui réunit les contributions de près de cent historiennes et historiens, nous laisse une certitude : celle d'être alors devenus, ensemble, et pour la première fois, contemporains. -
Religions et fin de vie : les témoignages de grandes voix religieuses
Collectif, Laetitia Atlani-duault
- Fayard
- Documents
- 25 Octobre 2023
- 9782213728599
La question de la fin de vie ne laisse personne indifférent. Depuis plusieurs décennies, le suicide assisté et l'euthanasie, comme solutions à la désespérance, la maladie et la souffrance, font débat au sein de nos sociétés. Dans ces discussions, les religions et les spiritualités ne parviennent pas toujours à se faire entendre.
L'anthropologue Laëtitia Atlani-Duault offre pour la première fois à de grandes voix religieuses et intellectuelles de France un espace de dialogue autour de la fin de vie. Chacune dans leur tradition
théologique, elles abordent sans détour l'importance du lien et du consentement à la mort, mais aussi à la vie.
Contributeurs : Olivier Abel (philosophe protestant), Dan Arbib (philosophe et spécialiste d'études juives), Sadek Beloucif (professeur de médecine et président de l'association « L'Islam au XXIe siècle »), Antony Boussemart (coprésident de l'Union bouddhiste de France), François Clavairoly (pasteur et théologien protestant), Chems-eddine Hafiz (recteur de la Grande Mosquée de Paris), Haïm Korsia (grand rabbin de France et membre de l'Institut), Christian Krieger (pasteur et président de la Fédération protestante de France), Denis Malvy (professeur de médecine, théologien et
prêtre orthodoxe), Véronique Margron (théologienne et soeur dominicaine, présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France), Éric de Moulins-Beaufort (archevêque de Reims et président de la Conférence des évêques de France), Dimitrios Ploumis (métropolite de France et président de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France), Jigmé Thrinlé Gyatso (lama et coprésident de l'Union bouddhiste de France).
Laëtitia Atlani-Duault est anthropologue et a créé un groupe de réflexion sur les grands sujets de société au prisme des religions et spiritualités. Elle est directrice de recherche à l'Université Paris Cité - IRD, vice-présidente Europe de l'Université Paris Cité, présidente de l'Institut Covid19 Ad Memoriam et professeur affiliée à l'Université Columbia. Elle a été membre du Conseil scientifique
Covid-19 et de la Commission indépendante d'enquête sur les abus sexuels dans l'Église de France. Elle a récemment dirigé Les Spiritualités en temps de pandémie (Albin Michel, 2022). -
L'Iran actuel éclipse une civilisation millénaire, l'une des plus anciennes et des plus brillantes du Proche-Orient, l'Empire perse, dont le Shah Reza Pahlavi faisait encore un modèle dans les années 1970 : les Empires perses. Ce livre est l'occasion d'interroger les continuités et les ruptures d'un Orient qui ne vit pas uniquement au rythme de la religion chiite. Jadis, en effet, les Perses étaient considérés comme les Barbares par excellence et les Grecs, comme les Romains, les ont combattus en les regardant tels des sauvages gouvernés par des despotes. Pourtant, la culture perse s'est montrée d'une rare richesse et d'une grande tolérance. N'est-ce pas là que le monde juif puisa une partie de ses traditions et de ses coutumes ? N'est-ce pas aussi dans l'Empire perse que trouvaient refuge les bannis des cités grecques ? Quand le pays de Zarathoustra se convertit à l'islam, cet Orient change en profondeur. Il prend les allures d'un concurrent d'un genre nouveau pour le monde occidental, qui le regarde aujourd'hui avec une terrible angoisse, celle de voir une théocratie se doter de l'arme nucléaire.
-
- 50%
L'épicerie du monde : la mondialisation par les produits alimentaires du XVIIIe siècle à nos jours
Pierre Singaravélou, Sylvain Venayre, Collectif
- Fayard
- Divers Histoire
- 31 Août 2022
- 9782213723082
Saviez-vous que le Christmas pudding est une recette impériale, composée de rhum jamaïcain, de raisins secs d'Australie, de sucre des Antilles, de cannelle de Ceylan, de clous de girofle de Zanzibar, d'épices d'Inde et de brandy de Chypre ? Que le n c m m fut introduit
en Europe à la faveur de la Première Guerre mondiale, lorsque
le Gouvernement général de Saïgon en fit venir pour approvisionner
les nombreux travailleurs indochinois employés sur le Vieux Continent ?
Que le café a d'abord été éthiopien avant d'être un produit mondialisé ?
Qu'un des symboles de l'américanisation, le ketchup, est aujourd'hui confectionné en grande partie à partir de concentré de tomates chinois ? Que le raki,
ce « lait de lion » dont raffolait Mustafa Kemal Atatürk, a attendu l'année 2009 pour devenir la boisson nationale de la Turquie ?
Deux ans après le Magasin du Monde, Pierre Singaravélou et Sylvain Venayre ont convié historiennes et historiens à l'écriture d'une histoire du monde par les produits alimentaires. Des frites au parmesan, de la chorba au ceviche en passant par la margarine, ces aliments, tantôt simples, tantôt savamment préparés, nous permettent de comprendre, au plus près de nos pratiques intimes, la mondialisation et ses limites.
Un savoureux voyage dans la grande épicerie du monde. -
Discours politique par architecture interposée, Versailles s'identifie au long règne de Louis XIV (1643-1715). Trois grands thèmes - le château, le Roi absolu, la vie de cour - rythment ce volume. Le château : comment comprendre l'obstination et l'implication personnelle d'un monarque à vouloir transformer un espace « sans vue, sans bois, sans eau, sans terre » comme l'explique Saint-Simon, en un palais d'une ampleur et d'une richesse inédites ? Par ses dimensions, par son opulence, par sa richesse iconographique, ce palais du « plus grand roi du monde » a en effet fasciné tous les souverains de l'Europe des Lumières et fascine encore chaque année des millions de visiteurs venus du monde entier. C'est que la forme même ici symbolise le pouvoir, un pouvoir absolu, qui se montre à travers la magnificence des décors, mais aussi l'ordonnancement des bâtiments. Jusqu'à la nature qui se plie à la volonté royale en une variété de jardins et de plans d'eau qui témoignent de leur soumission à l'ordre voulu. Quand viendra le temps de la contestation de ce pouvoir absolu, les révolutionnaires de 1789 contraindront le roi et sa famille à regagner Paris. Mais la grande histoire ne doit pas masquer les manifestations moins connues de la vie quotidienne à Versailles, les problèmes d'intendance, le rituel contraignant de la cour, les intrigues, cabales et scandales qui émaillent la vie des courtisans... Sans doute la France républicaine s'inscrit elle aussi dans la continuité de cet héritage, elle qui ne déteste pas les fastes des palis nationaux et dont la président s'attachent à laisser une empreinte de bâtisseurs.
-
L'Espagne ; des origines à nos jours
Collectif
- Fayard/Pluriel
- Pluriel
- 4 Septembre 2013
- 9782818504529
Celte, romaine, puis wisigothique, musulmane et chrétienne, théâtre de l'Inquisition, première puissance coloniale du monde à la Renaissance, patrie du Cid, de Cervantès, de la corrida et de la movida, l'Espagne est le berceau d'une histoire d'une extraordinaire richesse. Ce pays si voisin du nôtre et apparemment si familier a connu un destin singulier en Europe. La présence prolongée de l'islam en son coeur, la force séculaire des identités régionales, la forme sombre et exclusive que le catholicisme y a prise à la fin du Moyen Âge, l'incapacité de la monarchie à se réformer, la guerre civile qui s'étend du début du XIXe siècle jusqu'à ce que nous appelons la guerre d'Espagne, la transition démocratique imposée de manière quasi autoritaire par le roi Juan Carlos à partir de 1975 : autant de traits qui ont modelé l'Espagne et que ce livre explore en compagnie des meilleurs spécialistes, français et espagnols.
-
Se souvenir d'Hélène Berr ; une célébration collective
Mariette Job, Karine Baranès-Bénichou
- Fayard
- Divers Histoire
- 3 Mars 2021
- 9782213720104
Il est assez curieux ce mot « centenaire » apposé tout près du nom d'Hélène Berr et avec lequel il ose même faire la rime. Presque inapproprié ou anachronique tant Hélène Berr est restée cette jeune femme à la grâce altière et d'éternelle jeunesse. 24 ans. 24 ans au moment où la vie lui est arrachée, en 1945, à Bergen-Belsen, laissant derrière elle son Journal, mais emportant dans le néant toutes les autres promesses d'amour et de créativité qu'elle sentait prêtes à éclore en elle. Pas une année de plus ne viendra égrener le décompte de ce temps qui passe inexorablement, vieillit les visages, mais pas le sien, dessine des projets ou conforte des vocations, mais pas la sienne.
C'est en réponse à cette injustice qu'est née la volonté d'une publication à l'occasion de cette date symbolique. Un hommage certes, mais un hommage pleinement chargé de dire la vie et la mémoire, l'une et l'autre toujours aussi vives. Une célébration de son Journal donc, telle qu'elle l'aurait peut-être souhaitée, par des femmes et des hommes de la sphère publique ou non, sans distinction d'âge, d'appartenance sociale ou religieuse et dont le ressenti serait aussi un témoignage pour tous les autres partis avec elle, mais sans laisser le moindre mot ni la moindre trace.
Préface de Mariette Job
Regards littéraires de Karine Baranès-Bénichou
Contributions de
Haïm Korsia - Karen Taieb - Ivan Levaï - Antoine Spire - Marcel Cohen -- Isabelle Carré -- Guila Clara Kessous - Jean-Luc Marchand - le Quatuor Girard - Boris Cyrulnik - Vincent Duclerc - Robert Frank - Jérôme Pujol - Julien Coutant et ses élèves Cassandra Lobo et Ornella Neri - Benny Boret. -
Nés d'une lointaine tradition orale, les textes de l'Edda poétique, traduits ici dans leur intégralité, constituent, avec les autres textes scandinaves réunis dans cet ouvrage, un pan capital de notre patrimoine indo-européen. A plus d'un millénaire de distance, ils nous permettent de découvrir la richesse de l'âme germanique ancienne.Loin d'être des Barbares, ceux qui passèrent à la postérité sous le nom de Vikings formaient une communauté d'hommes qui idéalisèrent leur condition sous forme de mythes et de légendes poétiques. Les dieux et les grands héros du Nord ont ainsi inspiré des " dits ", des lais et des élégies, dont la qualité littéraire rappelle celle des grandes sagas. En des images inoubliables, ces textes nous dévoilent une vision fondamentale de l'homme, de la vie et du monde, un monde imprégné par la toute-puissance du Destin auquel nul n'échappe, qu'il soit dieu, alfe ou homme.Régis Boyer est professeur de langues, littératures et civilisation scandinaves à l'université de Paris-Sorbonne.
-
Après l'assassinat de Samuel Paty, en octobre 2020,le ministre de l'Éducation nationale a demandé à Robert Badinter d'enregistrer une brève vidéo rendant hommage à ce professeur pour qu'elle soit diffusée à tous les élèves. L'ancien garde des Sceaux y a donné sa définition de la laïcité et de la République.
Ces paroles ont inspiré une enseignante, Peggy Kilhoffer. En demandant à ses élèves de CM1-CM2 à Schiltigheim, en Alsace, de réfléchir à ces questions, en est sortie l'idée de cet Abécédaire républicain.
Avec leurs dessins et leurs mots d'enfants, de « Accepter » à « Zèle », en passant par « Solidarité » ou « Garantir », ses élèves livrent une vision juste, vibrante, de la République et de ses valeurs. Un document émouvant et nécessaire alors que les sondages et les
médias évoquent souvent une jeunesse déconnectée de ce qui forge notre identité commune. Le fac-similé de cet abécédaire est précédé du texte d'hommage
de Robert Badinter, d'un avant-propos de sa main ainsi que d'une préface de Peggy Kilhoffer qui nous livre le récit de cette aventure.
Peggy Kilhoffer est professeure à l'école Jean-Mermoz de Schiltigheim et formatrice dans l'académie de Strasbourg.
Robert Badinter, avocat, fut ministre de la Justice (1981-1986) président du Conseil constitutionnel (1986-1995) et sénateur (1996-2001). -
Les prisonniers de guerre français en 40
Fabien Théofilakis, Collectif
- Fayard
- Divers Histoire
- 28 Septembre 2022
- 9782213724270
À l'été 1940, des millions de Français se mettent à écrire, à leurs maires, sous-préfets et préfets, mais aussi à des organismes internationaux et jusqu'au pape, pour savoir ce que sont devenus leur père, leur époux, leurs enfants. En six semaines à peine, entre le 13 mai et le 22 juin 1940, la défaite militaire se transforme en débâcle et la captivité concerne désormais presque deux millions de soldats détenus par les Allemands en territoire français. Captivité transitoire, première étape d'un emprisonnement long, parfois douloureux, dans le Reich, captivité fondatrice aussi et mémoire oubliée de la Seconde Guerre mondiale.
Au nord de la Loire comme le long de l'Atlantique, la France se couvre de camps de prisonniers, les Frontstalags. Véritable défi logistique, social et politique, la captivité devient un enjeu central, pour les familles qui attendent, pour le régime de Vichy qui cherche à affirmer sa souveraineté comme pour les autorités allemandes qui imposent leur ordre de vainqueur, mais aussi pour les instances internationales, du Comité international de la Croix-Rouge à l'ambassade des États-Unis, en passant par le Vatican.
Donner à voir, faire ressentir, amener à comprendre ce qu'a été une captivité française en France, celle de 1940 : tel est l'objectif de cet ouvrage collectif qui varie les échelles et les points de vue pour proposer une histoire au carrefour de la défaite, de l'Occupation et de la Collaboration - un essai qui, à partir d'archives françaises et étrangères ainsi que de nombreux documents iconographiques, mêle relations internationales et quotidien à hauteur d'homme. -
Faire réussir la France : 30 réformes majeures et 250 actions urgentes
Jacques Attali
- Fayard
- Documents
- 3 Novembre 2021
- 9782213723006
Quelle France dans 10, 20, 50 ans ? Qu'est-ce que chacun de nous peut faire pour qu'elle soit, bien plus encore qu'aujourd'hui, un pays où ses habitants sont heureux, libres, paisibles, confiants, tolérants, pour que la France soit prospère, fière de son identité, ouverte au monde et donnant sa chance à chacun de ses habitants ?
Pour y réfléchir, nous n'attendons pas grand-chose d'une campagne présidentielle qui s'annonce une fois de plus comme une confrontation de personnalités et non comme un débat sur des programmes et encore moins des projets. Surtout, il n'appartiendra pas seulement au prochain président de la République de mettre en oeuvre ces réformes, mais à chacun de nous.
Aussi, nous, citoyens de bonne volonté, nourris de nos expériences les plus diverses, avons auditionné plus de 400 personnalités, parmi les plus qualifiées du pays, dans de très nombreux domaines. Nous en avons déduit 250 actions urgentes, parmi lesquelles 30 réformes majeures, en particulier dans le domaine de l'enfance, qui structure tous les autres.
L'heure est à une mobilisation générale. Pour éviter le pire. Pour construire le meilleur. Ce livre vise à ouvrir ce débat, pour que réussisse la France. -
Etre chevalier, c'est à la fois bénéficier d'un statut, d'un armement particulier et observer une conduite originale. De l'époque carolingienne jusqu'au XVIIIe siècle, ces guerriers nobles vont adopter un comportement singulier dans leur manière de combattre, dans les rîtes d'adoubement, dans leurs jeux, leurs parades ou leurs tournois et jusque dans leurs discours politiques - qu'il s'agisse de la protection des églises, des pauvres, des femmes ou des croisades. De cette mutation majeure témoignent les châteaux conçus comme les manifestations d'une puissance territoriale et sociale, mais aussi comme les lieux d'une civilité chevaleresque. Ce livre, écrit notamment par Philippe Contamine, Dominique Barthélémy et Patrick Boucheron, offre la seule synthèse disponible en collection de poche.
-
Inch'allah ; l'islamisation à visage découvert
Gérard Davet, Fabrice Lhomme
- Fayard
- Documents
- 17 Octobre 2018
- 9782213707648
Ils devaient répondre à une question, sensible : l'islamisation de la Seine-Saint-Denis est-elle un fait ou une fake news ?
Cette enquête choc est née du désir des grands reporters du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme de former une cellule d'investigateurs, baptisée « Spotlight », avec l'appui des éditions Fayard et, pour cette première année, du Centre de formation des journalistes (CFJ).
Ivanne Trippenbach, Célia Mebroukine, Romain Gaspar, Hugo Wintrebert et Charles Delouche, jeunes journalistes, ont cherché « la » réponse, avec leurs doutes parfois, leur sincérité toujours.
Leurs découvertes ? Une « université » islamique infiltrée par un réseau djihadiste, un dépôt de la RATP où la pratique religieuse, officiellement interdite, devient la norme, des élus prêts à toutes les compromissions, des fonctionnaires désemparés, de l'argent qui coule à flots en toute opacité, un communautarisme en pleine expansion...
L'islamisation progressive du 9-3 est bien une réalité.
En voici la preuve.
-
Histoire de l'Opéra français ; du Consulat aux débuts de la IIIe République
Hervé Lacombe
- Fayard
- Musique
- 14 Octobre 2020
- 9782213709949
L'opéra français est déterminé par son caractère d'institution d'État, depuis sa création par Louis XIV, qui consacra le genre de la tragédie en musique, jusqu'à l'inauguration en 1989 de l'Opéra Bastille, voulu par François Mitterrand, à l'occasion des festivités du bicentenaire de la Révolution.
Le XIXe siècle est en France l'ère du piano, des virtuoses, des concerts symphoniques, de la presse musicale, de la mélodie et des salons, mais, plus que tout, il est le temps de l'opéra. À Paris, en province et dans les colonies, sous sa forme spectaculaire ou par ses innombrables arrangements, ce genre déjà plus que séculaire demeure l'objet d'attentions particulières des pouvoirs qui se succèdent, du Consulat aux débuts de la IIIe république. Il continue à se ramifier, avec l'opérette et l'opéra de salon, s'enrichit d'apports étrangers, de Rossini à Wagner, devient le centre de toute l'activité musicale et infiltre les diverses couches de la société. L'opéra est donc tout autant un phénomène culturel d'une ampleur considérable qu'un objet artistique, le résultat d'une industrie que le fruit d'une esthétique. Sollicitant les yeux, les oreilles et les émotions, manipulant les idées comme les imaginaires, il reflète et concentre son époque.
Outre quelques titres mondialement connus -- Carmen et Faust, Manon et Orphée aux enfers... --, ce sont des centaines d'oeuvres que ce siècle a créées. Ce continent lyrique restait à explorer dans la diversité de ses aspects. Une histoire s'imposait donc, pour en faire le récit et en décrire les mécanismes, pour en reconstituer les valeurs et les tendances, pour suivre ses acteurs et découvrir ses institutions, ses salles, ses pratiques, ses thèmes, ses productions...
Entreprise sans précédent par ses dimensions et par sa conception, cette Histoire de l'opéra français en trois volumes réunit une équipe internationale de plus de cent cinquante auteurs - musicologues, littéraires et philosophes, historiens et spécialistes du théâtre, de la danse et des arts. Elle est placée sous la direction d'Hervé Lacombe, professeur de musicologie à l'université Rennes 2.
-
Le magasin du monde ; la mondialisation par les objets du XVIIIe siècle à nos jours
Sylvain Venayre, Pierre Singaravélou
- Fayard
- Divers Histoire
- 9 Septembre 2020
- 9782213715445
Saviez-vous que le hamac, d'origine amérindienne, avait été mis au service de la conquête de l'espace ? Que le surf fut d'abord une pratique politique et religieuse ? Que le shampoing adopté par les Britanniques provient du sous-continent indien ? Que la boîte de conserve a initié le développement spectaculaire de Kuala Lumpur ? Que la passion du piano a accéléré l'extermination des éléphants des savanes africaines ? Que de petits coquillages des Maldives permettaient d'acheter des captifs destinés aux plantations outre-Atlantique ?
À l'invitation de Pierre Singaravélou et Sylvain Venayre, près de quatre-vingt-dix historiennes et historiens ont accepté de relever le défi, savant et ludique, d'une histoire du monde par les objets. De la tong au sari, du gilet jaune à la bouteille en plastique, en passant par le sex-toy et la chicotte, ces objets tour à tour triviaux et extraordinaires éclairent nos pratiques les plus intimes tout en nous invitant à comprendre autrement la mondialisation et ses limites.
Un voyage insolite et passionnant dans le grand magasin du monde.
-
Dé-commémoration : quand le monde déboulonne des statues et renomme des rues
Sarah Gensburger, Jenny Wüstenberg, Collectif
- Fayard
- Divers Histoire
- 13 Septembre 2023
- 9782213723945
Les images de manifestants mettant à terre une statue du marchand d'esclaves Edward Colston au Royaume-Uni ou celles de la grue soulevant de leur piédestal le général confédéré Robert E. Lee et son cheval aux États-Unis ont fait le tour du monde. L'attention extraordinaire portée par le public et les médias à ces déboulonnages suggère que nous sommes témoins d'un moment charnière dans la politique mondiale de la mémoire.
En faisant appel à près de cinquante historiens et historiennes, sociologues, anthropologues du monde entier, Sarah Gensburger et Jenny Wüstenberg invitent à saisir, sur le temps long, les nombreuses formes de cette « dé-commémoration ». La suppression de symboles publics n'est ni une pratique nouvelle, ni une singularité occidentale, ni, nécessairement, l'action de militants luttant contre les héritages racistes et coloniaux. Elle est le résultat d'idéologies et d'intérêts politiques très différents comme, parfois, la conséquence de phénomènes plus ordinaires.
Des statues de Lénine en Ukraine à celle de Joséphine de Beauharnais en Martinique, des noms de rues en Algérie ou à Vichy au cimetière de Khavaran en Iran, en passant par les monuments coloniaux en Namibie ou l'acte de voter aux États-Unis, le mouvement se révèle complexe et diversifié. Une réflexion essentielle sur la manière dont les sociétés peuvent transformer, ou non, le passé.
Sarah Gensburger est politiste et sociologue, directrice de recherche au CNRS, à Sciences Po Paris. Elle a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels, avec Sandrine Lefranc, À quoi servent les politiques de mémoire ? (Presses de Sciences Po, 2017), traduit depuis en quatre langues, et Qui pose les questions mémorielles ? (CNRS Éditions, 2023).
Jenny Wüstenberg est professeur d'histoire et d'études de la mémoire à l'université de Nottingham Trent et cofondatrice de la Memory Studies Association. Elle a publié plusieurs ouvrages, dont Civil Society and Memory in Postwar Germany (Cambridge University Press, 2017) et Handbook of Memory Activism (co-direction, Routledge, 2023).
-
La guerre de cent ans est un des épisodes le plus fortement fondateur de la cohérence du royaume de France. Entre 1337 et 1453, elle a opposé la dynastie des Valois aux rois d'Angleterre qui prétendait régner sur le pays au nom d'un droit de succession.Tant de batailles et d'événements sont entrés dans notre imaginaire national, telles les victoires de Du Guesclin et les défaites, comme la terrible bataille d'Azincourt. Ce fut aussi l'époque d'Etienne Marcel guidant une révolte, un temps où bientôt un roi fou, Charles VI, gouverna le pays avant d'être placé sous la tutelle de sa femme. Divisé, le royaume tomba dans une terrible guerre civile, alors que s'établissait pour la première fois à Paris un roi britannique, encore enfant, couronné sous le nom d'Henry VI. Shakespeare écrira de belles pages sur cette domination anglaise et son occupation du territoire. Et Jeanne d'Arc émerge de ce tourbillon. Le magazine l'Histoire dès sa création a demandé à des spécialistes d'éclairer cet immense chantier intellectuel. Plus récemment, il a élaboré un dossier sur ce sujet qui permet de mesurer les changements historiographiques. Ces articles forment la trame de ce nouveau livre. Les signatures de grands historiens comme Philippe Contamine, Jean-Philippe Genet, Bernard Guené ou Nicolas Offenstadt apparaissent dans ces pages. Elles montrent la vitalité d'une de la réflexion sur une période qui, encore en 2013, figure au programme de l'agrégation. Christopher Allmand, Colette Beaune, Patrick Boucheron, Boris Bove, Philippe Contamine, Christopher Fletcher, Jean-Philippe Genet, Bernard Guénee, Nicolas Offenstadt...
-
Projet Décaméron : 29 nouvelles choisies par le New York Times magazine
Collectif, Sophy Hollington
- Fayard
- Littérature étrangère
- 22 Mars 2023
- 9782213723129
Quand la réalité dépasse l'imagination, seule la fiction peut lui redonner un sens.
En 1353, Boccace écrivait le Décaméron, recueil dans lequel un groupe d'hommes et de femmes se racontent cent histoires pour passer le temps après avoir fui la peste qui ravage Florence .
En mars 2020, les éditeurs du New York Times Magazine lancent le Projet Décaméron : rassembler des récits de tous horizons au moment même où le monde se confinait. Vingt-neuf auteurs et autrices ont répondu à l'appel. Ces « nouvelles nouvelles », selon l'expression consacrée, varient dans leur ton, leur forme, leur sujet : l'une nous plonge dans l'algorithme de Google, une autre dans un immeuble de New York peu à peu déserté, une autre encore nous fait quitter la planète Terre. Mais, par-delà leurs différences, chacune est un vibrant hommage au pouvoir de la fiction aux heures les plus incertaines.
Avec : Victor LaValle, Mona Awad, Kamila Shamsie, Colm Tóibín, Liz Moore, Tommy Orange, Leïla Slimani, Margaret Atwood, Yiyun Li, Etgar Keret, Andrew O'Hagan, Rachel Kushner, Téa Obreht, Alejandro Zambra, Dinaw Mengestu, Karen Russell, David Mitchell, Charles Yu, Paolo Giordano, Mia Couto, Uzodinma Iweala, Rivers Solomon, Laila Lalami, Julián Fuks, Dina Nayeri, Matthew Baker, Esi Edugyan, John Wray, Edwidge Danticat. -
96 % des citoyens des pays du G20 souhaitent des changements durables dans leur société. Cette ouverture vers l'avenir a été révélée, en pleine pandémie de coronavirus, par la vaste consultation menée auprès de 6 000 personnes à travers le monde par l'Institut de l'Économie Positive.
Les résultats du sondage sont le point de départ de ce véritable guide pratique pour une sortie positive de la crise. Nourri aussi par les participations d'experts reconnus, il met en avant les thématiques primordiales de l'économie de la vie, du lien entre protection de l'environnement et santé, de l'éducation pour contrer la pauvreté, de la coopération internationale. Il propose des solutions concrètes, de la création d'un Haut Conseil à la résilience à la rédaction d'une charte One Health, qui intéresseront décideurs et citoyens désireux d'être artisans du changement.
Un livre d'un optimisme lucide pour renseigner, inspirer et agir.
Titulaire d'un master en relations internationales, Audrey Tcherkoff débute sa carrière au sein du groupe Robert Wan. En 2016, elle est nommée vice-présidente de la Fondation Positive Planet. Avec Jacques Attali, elle fonde en 2018 l'Institut de l'Économie Positive, qui a pour but d'accompagner gouvernements, territoires et entreprises dans leur transformation positive.
Le travail de coordination de l'ensemble des travaux a été réalisé par Elliot de Faramond, Chargé de plaidoyer à l'Institut de l'Économie Positive.