Danielle Chaperon

  • Il était une fois un royaume appelé le Petit Royaume. Au Petit Royaume, on croyait dur comme fer que les gens petits de taille étaient plus intelligents que les grands. On expliquait cela par cette phrase trouvée à la page 37 d'un livre savant (que nous avons malheureusement égaré):
    « L'intelligence est plus vive lorsqu'elle est concentrée dans un petit corps bien tassé. »
    Dans ce drôle de royaume, les plus grands devaient obéir aux plus petits et les plus petits étaient très heureux ainsi.

    Notre petit doigt nous dit qu'il n'en sera peut-être pas toujours ainsi.

  • Il était une fois une petite chenille qui passait ses journées à manger, en attendant le jour fleuri où elle deviendrait papillon. Le coeur léger et la tête emplie de rêves, elle décida un beau matin de grimper jusqu'à la cime d'un arbre pour découvrir qu'elle avait... le vertige! Horreur! Mais comment allait-elle bien pouvoir un jour voler?

  • Quand faire des bêtises peut vous sauver la vie !


    Une vilaine ogresse emménage à proximité d'un coquet petit village. L'épouvantable bonne femme a une particularité : elle ne mange que les enfants sages. Les parents s'affolent. Que faire pour que leurs gentils chéris ne soient pas dévorés tout crus ? La solution est vite trouvée : les transformer en petites pestes !

    Désormais, les pires bêtises sont permises ! Pour les enfants, c'est maintenant la fête tous les jours. Sauf pour Arthur qui, lui, préfère continuer à respecter les règles. Finira-t-il dans l'estomac de l'ogresse ?

  • Anabelle Jolicoeur et moi étions inséparables. Mais depuis larrivée de labominable, on doit tout faire à trois. Cest comme si je nexistais plus. À deux, cétait bien mieux Pauvre Clara ! Mais labominable est-elle si abominable ?

  • Êtes-vous prêts pour un long voyage ? Plongez dans l'univers poétique de Ma tête en l'air, où toutes les destinations sont permises.

    La narration de Julie Hamelin met en valeur la formule répétitive du texte et offre une expérience presque méditative.
    La musique originale de Cédric Dind Lavoie vous accompagne à travers le monde.

    Le rythme du texte et l'ambiance de la musique vous berceront doucement, pour le plaisir des tout-petits et des plus grands!

    Une production des Éditions Fonfon en collaboration avec le Studio Bulldog.

  • Dans mes bottes de sept tonnes, c'est l'histoire de la longue journée d'un enfant au lendemain de la dispute de ses parents. En classe, dans la cour de récré, sur le chemin... le coeur du bambin pèse des tonnes.

    Quand les adultes se chamaillent, cela peut prendre une proportion démesurée dans le coeur de leurs enfants...

    Un texte empreint de mélancolie, sur les gros chagrins qu'on fait peser sur les petits, mais aussi plein d'espoir.

    L'empathie de Danielle Chaperon, associée aux illustrations émouvantes et chaudes de Marilyn Faucher, donnent un album très sensible et très utile pour parler des conflits parentaux avec les petits.

  • Nous avons les mêmes goûts, les mêmes fous rires, les mêmes peurs. Nous sommes toujours ensemble. Pourtant, nous ne sommes pas nées du même ventre. Quand tu m'as dit que tu allais déménager, j'ai senti mon coeur fondre. Les petits drames familiaux qui engendrent solitude, désarroi et détresse sont plus fréquents qu'on ne le pense.

  • Camille flammarion

    Chaperon Daniele

    • Imago
    • 1 Novembre 1998

    Vulgarisateur de génie, Camille Flammarion mène de front ses activités de chercheur, en astronomie et météorologie, et d'enseignant. Ses nombreux ouvrages connaissent rapidement un immense succès. Danielle Chaperon analyse l'oeuvre littéraire du savant, expose ses conceptions scientifiques - souvent pionnières - et ses idées philosophiques. Elle met aussi en lumière son intérêt croissant pour l'exploration du monde psychique et les phénomènes paranormaux, et retrace son singulier itinéraire de la science vers le spiritualisme.

  • La poésie de Cocteau est le résultat d'une apparition, mieux, d'une annonciation où la parole coïncide avec une insémination phénoménologique. L'ange de cette annonciation est issu d'un univers parallèle, d'un au-delà de la conscience, des sens, du temps et de l'espace. Le poète est tantôt le provocateur, tantôt la victime, d'une sorte de transgression des limites sensorielles. Imaginaire de la perception psychique et cosmique : une invisible lutte avec la menace ou la tentation de sa visibilité possible, un ange s'égare hors de l'imperceptible, hors de l'inconscient. Cocteau configure à l'aide d'images empruntées à la science la répartition entre les mondes humains et angéliques et les variations de leur accessibilité réciproque. Il s'inspire dans le désordre des recherches sur la lumière, la relativité, la quatrième dimension, les ultrasons, la Chronophotographie, l'atome... L'ange est le paradigme d'un phénomène happé ou séduit par un dispositif, rendu perceptible par machine. Mais il s'invente un visage de monstruosité, de « montrabilité », opération qui seule le fait exister dans le mensonge, le langage, le manque. L'ange tel qu'il apparaît dans la scène de l'annonciation est amputé de toute sa folle richesse. La rencontre qui se voudrait amoureuse avec le poète est donc toujours insatisfaisante. L'homme ne peut que castrer cette merveille érotique à la mesure fatale de ses organes, de sa logique. Le poète est alors amené à ériger, sans joie, la matérialité de sa propre écriture en fétiche : objet artificiel mais sans défaillance.

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