Corinne Bouchard

  • Mettant en scène des héros à peine sortis de l'enfance, une histoire qui prend ses racines dans les années colorées de la décennie 70, en ressuscite les fantômes de gloire ou de pouille, mais dit aussi le malheur d'être aujourd'hui pas-beau dans un monde voué aux apparences.

  • Si la « rénovation de l'enseignement secondaire » vous intrigue, si vous vous interrogez sur les concepts pédagogiques nouveaux qu'on essaie d'introduire dans les lycées, si vous vous demandez comment il faut s'y prendre pour faire, d'un professeur enthousiaste, un charançon grouillant obscurément sans se poser de questions, alors cet ouvrage devrait vous intéresser.
    On y voit le fantôme de Jules Ferry entreprendre une enquête pour vérifier si les principes fondateurs de l'école publique sont toujours en vigueur dans les lycées : étudiant la valse des instructions officielles, le jargon des didacticiens, « l'évaluation nationale » obligatoire en seconde, le malheureux spectre ne cesse de découvrir les absurdités d'un système qui semble consacrer toute son énergie à s'organiser lui-même ; il lui faudra rencontrer un professeur pour apprendre pourquoi tout ne va pas si mal dans l'univers scolaire, et en quoi la vie des charançons deviendra poétique...
    Ce second essai de Corinne Bouchard allie à la virulence du pamphlet l'humour caustique qui avait fait le succès de La Vie des charançons est assez monotone.
    Agrégée de lettres modernes et écrivain, l'auteur enseigne depuis dix ans dans des lycées du Nord et du Centre.

  • « Je me l'étais pourtant bien juré. Plus jamais les questions pédagogiques. Que faire d'un sujet pareil ? Comme si, professeur, et depuis près de vingt ans exerçant ce beau métier, je ne savais pas que c'est une cause désespérée, que dans ce domaine rien ne sert à rien. Que si pertinente soit l'argumentation, si humbles les suppliques, rien n'y fera. On a affaire à un rouleau compresseur. Ça discute pas, un rouleau compresseur, ça passe.Le rouleau compresseur, c'est le courant de réformes qu'on a subies dans l'Éducation nationale une décennie durant, et dont chacun peut apprécier autour de lui le résultat : si quelqu'un trouve globalement la jeunesse mieux élevée, mieux instruite, plus citoyenne et plus honnête qu'auparavant, qu'il le fasse savoir, cette époque a besoin d'optimisme.Précisons tout de suite un point important : je n'en ai pas après le monde, qui est ingouvernable ; je n'en ai pas après les « jeunes », ni en général ni en tant qu'élèves. J'en ai après le délire pédagogique organisé, après tout ce qui ajoute à la dureté des temps l'épouvantable fardeau de la sottise et de l'absurdité. » C.B.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Quel ennui ! Mon père a loué une maison pour les vacances dans un coin si isolé qu'on se croirait au bout du monde ! Pas du tout le genre d'endroit où je rêve de passer des vacances, mais papa a besoin de calme pour finir son roman et je n'ai pas mon mot à dire ! La maison ne me plaît pas beaucoup et ma chambre a quelque chose d'étrange. Je ne sais pas quoi, mais je le sens, il va se passer des choses bizarres ! Alors quelle trouille quand la maison se met à exhaler une odeur pestilentielle et que le miroir de ma chambre reflète une petite fille qui n'est pas moi !... Quelle histoire mystérieuse cache cette maison ? Peut-être une histoire d'amour... J'en doute !

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