Eric Bonnargent

  • Cet ouvrage met en lumière trente oeuvres des XXe et XXIe siècles, écrites par des auteurs de vingt nationalités différentes et fait se croiser des textes et des noms qui n'auraient peut être jamais eu l'opportunité de se rencontrer. Les pépites littéraires ainsi révélées offrent toutes la particularité de souligner, d'une manière ou d'une autre, l'atopia de personnages singuliers devenus incapables de s'accorder à leur environnement social, géographique, psychologique. Ces figures, pièces maîtresses de la fabrique des histoires, en prenant corps, contribuent à produire des oeuvres décalées. Décalées parce qu'elles détruisent toutes les illusions créées par la littérature de divertissement, interpellent radicalement le lecteur sur les réalités et les semblants du monde et sur son quotidien par définition chaotique, pour l'emmener en voyage au pays du silence, de la conscience et de la résistance. « Éric Bonnargent a sa manière unique d'examiner les oeuvres. [...] Après ces trente épisodes,une seule envie, lire les livres dont il parle.» Antoni Casas Ros

  • Polar littéraire.

    Que se passe-t-il lorsqu'un chauffeur de taxi amnésique tombe sur l'adresse d'un personnage du roman qu'il vient de lire ? Que se passe-t-il lorsqu'après lui avoir écrit à tout hasard, ledit personnage, un ancien policier, lui répond qu'il est bel et bien vivant, qu'il n'a rien d'un être de papier et qu'il n'a même jamais entendu parler de l'auteur, un certain... Roberto Bolaño ? Ce lecteur (Pierre-Jean Kaufmann) et cet homme dont on a " volé " la vie (Abel Romero) entament alors une correspondance afin de cerner les liens qui unissent Romero et Bolaño. Mais au fil de leurs échanges, les voilà conduits à examiner aussi le passé de Kauffmann, dont l'amnésie semble cacher un lourd secret.

    Articulé autour de l'œuvre du grand écrivain chilien,
    Le Roman de Bolaño croise l'enquête littéraire et le thriller latino. Naviguant entre Paris, Barcelone et Ciudad Juárez, le lecteur se trouve plongé au cœur d'une histoire où le vrai n'est jamais sûr et le faux toujours possible, et où rôdent en permanence la folie, le feu, la vie et la littérature.

    Éric Bonnargent et Gilles Marchand ont joué à la lettre le jeu du roman épistolaire, correspondant à plus de neuf cents kilomètres de distance sans jamais rien savoir de ce que l'autre avait à l'esprit. Pendant plus d'un an, ils se sont écrit, créant ainsi au gré de leurs échanges la trame narrative de ce qui allait devenir
    Le Roman de Bolaño. Là réside en partie l'originalité profonde de ce texte : Pierre-Jean Kaufmann et Abel Romero prennent corps, se répondent, s'écoutent et s'invectivent : on en oublierait presque qu'ils n'ont jamais existé – si tant est qu'ils n'aient jamais existé...

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