Elie Castiel

  • En couverture du numéro juin-juillet-août de la revue Séquences, Mektoub My Love : Canto Uno du réalisateur français Abdellatif Kechiche, un film sur la jeunesse, le désir et le destin porteur d'une démarche esthétique forte, mais dans un angle plus léger et solaire que le film précédent (La vie d'Adèle, 2012). Sami Gnaba s'est entretenu avec les deux acteurs principaux, Hafsia Herzi et Shaïn Boumedine. Également à lire dans cette édition, un article sur la coproduction au Canada, sur la société de distribution Maison 4:3 et la première partie d'une étude sur le cinéma de Xavier Dolan. Retrouvez aussi de nombreuses critiques, dont celles d'Ava de Sadaf Foroughi, de La prière de Cédric Kahn, de La chute de Sparte de Tristan Dubois, de Foxtrot de Samuel Maoz, entre autres ainsi qu'un retour sur la Berlinale 2018 et la rubrique Salut l'artiste ! en mémoire de l'actrice Stéphane Audran et du réalisateur Vittorio Taviani.

  • En couverture de son numéro septembre-octobre, la revue Séquences présente La tendresse de Gianni Amelio. Élie Castiel, rédacteur en chef, offre ses impressions sur le dernier opus du réalisateur italien avec qui il s'est aussi entretenu. Au sommaire du numéro, trouvez un gros plan sur 1991 de Ricardo Trogi, la surprise du cinéma populaire de l'été, et une entrevue avec Jean-Carl Boucher, interprète de l'alter ego cinématographique de Trogi. S'y trouve également la seconde partie de l'étude sur le cinéma de Xavier Dolan. Le cas à l'étude : Mommy. Section Spéciale de Costa Gavras est le sujet d'une « histoire de cinéma » dont vous pourrez lire la première partie. Séquences s'est aussi penchée sur le piratage des films au Canada et ses conséquences. Puis, les collaboratrices et collaborateurs de la revue ont, entre autres, vu pour vous 3 jours à Quiberon d'Emily Atef, American animals de Bart Layton, Disobedience de Sebastian Lelio et Les fantômes d'Ismaël d'Arnaud Desplechin.

  • En couverture du numéro estival de la revue Séquences, Marathon Man de John Schlesinger, premier film à suspense du cinéaste, sorti au milieu des années 1970. Arnaud Corbic se penche sur ce film et les autres du réalisateur (Midnight Cowboy, Easy Rider, Yanks, Darling). Marathon Man rejoint directement ou en filigrane, les thèmes de l'identité (ici, la judaïcité), de l'engagement personnel et de la « chasse aux grands coupables de ce monde, toujours en délire de racisme, d'intolérance. ». Le numéro propose aussi de gros plans sur Leto et Rêveuses de ville, des critiques de Hak_MTL, Jeune Juliette, Kokoschka OEuvre-vie, The White Crow et The Grizzlies et des entrevues avec la réalisatrice Nadine Gomez, le documentariste Nicolas Goyette et le réalisateur Wang Xiaoshuai. Retrouvez-y aussi un compte-rendu du 9e Lux Film Fest, un hommage à Agnès Varda, la deuxième partie de celui à Bernardo Bertolucci et quelques recensions d'essais sur le cinéma.

  • Peu d'artistes ont autant inventé leur langage cinématographique ou dévoilé le corps masculin d'une manière aussi flagrante que Peter Greenaway. Avec Eisenstein in Guanajuato, le truculent cinéaste de The Cook, The Thief, His Wife & Her Lover louvoie à nouveau entre les rives du sexe et de la mort, dont les périlleux méandres changèrent à jamais le propos et l'oeuvre du réalisateur soviétique. La section critique de ce numéro se penche sur des films de fiction comme Boychoir, décrit comme « les nouveaux choristes », sur Timbuktu d'Abderrahmane Sissako, ainsi que sur le canular version 2.0 de Sophie Deraspe, le Profil Amina. La revue fait aussi le point sur les derniers Rendez-vous du cinéma québécois et sur le festival Regard sur le court métrage au Saguenay. La rétrospective soulignant les 60 ans de Séquences se poursuit, avec un arrêt sur les années 1975 à 1984, particulièrement marqué par le cinéma de Fassbinder.

  • Pour ce numéro, Séquences passe en mode estival en offrant un dossier consacré au thème de « la plage » au cinéma. De plus, comme en témoigne la couverture, la revue a voulu souligner le récent départ d'Alain Resnais en nous proposant des analyses de son dernier opus Aimer, Boire, et Chanter et de son duo cinématographique de 1993, Smoking/No Smoking. Le côté académique n'est pas en reste avec un essai sur trois films d'Andreï Tarkovsky qui ont, selon le rédacteur Fançois D. Prud'homme, des liens étroits avec la toile Chasseurs dans la neige de Bruegel. Ce numéro profite aussi de la sortie d'un nouveau Godzilla pour jeter un regard rétrospectif sur les 28 longs métrages que le célèbre reptile a inspiré depuis 1954.

  • En plus d'offrir un panorama des événements cinématographiques d'ici et d'ailleurs (retour sur les festivals de Cannes, d'Istanbul et du cinéma latino-américain de Montréal), Séquences nous propose les critiques de plusieurs films ayant su se démarquer en 2013 : Like Someone in Love (Kiarostami), Before Midnight (Linklater), The Great Gatsby (Luhrmann), To the Wonder (Malick) et Sarah préfère la course (Robichaud), entre autres. Le dernier opus du cinéaste chinois Wong Kar-Wai, The Grandmaster, figurant en couverture, est l'occasion de consacrer quelques pages à ce grand maître de la sensualité visuelle. Délaissant l'actualité, la section « Arrêt sur images » s'intéresse à Van Gogh (Pialat), Dark Blood (Sluizer), dernier film dans lequel apparaît River Pheonix, et le « Laboratoire expérimental » analyse Zoo Zéro d'Alain Fleisher.

  • Séquences sait toujours nous réjouir avec un sommaire bien garni et varié. D'abord, un incontournable de l'automne : Le démantèlement (en couverture) de Sébastien Pilote. La revue nous offre sa critique du film ainsi qu'un entretien avec le réalisateur. Des entrevues avec Abdellatif Kechiche (La vie d'Adèle - Chapitres 1 & 2), Marion Vernoux et Fanny Ardant (respectivement la réalisatrice et l'actrice principale des Beaux jours) retiennent notre attention. Dans la section « Panoramique », les festivals de films d'Angoulême, de San Sebastián et Fantasia font l'objet de comptes-rendus tandis que la programmation est FFM est analysée durant neuf pages détaillées.

  • Près de 50 ans après la mort tragique de Jean Corbo, il existait peu de documents sur cet épisode de notre histoire. Corbo de Mathieu Denis vient jeter un peu de lumière sur cet événement et sur l'époque effervescente qui l'a occasionné. De la trempe d'Octobre ou de 15 février 1839, le long métrage de Denis fait partie des rares films ayant le courage d'aller aussi loin dans l'exploration du politique. Ailleurs dans ce numéro, un bilan du cinéma québécois de 2014, des analyses de Foxcatcher (Miller), Léviathan (Zvyagintsev) et Sommeil d'hiver (Ceylan), entre autres, ainsi qu'un essai ayant pour thème la question de la foi dans l'oeuvre de la jeune cinéaste Cheyenne Carron. Cette édition poursuit également la commémoration des 60 ans de la revue avec une deuxième partie consacrée aux années 1965-1974.

  • Séquences inaugure, à l'orée de sa 60e année, une édition désormais tout en couleurs. Élégante et digne façon de célébrer l'oeuvre de Federico Fellini, dont la vie et les films sont analysés et commentés dans un riche dossier de dix-huit pages. Un hommage à Michel Brault, disparu en septembre 2013, trouve aussi une place dans ce numéro. Plusieurs entrevues essaiment la section « Gros plan », dont celle avec Atom Egoyan pour son plus récent film Devil's Knot, un drame labyrinthique puissant présenté lors du dernier FNC. Puis, la jeune réalisatrice Rebecca Zlotowski nous parle de son deuxième opus Grand Central, tandis que Tahar Rahim, tête d'affiche du film avec Léa Seydoux, expose sa vision des personnages qu'il a incarné depuis sa révélation dans Un prophète (J. Audiard) en 2009.

  • En ouverture du numéro d'avril-mai de la revue Séquences : le film Dogman du cinéaste italien Matteo Garrone qui raconte l'histoire d'un homme toiletteur pour chiens et, dans ses temps libres, revendeur de drogues. Lisez la critique du film et un entretien avec le réalisateur, mené par Élie Castiel. Lisez également une critique du plus récent film de Denis Côté : Répertoire des villes disparues et l'entretien mené par Pierre-Alexandre Fradet avec le réalisateur. Au nombre des films retenus dans ce numéro comptez, entre autres, Capharnaüm de Nadine Labaki, Cold War de Pawel Pawlikowski, Dilili à Paris de Michel Ocelot dans la rubrique Gros Plan et Des histoires inventées de Jean-Marc E. Roy, Troisièmes noces de David Lambert et Impetus de Jennifer Alleyn dans la rubrique Critique. Au sommaire également : un portrait de la réception du cinéma français au Québec, une rubrique recensions bonifiée et un hommage à Bernardo Bertolucci, décédé en novembre dernier.

  • Le numéro novembre-décembre de la revue Séquences clôt l'an 2018 par un clin d'oeil aux commémorations du cinquantenaire de Mai 68, qu'elle choisit de souligner en mettant de l'avant l'un des films les plus décisifs de ce mois turbulent : 2001 : A Space Odyssey de Stanley Kubrick. Retour sur la genèse de ce chef-d'oeuvre de science-fiction retour également sur 50 ans d'hypothèses, de questionnements et d'analyses de cet opus, celui qui aura sans doute fait couler le plus d'encre dans l'histoire du cinéma. Ce numéro propose aussi la troisième partie de l'étude du cinéma de Xavier Dolan avec comme cas de figure Laurence anyways, la seconde partie de l'étude sur Section spéciale de Costa-Gavras, une entrevue avec le cinéaste Robin Aubert et plusieurs critiques de films récemment sortis dont Sashinka, Mandy, Maria by Callas et 3 visages. Élie Castiel (rédacteur en chef) salue également, dans son éditorial, l'ouverture de deux nouvelles salles, le Cinéma Moderne et le Cinéma du Musée.

  • Pour l'édition de janvier-février-mars de la revue Séquences, Élie Castiel a rencontré Philippe Lesage, réalisateur de Genèse, présenté en couverture du numéro. Pierre-Alexandre Fradet livre ses impressions sur ce troisième opus du cinéaste québécois, fignolé autour des personnages de Charlotte, Guillaume et Félix et de leurs émois adolescents. Trouvez aussi au sommaire la troisième partie de l'essai d'Arnaud Corbic sur Section spéciale de Costa-Gavras et une entrevue avec la cinéaste française Mia Hansen-LØve. Parmi les films passés sous l'oeil critique des collaboratrices et collaborateurs de la revue, relevons : Roma,À tous ceux qui ne me lisent pas, The Favourite, If Beale Street Could Talk, Premières armes, Climax, Transit, Les salopes ou le sucre naturel de la peau, Halloween et Bohemian Rapsody, entre autres. Ce numéro se clôt sur des hommages à Charles Aznavour, Stelvio Cipriani et Venantino Venantini.

  • En couverture du numéro d'avril-mai de Séquences, le premier « essai-cinéma de long métrage » Jusqu'à la garde du cinéaste français Xavier Legrand. Lisez l'entretien qu'a mené Élie Castiel avec le réalisateur de ce film qu'il qualifie « d'essentiel et percutant. ». En éditorial, le rédacteur en chef souligne l'importance du métier de critique et le besoin essentiel de sortir des bancs de l'université et de ramener dans l'espace public une critique exigeante et rigoureuse, éloignée de la simple opinion et de la culture de masse. En ce sens, ce numéro propose des lectures de L'insulte de Ziad Doueri, La villa de Robert Guédiguian, Les scènes fortuites de Guillaume Lambert, Phantom Thread de Paul Thomas Anderson, La promesse de l'aube d'Éric Barbier, La Bolduc de François Bouvier et La part du diable de Luc Bourdon, entre autres. Lisez-y aussi la quatrième partie de l'étude « Regards autochtones ».

  • C'est avec une apparence renouvelée que Séquences présente son tout premier numéro de l'année. À sa une, le nouveau documentaire Labrecque : une caméra pour la mémoire de Michel La Veaux sur Jean-Claude Labrecque. Pierre Pageau s'est d'ailleurs entretenu avec le réalisateur, puis avec Jean-Claude Labrecque. À la suite de ces entretiens, lisez celui qu'a mené Maxime Labrecque avec Ian Lagarde pour All You Can Eat Bouddha, puis celui qu'a mené Élie Castiel avec Bernard Émond à qui il consacre aussi un article. Lisez ensuite la troisième partie de l'étude « Regards autochtones ». Retrouvez également plusieurs critiques de films dont, entre autres, Barbara de Mathieu Amalric, 24 David de Céline Baril , The Shape of Water de Guillermo del Toro, Happy End de Michael Haneke et Certains de mes amis de Catherine Martin.

  • C'est Pieds nus dans l'aube, l'adaptation du roman de Félix Leclerc par son fils Francis Leclerc qui occupe la une du numéro de novembre-décembre de Séquences, la revue des cinémas pluriels. Denis Desjardins signe une critique du long métrage, alors que Maxime Labrecque s'est entretenu avec le réalisateur. Dans le cas d'Ava, film de Léa Mysius, c'est Julie Demers qui le critique et Sami Gnaba qui a rencontré la réalisatrice. 120 battements par minute ( Robin Campillo ), Ta peau lisse ( Denis Côté ), The Killing of a Sacred Deer ( Yorgos Lanthimos) et Blade Runner 2049 (Denis Villeneuve) font partie des autres films discutés dans ce numéro. S'y trouve aussi le second volet du dossier Regards autochtones, et un portrait de Kim Jung-il, le cinéphile. Le numéro se clôt sur des hommages à la mémoire de Mireille Darc et Jerry Lewis. Dans un autre ordre d'idée, veuillez noter qu'à partir de 2018 la revue passera de six à cinq parutions par année.

  • Cette édition automnale de Séquences fait la part belle aux textes analytiques, coeur d'une revue spécialisée, en laissant à son pendant web le soin de critiquer l'actualité cinématographique d'ici et d'ailleurs au rythme où elle se vit, poussant les collaborateurs à « réfléchir vite et à penser avec [leurs] tripes ». « Envol 2.0 » comme le souligne Élie Castiel en ouverture de ce numéro. Numéro qui présente en couverture Le problème d'infiltration de Robert Morin, avec qui Élie Castiel s'est entretenu. Retrouvez aussi un gros-plan sur Dunkirk de Chrtistopher Nolan, la première partie d'une étude sur le cinéma autochtone et la seconde de celle sur l'homosexualité à l'écran. Pour rendre hommage à la cinéaste québécoise d'origine tunisienne Michka Saäl, disparue soudainement au cours de l'été, l'équipe de Séquences publie une entrevue inédite, menée en 1995. Le numéro se conclut avec un salut aux artisans du grand écran qui nous ont récemment quittés.

  • Dans son édition de juillet-août, l'équipe de Séquences manifeste son désir d'élargir son mandat en se renommant « revue des cinémas pluriels ». Pluriel, car les cinémas sont de genre, de thème, et d'origine multiple. Sans délaisser les films d'auteur, Séquences souhaite porter son regard vers un cinéma plus grand public, vers des thèmes intemporels, d'hier et d'aujourd'hui, sans toutefois tomber dans le simplisme. Par ailleurs, le film en couverture de ce numéro, Et au pire, on se mariera, adapté du roman éponyme de Sophie Bienvenue, est au coeur de l'entretien de Julie Vaillancourt avec la réalisatrice Léa Pool tandis qu'Élie Castiel en fait la critique. Découvrez notamment les films Rue de la Victoire, premier documentaire de Frédérique Cournoyer-Lessard, A Quiet Passion de Terence Davies, Après la tempête de Kore Eda, Poesia sin fin de Alejandro Jodorowsky et Song to song de Terrence Malick.

  • Ce numéro de printemps s'engage dans les mutations contemporaines du septième art en ouvrant ses pages à des films inédits, soit carrément en salles, soit sur nos écrans nord-américains. En couverture, celui d'Hong Sang-soo, On the Beach at Night Alone, découvert par Anne-Christine Loranger lors de la dernière Berlinale. Le réalisateur coréen, à la fois prolifique et contemplatif, offre ici une rare entrevue éclairant son nouveau portrait de femme. Autre oeuvre, autre entrevue : avec Defenders of Life, la documentariste d'origine kazakhe Dana Ziyasheva s'intéresse à l'ancienne civilisation Ngäbe du Costa Rica, et particulièrement au sort de leurs jeunes femmes. Suspendu sur le fil entre modernité et résistance des traditions, ce film aux images resplendissantes fait le tour du monde. Sami Gnaba nous propose quant à lui une longue rencontre avec Bertrand Bonello, fascinant créateur d'oeuvres au parfum de soufre : le dernier-né, Nocturama, est un reflet du malaise et de la violence sociale ressentie par une certaine jeunesse française.

  • Combat au bout de la nuit, le film fleuve signé Sylvain l'Espérance sur la résistance de la Grèce au capitalisme sauvage, orne la couverture du numéro de printemps de Séquences : serait-ce l'oeuvre de la maturité pour le documentariste québécois? Du côté du Danemark, Thomas Vinterberg, célèbre représentant de Dogme 95, se confie en entrevue sur son nouveau film, La Communauté. La section critique offre ses pages aux sorties des derniers et prochains mois, des très convaincantes (Baccalauréat, Neruda, Jackie, Julieta) à celles jugées plus décevantes (Assassin's Creed, Le Client). La rédaction dresse également un bilan du l'année 2016 du cinéma québécois ainsi que de certains festivals (Image + Nation et les dernières Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal). Pour terminer, une triple rubrique « Salut l'artiste » rend hommage aux disparus Pierre Étaix, Michèle Morgan et Andrzej Wajda, âme cinématographique de la Pologne, dont le touchant film-testament, Les Fleurs bleues, prendra d'ailleurs l'affiche en avril.

  • Ce numéro de fin d'année de Séquences met en couverture Pays. Pour ce deuxième long-métrage très attendu, Chloé Robichaud s'intéresse à l'univers de la politique et à l'affirmation de soi dans la différence. Également en entrevue, Mathieu Denis et Simon Lavoie, duo derrière le film-choc Ceux qui font les révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau, qui discutent engagement politique et héritage du printemps érable. La sortie du plus récent opus de Jim Jasmusch, Paterson, permet à Guillaume Potvin de revenir sur la filmographie de l'un des rois du indie américain. Côté documentaire, gros plan sur le film-événement Fuocoamare, par-delà Lampedusa de Gianfranco Rosi, Ours d'or à Berlin, qui décrit la catastrophe humanitaire des migrants en Europe. La section hommage s'attache à Héctor Babenco et André Melançon, entre autres récents disparus. Un retour sur la dernière édition de Fantasia et un point sur les Rencontres de Coproduction Francophone 2016 dans le cadre de Cinemania avec Guilhem Caillard, directeur général du festival, complètent le numéro.

  • C'est un film d'animation tout à fait hors-norme qui a les honneurs de la couverture de ce numéro de début d'année de Séquences : La Tortue rouge du Belge Michaël Dudok de Wit. En entrevue, le réalisateur s'exprime sur la conception de ce poème visuel qui fait le tour du monde. Ensuite, en gros plan, retour sur certaines oeuvres incontournables de la fin 2016 (Elle, Moonlight, Mademoiselle) et annonce des premières sorties de 2017 (Nelly, Sieranevada, Mes nuits feront écho, Maudite poutine). Au niveau des festivals : compte-rendu de deux manifestations (le dernier Festival du Nouveau Cinéma et celui de San Sebastián), ainsi qu'une entrevue avec Dieter Kosslick, directeur de la Berlinale. Le dossier central de la revue s'attaque quant à lui à un gros morceau, Claude Jutra. Une série d'articles analyse les représentations pionnières à l'oeuvre dans les films du réalisateur : une prise de position sur l'héritage cinématographique de ce monument, déboulonné l'hiver dernier suite à la publication de sa biographie signée Yves Lever.

  • Le numéro d'automne de Séquences met en couverture Juliette Gosselin et Émile Schneider, héros romantiques d'Embrasse-moi si tu m'aimes. Le film s'illustre dans la critique principale signée Luc Chaput, et Élie Castiel a également rencontré l'enfant terrible André Forcier. Autre entrevue de ce numéro : Aliocha Schneider, acteur du moment et à l'affiche du Closet Monster de Stephen Dunn. Des sorties récentes ou à venir (Juste la fin du monde, Notre petite soeur, Les Cowboys, The Neon Demon) se taillent une place de choix de la section Gros plan, suivies de recensions d'ouvrages consacrés à Todd Haynes ou Pedro Almodóvar. Malheureusement particulièrement fournie, la rubrique Salut l'artiste, dédiée aux disparus, renferme un hommage substantiel à Michael Cimino. Côté exposition, Julie Vaillancourt nous propose de faire vibrer notre fibre contestataire avec une visite virtuelle de 25 X la révolte d'Hugo Latulippe, présentée au Musée de la Civilisation de Québec jusqu'en mars prochain.

  • En couverture de ce numéro, nous découvrons le personnage de King Dave, nouveau film de Daniel Grou (qui délaisse, le temps d'un film, son pseudonyme Podz). Récit d'une simplicité ahurissante, ce plan-séquence de 90 minutes demeure une surprise estivale qui partagera sans doute la critique et le public par son je-m'en-foutisme, son ton bordélique, son refus de narration linéaire, ses erreurs assumées. La revue nous offre, en plus d'une analyse critique, une entrevue avec le réalisateur. Ailleurs dans ce numéro, des articles abordent Francofonia d'Alexandre Sokourov, documentaire offrant un regard fascinant sur l'histoire du Louvre sous l'occupation nazie, La loi du marché de Stéphane Brizé, qui a valu à Vincent Lindon le prix d'interprétation masculine à Cannes en 2015, et Au-delà des montagnes du réalisateur Jia Zhangke, surnommé le Balzac chinois. Le dernier long métrage d'Emmanuelle Bercot, La tête haute, portrait minutieux du parcours d'un jeune délinquant, ainsi que la dernière oeuvre du grand Nanni Morretti, Mia madre, sont aussi à l'honneur dans ces pages.

  • Le nouvel opus d'Apichatpong Weerasethakul, Cemetery of Splendour, incarne une oeuvre soutenue qui ne cède en rien aux multiples formes fictionnelles en vogue aujourd'hui. Cette couverture prouve à quel point Séquences continue, depuis ses débuts, d'être solidaire d'un cinéma autre qui se veut innovateur, qui propose de nouvelles lectures des images en mouvement, mais surtout, qui engage activement le spectateur cinéphile à repositionner ses habitudes, à ajuster son regard et à se compromettre dans un rapport à l'écran à la fois complice et solidaire. C'est ce que ce numéro cherche à faire : vanter les mérites des cinéastes qui osent. C'est dans cet ordre d'idées que la revue nous offre un entretien avec Michel La Veaux, réalisateur du documentaire hors-norme Hôtel La Louisiane, ainsi que des critiques de Truman, le nouveau film de Cesc Gay gagnant de 5 Goyas, de Youth de Paolo Sorrentino et de Every Thing Will Be Fine de Wim Wenders, entre autres.

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