Emmanuelle de Boysson

  • Au début du XXe siècle, Valentine, une jeune Bretonne insouciante, monte à Paris, au bras d'Antoine, son mari austère et volage.
    Introduite dans la société mondaine de la capitale et ses salons littéraires, elle rencontre des femmes libres qui la fascinent et l' attirent. Colette, Renée Vivien, Liane de Pougy, Élisabeth de Gramont et surtout l'irrésistible Natalie Cli ord-
    Barney. À leurs côtés, Valentine va bientôt se rêver écrivain.
    Mystérieuse et magnétique, l'Amazone Natalie, qui devient bientôt sa «Natty», l'initie aux déliceslittéraires et aux amours saphiques. Naît alors en Valentine une passion pure et dévorante, dont elle pourrait bien ne jamais revenir...

  • Juliette vient de s'installer à Paris. Entre la prépa et les cours de théâtre, elle essaie de trouver sa voie. Mais un beau matin, un scandale vient sonner la fin de l'insouciance et éclabousser sa famille. Des années plus tard, c'est justement ce scandale qu'elle va tenter de démêler à travers
    l'écriture. Pour dire sa vérité. Celle de cet oncle aimé et admiré. Une résolution qui est loin de faire l'unanimité. Forte du soutien de quelques proches, Juliette, cette fois, ne renoncera pas.
    Que tout soit à la joie retrace l'itinéraire d'une femme aspirant à s'affranchir des conventions. À ses côtés, l'esprit d'un homme qui a chu et s'est abîmé dans les mémoires. Qui était cet ecclésiastique respecté, ami des prostituées ? Peut-on être homme de Dieu et homme de chair ?
    Les deux parcours s'éclairent et se répondent.

  • 1643. A la mort de son père, la jeune Emilie Le Guilvinec quitte sa Bretagne natale pour devenir préceptrice dans le Marais, à Paris, chez la comtesse Arsinoé de La Tour. Sa culture, son esprit et sa fraîcheur lui ouvrent la porte des salons littéraires. Émilie rencontre les fameuses précieuses qui se piquent de lettres et d'érudition. L'ambitieuse suscite vite des jalousies.
    Dans les tourments du royaume déchiré par la Fronde qui traumatise Louis XIV enfant , l'attachante Bretonne se débat au coeur des jeux de pouvoir et confie à son journal ses troubles, ses rêves, ses passions aussi.
    Saura-t-elle se jouer de l'arrogance et des volte-face de cette noblesse dont elle ne partage pas le sang ? Maintiendra-t-elle son rang au milieu de ces brillantes amazones qui excellent dans l'art de la conversation et de la raillerie ? Pourra-t-elle aimer l'homme qu'elle a choisi plutôt que celui qu'on lui impose ? Son ascension la conduira-t-elle à sa perte ?

    Plongée dans l'univers des salons, ce roman palpitant est aussi une grande histoire d'amour nourrie de rebondissements et d'intrigues.

  • Depuis trente ans, Gaspard est le majordome de Jules Berlingault, vieux monsieur loufoque qui décide de lui léguer sa fortune. Mais rien ne va plus dans son immeuble : querelles de palier, déprimes, couple en crise... Jules se prend d'affection pour ses quatre voisins et les invite à l'île de Ré pour les vacances.
    Après une arrivée explosive, il leur propose un incroyable marché : s'ils parviennent à prouver qu'ils sont heureux en restant unis, ils hériteront de tous ses biens. Dès lors, Gaspard, à cran, n'aura de cesse de faire capoter cette comédie du bonheur.
    Entre doutes, duplicité et jeux de rôle, ses nouveaux amis se plieront-ils aux lubies de ce cher Berlingault, à la fois Pygmalion et farceur ?
    Une folle parenthèse où la fantaisie est une invitation à se dépasser. Un roman optimiste qui nous rappelle que le bonheur est un pari sans risque.

  • Blanche de La Motte n'a pas connu son père et peu sa mère, Emilie Le Guilvinec, partie le rejoindre en Nouvelle-France. Avant de mourir, celle-ci révèle à sa fille comment elle a été déshéritée, bannie des salons. Blanche ne l'oubliera jamais. Elevée à Paris chez sa marraine, Ninon de Lenclos, elle assiste à la première des Précieuses ridicules. Une révélation: Blanche sera comédienne dans la troupe de Molière.
    Volontaire et fragile, elle aimera trois hommes, dont, en secret, le jeune Louis XIV. Son amitié avec la Montespan, entre fascination et rivalité, l'entraînera au coeur des intrigues de la Cour et de la plus criminelle d'entre elles, l'affaire des poisons et des messes noires.
    Menacée, Blanche sort ses griffes. Qui cherche à lui nuire? Les vieilles Précieuses? Une des maîtresses du roi? Ses demi-frères qui veulent la cloîtrer? Réussira-t-elle enfin à venger sa mère?
    Des coulisses de Versailles aux loges des théâtres, ce roman sensuel et captivant mêle avec panache le jeu des ambitions déçues, les passions et les manoeuvres de ces grandes dames obsédées par les pouvoirs occultes.

  • En Nouvelle-France, Marquise est confiée à Ninon de Lonclos suite au décès de sa mère. Elle passe une enfance heureuse avant de décider à l'âge de 14 ans de se lancer dans une carrière artistique. Mais elle est agressée par Philippe d'Orléans et perd sa viriginité. Honteuse, elle s'exile en Italie puis épouse Armand de Belle-Isle. Elle rencontre ensuite le jeune Antoine Watteau.

  • « Il y a quelques années, j'ai adapté "Le Rouge et le Noir" pour le théâtre. Pendant cinq ans, je suis entrée en Stendhalie, comme on entre au couvent. Ce roman m'a envoûtée, "La Chartreuse de Parme", émerveillée. Deux chefs-d'oeuvre, pour leur musique qui suit le rythme intérieur des sensations de Julien et de Fabrice, les passages presque improvisés, imprévisibles, pour l'ivresse de ces êtres de désir, tendus vers des chimères qui précipitent leur chute. Stendhal aimait changer de masques. Aussi ai-je imaginé une mystérieuse rencontre sur les bords du lac de Côme. Au fil de notre promenade, je m'interroge : le spectre de Stendhal ? Un imposteur ? Et si c'était lui ? » Emmanuelle de Boysson L'auteur : Emmanuelle de Boysson, romancière et journaliste, a publié une quinzaine d'essais et de romans, dont, en 2014, "Le Bonheur en prime" (Flammarion). Elle est présidente du Prix de La Closerie des Lilas. La collection Duetto: un écrivain en raconte un autre.

  • Le charme discret de la bourgeoisie
    Alsace, 1969. Juliette passe les vacances de la Toussaint chez ses grands-parents, avec Camille, sa cousine délurée, qui lui présente Patrice, dont elle tombe follement amoureuse. Les vacances riment avec insouciance et innocence, s'y mêlent les goûts et les senteurs des derniers moments de l'enfance, notes sucrées qu'on voudrait ne jamais oublier.
    Pourtant les revendications sociales issues de mai 68 grondent encore. Les parents de Juliette tentent de la préserver du climat d'insurrection qui s'empare de Mulhouse. Elle en profite malgré tout pour s'évader du cocon avec sa cousine, tandis que son petit ami s'engage politiquement et sombre dans la drogue et l'autodestruction. Si Juliette flirte avec la provocation et ose défier son milieu, elle finira par suivre, en jeune fille de bonne famille, la voie qu'on lui a tracée et ne transgressera pas les limites, à l'inverse de Patrice...
    Le souvenir d'un parfum de Schiaparelli, le velours orange d'un pantalon pat d'eph, autant d'évocations des années 70 que Les Années Solex nous invite à partager. Hymne à la fureur de vivre adolescente et aux premières amours, ce roman plonge dans l'âge de toutes les transgressions et de tous les possibles. Délicieusement nostalgique.

  • L'amitié est toujours profitable, l'amour est parfois nuisible (Sénèque). Mais l'amitié homme-femme est-elle possible ? A l'heure où le couple traditionnel n'est plus la référence, cette relation, parfois teintée d'ambiguïté. permet à chacun de s'épanouir en restant soi-même, de se construire grâce à une confiance réciproque, de l'humour et de la légèreté. Ce lien hors normes est devenu une valeur forte, un refuge : amis de longue date, les coauteurs en sont la preuve vivante. Ils reviennent sur l'évolution du sentiment amical et démontrent qu'aujourd'hui, l'égalité des hommes et des femmes renforce cette affinité élective. Ils analysent les conditions nécessaires à sa naissance comme à son développement, examinent les écueils et dénombrent les bienfaits en s'appuyant sur des témoignages de personnalités. Un débat dans l'air du temps, original et pertinent, qui dessine les contours de ce que pourraient être les relations hommes-femmes de demain.

  • Ils en ont plus qu'assez, les bons vivants, d'être montrés du doigt par les grands prêtres de la pensée unique! Assez d'être désignés comme les cancres d'une société pusillanime qui élève la prohibition généralisée au rang de morale absolue! Assez d'être condamnés à rester au coin, avec un bonnet d'âne, mauvais sujets, mauvais citoyens! Assez de devoir supporter les névroses de gouvernants qui condamnent, ex cathedra, ceux qui s'adonnent, dans une semi-clandestinité, à des plaisirs désormais coupables : fumer pour partager un moment de convivialité gratuite; boire pour oublier la morosité ambiante et faire danser les papilles; parler sans avoir à tourner sept fois sa langue dans sa bouche, de peur de dire une phrase qui entraînerait le versement de dommages et intérêts à quelques frileux, racornis, à l'affut du moindre faux pas. Le doux paradis des amateurs, par bonheur, n'est pas celui des pourfendeurs, des rigoristes, des sectaires, des censeurs! Puisse notre art de vivre en convaincre plus d'un et dissuader et dissoudre à terme cette minorité qui nous opprime au lieu de nous laisser en paix! Une fois pour toutes, le bon vivant est le dernier avatar du dissident dans une société qui fait semblant d'ignorer qu'elle dérive vers le totalitarisme moral.

  • Six femmes en lice : Cerise, Philippine, Iris, Douce, Lila, Rose, grandes bourgeoises ou apparentées. Jeunes filles, elles ont toutes appartenu au même rallye mondain ; aujourd'hui, avantageusement mariées, elles tiennent à leur confort comme une chatte à son coussin. Pas tendres pour un sou, elles s'observent, se jugent, se jalousent, griffent. Entre elles, circule une mystérieuse bague en émeraude qui va faire dérailler leur train-train. Au moment où elles tentent de se libérer de leurs névroses, elles sont déçues, piégées par leurs travers. Pour notre plus grand plaisir, elles forment un étonnant bouquet de défauts révélateurs de leur milieu : une épaisse couche de morale, une désespérante naïveté, un goût prononcé pour l'intérêt, une tendance exagérée au narcissisme, à l'hystérie ou même à la radinerie. Plus d'épines que de moelleux ! En un mot, on ne leur a pas appris à être simples : elles le paient, mais compensent et se relèvent. Malgré le luxe, un quotidien, disons facile, elles rêvent toutes d'un ailleurs improbable aux antipodes de leur univers étriqué. Seule Rose, la vieille fille confite, parviendra à larguer les amarres, à se fondre dans la masse pour y gagner sa liberté.« Je sais de quoi je parle, j'appartiens à ce petit monde dont je me moque, mais ne vous y méprenez pas, mon autodérision est un signe de bonne santé ! Je déborde d'affection pour ces femmes à mi vie, si touchantes avec leurs fêlures, leurs certitudes, leurs limites. » reconnait Emmanuelle de Boysson.

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