Presses Universitaires de France

  • Après la candidature de la liste « Urgence écologie » aux élections au Parlement européen de mai 2019, Dominique Bourg propose un état des lieux de notre démocratie, des dangers qui la menacent et des solutions à mettre en oeuvre au plus vite, afin de rompre avec l'inertie du système. Il analyse le quadruple échec de notre système politique : face aux marchés, aux enjeux écologiques, aux évolutions techniques et au principe de la représentation. Ces échecs ont engendré de lourdes menaces pour nos sociétés. La révolution numérique permet désormais à la technologie de se substituer à l'humain. Dans un contexte de globalisation économique et de développement de groupes transnationaux surpuissants, le marché est devenu souverain, empêchant les États d'exercer leur rôle social. Enfin, la menace écologique est désormais omniprésente. Dans un tel contexte, le défi posé aux démocraties est immense. Leur incapacité à faire front pourrait favoriser l'avènement de régimes autoritaires. Une voie escarpée reste à gravir : celle de l'écologisation de la démocratie, afin de passer du paradigme mécanique de la modernité à l'unité du vivant.

  • Publié en allemand en 1986, l'essai d'Ulrich Beck sur La Société du risque semblait signer la prise de conscience collective de la vulnérabilité des sociétés contemporaines et d'un passage d'une société du progrès à une société du risque. Mais si les années 1970-1980 sont celles d'une prise de conscience des dégâts du « progrès », comment oublier que ce sont aussi celles du tournant néo-libéral dont les effets dévastateurs se déroulent sous nos yeux ? Par ailleurs, les « nouveaux risques » ne masquent-ils pas des risques plus anciens, comme les risques sociaux ? Quelle politique de la connaissance a inauguré le concept de « société du risque » ? Quels nouveaux horizons a ouvert cette notion ?
    Cet ouvrage, issu d'un colloque de Cerisy, qui rassemble des contributions des meilleurs spécialistes de la question des risques dans les domaines de l'histoire, de l'économie, de la sociologie, du droit, de l'environnement et de la médecine, montre comment les sociétés technologiquement avancées pro-gressent, inexorablement semble-t-il, vers un horizon obscurci par la menace.

  • Le livre fait le point sur la désobéissance civile et l'état de nécessité, juridiquement, historiquement et philosophiquement. Il rassemble des témoignages, des plaidoiries exemplaires et des jugements, des argumentaires et analyses en faveur de la désobéissance civile et des éclaircissements en matière de doctrine, tant en ce qui concerne l'engagement juridique de l'état de nécessité que le rôle du juge. Il permet de comprendre les limites, les raisons et la fonction des actions de désobéissance civile. Il met en lumière la pertinence de l'argument de l'état de nécessité dans le contexte qui nous échoit désormais. Dans un style précis mais accessible, il est utile à toute personne, qu'elle soit juriste, politiste, militante, journaliste, et à toute citoyenne ou citoyen qui veut réfléchir sur ces sujets.

  • Ce dictionnaire ne se limite ni à l'écologie politique, ni à l'écologie scientifique, ni à l'écologisme, mais rassemble au contraire toutes les réflexions, les constructions conceptuelles et les pistes d'action que peuvent inspirer l'état de la planète et le fonctionnement de la Biosphère. Il embrasse donc un spectre très large de disciplines et de collaborateurs, tirant le meilleur parti de l'hybridation, propre à la pensée écologique, des domaines naturels et sociaux interprétés à la lumière des sciences dures et des sciences humaines. À travers 357 articles écrits par 260 auteurs, le lecteur y trouvera des développements sur des notions clés, sur des livres déterminants ou sur des auteurs désormais classiques.
    Parce que la pensée écologique embrasse une échelle nouvelle et menaçante de perturbations infligées au milieu, réinterrogeant la place de l'homme au sein de la nature, et parce que le champ de l'écologie est loin d'être univoque, ce dictionnaire se veut à la fois critique, historique et prospectif, n'hésitant pas à proposer des points de vue contradictoires sur des notions centrales.

  • Il faut bien le constater, la transition numérique mondiale s'accélère tandis que la transition écologique, au mieux, marque le pas. Cette situation ne sera pas longtemps soutenable. Il importe de se donner le plus rapidement possible un objectif collectif qui corresponde enfin à ce qu'exige l'état de dégradation du système-Terre. Comment concilier une empreinte écologique radicalement réduite avec la pluralité actuelle de nos sociétés et de leur tissu économique ?
    Chercher une voie de sortie, c'est changer de regard : en partant d'où nous sommes, sans nier nos désaccords sur les solutions à apporter, envisageons une pluralité de voies d'expérimentation - des micro-expériences citoyennes de permaculture jusqu'à la production industrielle la plus high tech en passant par les chemins de l'économie sociale et solidaire. À chacune de démontrer que ses solutions permettront d'atteindre l'objectif ultime : une empreinte écologique décroissante pour nous permettre de retourner puis de rester à l'intérieur des limites de la biosphère, sans renoncer à notre modernité, en oeuvrant en faveur d'une priorité environnementale enfin claire et, à terme, libératrice.

  • Avec une population de 9 milliards à l'horizon 2050 et un environnement planétaire dégradé, nous n'échapperons pas à des sociétés plus sobres. Qui croira en effet qu'on peut découpler la création infinie de richesses matérielles, mesurée par le PIB, d'une consommation elle-même croissante de ressources énergétiques, minérales et biotiques ? Comment dès lors basculer sans violence vers des modèles plus sobres du vivre-ensemble ? Sur quels leviers nous appuyer ? À quoi pourrait ressembler le nouveau paysage social et institutionnel, économique et techno-scientifique ?
    Cet ouvrage traite de l'avenir de notre vivre-ensemble dans un horizon de limitation des ressources naturelles et énergétiques. Un tel ensemble de réflexions fait suite au « Pacte écologique » et aux prises de position de la Fondation Nicolas Hulot présentées ici, donnant lieu à une série de contributions aux signatures prestigieuses sur ce que pourrait être une société sobre et désirable.

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