Edmond Dziembowski

  • Naissance de la liberté, une autre histoire du XVIIIe siècle13 février 1689. Réunis au palais de Whitehall, les membres du Parlement d'Angleterre procèdent à l'intronisation de Guillaume d'Orange et de son épouse Marie. Une révolution est à l'oeuvre : lue devant le couple princier, la Déclaration des droits réaffirme solennellement les privilèges parlementaires menacés par les empiètements de la prérogative royale. Appelé à séduire l'Europe des Lumières, le modèle politique anglais a vu le jour.
    4 juillet 1776. Par la voie de leurs représentants au Congrès de Philadelphie, les colons britanniques rompent les amarres avec la mère patrie. L'acte de naissance des États-Unis d'Amérique, la Déclaration d'indépendance, fait voler en éclats le modèle politique conçu sur les rives de la Tamise et pose les fondements de la république.
    Tournée contre l'absolutisme, cette nouvelle manière d'appréhender la chose publique a tôt fait de trouver des adeptes sur le Vieux Continent. " Nulle autorité politique qui, créée hier ou il y a mille ans, ne puisse être abrogée dans dix ans ou demain ", observe Denis Diderot. Un ordre immémorial vacille. Il ne tardera pas à trouver son nom de baptême : l'Ancien Régime. Edmond Dziembowski en explore les soubresauts avec talent et livre une synthèse magistrale, sans précédent, racontant cet autre Grand Siècle, celui des révolutions, qui prit source en Angleterre et s'acheva en France, en passant notamment par les États-Unis.

  • La grande synthèse attendue sur la "Première Guerre mondiale", qui a marqué le début du déclin de la France et consacré l'Angleterre comme première puissance mondiale. Le 28 mai 1754, le capitaine de Jumonville et plusieurs de ses soldats sont massacrés par des Indiens aux ordres de George Washington. Cet accrochage au pays de l'Ohio engendre à partir de 1756 un conflit que Winston Churchill regardait comme la première guerre mondiale de l'histoire. Nées de la rivalité franco-britannique en Amérique du Nord, les hostilités s'étendent alors à l'Europe où Frédéric II de Prusse et le roi de Grande-Bretagne affrontent, dans des " boucheries héroïques ", les armées de Louis XV, de Marie-Thérèse d'Autriche et d'Élisabeth de Russie.
    Au Canada, aux Antilles, en Afrique, en Inde, sur terre comme sur mer, ce sont les tuniques rouges qui imposent leur loi. Maîtresse des océans, irrésistiblement conquérante, la Grande-Bretagne se voit déjà comme la première puissance mondiale qu'elle deviendra au xixe siècle.
    En Europe, les bouleversements s'avèrent tout aussi profonds. Au sortir de la guerre, la vie internationale est dominée par la pentarchie composée de la France, la Grande-Bretagne, la Prusse, l'Autriche et la Russie, qui, un siècle plus tard, constituera toujours l'ossature des deux systèmes antagonistes menant au cataclysme de 1914.
    Le legs politique de la guerre de Sept Ans, enfin, est considérable. Vague patriotique défendant le principe d'une citoyenneté active au royaume de France, gestation convulsive du radicalisme britannique, premiers craquements dans les colonies d'Amérique : sous l'effet d'une guerre accélératrice des changements, le monde fait ses premiers pas dans l'ère des révolutions.
    Avec un véritable talent d'écrivain, Edmond Dziembowski propose la première grande synthèse sur ce conflit majeur.

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