Denis Bertrand

  • L'auteur propose de nouveaux cadres théoriques pour analyser et expliquer le travail des professeurs et professeures des universités du Québec dans sa richesse et sa diversité. Il étudie cinq aspects particulièrement importants de cet objet multidimensionnel : les composantes du travail professoral, la charge temporelle de travail, l'importance relative des tâches les unes par rapport aux autres, les constellations de travail et le caractère plus ou moins articulé et intégré des tâches.

  • À partir du cadre théorique de Mintzberg sur les structures des organisations, l'auteur propose d'abord un modèle permettant de décrire et d'expliquer les caractéristiques communes de même que d'établir d'adéquates comparaisons entre les structures organisationnelles des diverses institutions d'enseignement supérieur du Québec.

  • L'auteur analyse, compare et critique une quinzaine d'études québécoises, puis rappelle l'apport de quelques volumes étrangers à la compréhension de cet objet multidimensionnel, distinguant entre autres les sous-objets, les populations étudiées, les objectifs visés, les méthodologies utilisées, les postulats idéologiques des auteurs ainsi que les conclusions ou recommandations les plus importantes de chaque ouvrage.

  • L'ambition de ce livre est d'explorer la créativité culturelle en matière de figures et de régimes temporels, dans une perspective sémiotique, pour souligner les variétés discursives de la temporalité et contribuer ainsi à éclaircir le temporel. La sémiotique du discours trouve ici un nouveau terrain de recherche, de nouvelles perspectives d'analyse au service d'une meilleure compréhension du sens.

  • La légitimité est le capital de crédit qu'une oeuvre, un auteur, un courant reçoit de l'institution littéraire à tel moment de l'histoire. Elle se définit en fonction des valeurs littéraires en cours, doit son efficience au taux d'intérêt et de reconnaissance qu'elle suscite dans le monde social et peut se figer dans un processus de consécration, voire de canonisation. Toute oeuvre, tout auteur, tout courant se mesure à l'aune des signes de légitimité que lui renvoie l'institution littéraire à travers des instances ad hoc (qui vont de la famille à l'école, en passant par l'éditeur, la critique, les jurys, etc.). La légitimité est donc théoriquement inhérente à la production littéraire, l'oeuvre sécrétant fatalement sa valeur d'usage, d'échange et de reconnaissance. Dans l'économie de marché qui régit la production de la littérature, il se fait néanmoins que c'est le volume de légitimité qui définit la valeur littéraire : les oeuvres (les auteurs) de petite ou de faible légitimité sont celles qui sont reconnues dans leur incapacité à atteindre (ou à rivaliser avec) un niveau d'exigence d'autant plus difficile d'accès qu'il se refuse à toute définition et qu'il relève du jugement social. Au Québec, d'un artiste qui est estimé dans les sphères cultivées, on dit qu'il est « respecté » : l'expression connote tout ensemble reconnaissance, admiration, mais aussi autorité et pouvoir.La notion de légitimité a donc ses frontières. Des frontières floues, mobiles et labiles. Des frontières qui se dessinent aussi en regard de ce qu'elles rejettent ou du moins empêchent de passer. Le légitime n'a de sens qu'en fonction de ce qui ne l'est pas, ne peut l'être, ou ne pourra le devenir qu'au prix d'une reconnaissance marginale ou parallèle.

  • Les auteurs définissent le système universitaire et s'efforcent d'identifier au sein de celui-ci les domaines d'intervention de l'État. Ils restituent les rapports de l'État et du monde universitaire au cours des trente dernières années en retraçant la place occupée par les politiques scientifiques et technologiques québécoises et canadiennes. Ils comparent les tendances des politiques publiques au Canada et aux États-Unis et les changements survenus dans les systèmes universitaires européens. Ils analysent, ensuite, la démocratisation et le financement des universités et évaluent le rôle des directions des établissements et de l'État dans la planification du réseau. Finalement, ils présentent une réflexion prospective sur un nouveau partenariat à établir entre État et monde universitaire.

  • Ce volume témoigne à sa façon de la fertilité du domaine de la méthodologie quantitative, en présentant trois textes qui relèvent d'applications très différentes : la corrélation, l'analyse de variance, la précision d'un estimateur statistique.

  • Délaissant les notions d'argumentation et de positionnement politique, ce livre cherche à démontrer qu'un discours de campagne a pour fonction essentielle la transformation affective des états d'âme de l'auditoire. Il examine les discours des candidats en tant que narration : des personnages sont en scène, ils agissent et ils luttent, des intrigues se nouent, des rebondissements se produisent, un récit seconstruit qui, dans une élection présidentielle, peut s'interpréter comme un récit à propos de la nation.L'efficacité du récit tient à la capacité du narrateur (le candidat) à le faire paraître vrai, et à mobiliser les passions de celui qui écoute (l'électeur). On y découvre l'utilité de la « vérité intime » du candidat et la place croissante accordée à l'émotion de l'instant, vouant la passion politique durable aux oubliettes de l'histoire. La mosaïque narrative déployée par la multiplication des médias rend désormais la décision problématique, jusqu'à l'ultime délibération de l'électeur dans l'isoloir.Un décodage précieux de la parole et de la stratégie de communication des candidats.

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