E- Martin Meunier

  • Cet ouvrage, avec ses contributions tantôt essayistes, tantôt savantes, cherche à approfondir la réflexion sur le Québec contemporain afin de mieux comprendre la nature des mutations qui le transforment profondément aujourd'hui.


    Après l'introduction essayiste (de E.-Martin Meunier), on y trouve d'abord une section de quatre textes (signés Joseph-Yvon Thériault, Anne Trépanier, Jean-Bissonnette et Pierre Baudet) qui font un retour sur les Carrés rouges et les évènements du printemps 2012.

    La deuxième thématique rassemble des essais portant sur la question sociale et économique récente, avec des contributions parfois polémiques de Gilles Paquet, Francis Dupuis-Déri et Gilles Labelle.


    La troisième, consacrée à la question universitaire et à sa rapide transformation, compte un texte de Marc Chevrier et un autre d'Eric Martin et Maxime Ouellet.


    La quatrième thématique, consacrée à la démographie, propose une analyse, par Guillaume Marois, du caractère distinct de la société québécoise, de même qu'un essai évocateur et comparatif d'Isabelle Matte.


    La question nationale est explorée par Jean-Claude Racine qui analyse la question de la décanadianisation de la société québécoise, Linda Cardinal qui suggère des pistes analytiques pour saisir les liens entre le mouvement étudiant de 2012 et le nationalisme québécois, et Mathieu Bock-Côté qui propose une lecture récapitulative de ce qu'il voit comme une certaine renaissance du nationalisme, des Carrés rouges à la Charte des valeurs.


    La thématique religieuse vient clore l'ouvrage avec les contributions de Jean-François Laniel sur la laïcité en lien avec les petites nations, de Solange Lefebvre sur les différents aménagements du religieux et de l'État au Québec et dans le monde occidental, et de François Rocher, qui propose un modèle analytique pour comprendre l'histoire récente du régime de laïcité au Québec.

  • « Nous serons polémistes à dire les choses telles que nous le concevons : le laïcisme et l´anticléricalisme farouches de la Révolution tranquille voilent l´essentiel, à savoir que celle-ci consacre, pour une large part, une sortie religieuse de la religion. [...] la religion catholique, que l´on perçoit généralement comme un empêchement de la Révolution tranquille, comme ce dont il fallait s´arracher pour se sortir enfin de la grande noirceur et rejoindre les avancées du monde moderne, n´a-t-elle pas joué également ici le rôle d´une force révolutionnaire ? »

  • À l'horizon des discussions récentes sur la laîcité et la religion dans la sphère publique se joue le lien historique et profond que la France et le Québec nouent, par-delà leurs différences, avec un catholicisme romain majoritaire. C'est dans l'analyse de ce lien, autour de la problématique " catholicisme et culture " et l'affinement nécessaire des théories de la sécularisation que réside l'apport original de ce livre.

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