Erik Neveu

  • Alors que les taux de participation politique déclinent dans de nombreuses démocraties, les mouvements sociaux apparaissent comme une forme montante de l'expression politique. Comment en rendre compte ?
    Ce livre offre une synthèse cohérente d'une énorme littérature savante. Parmi les énigmes qu'il tente d'éclairer : pourquoi certains groupes se mobilisent-ils plus facilement ? En quoi les mobilisations révèlent-elles des problèmes parfois négligés par les autorités politiques ? Pèsent-elles sur les politiques gouvernementales ? Quel rôle les médias jouent-ils dans les mobilisations ? Comment l'État tente-t-il de les " domestiquer " ?
    Au fil des chapitres et des concepts, ce sont aussi des questions actuelles qui émergent : se mobilise-t-on dans les pays des Suds comme dans ceux du G8 ? Jusqu'à quel point peut-on parler d'une mondialisation de certaines mobilisations ? Existe-t-il une séparation si nette entre mouvements sociaux et partis ? De quelles satisfactions, émotions et contraintes l'expérience protestataire est-elle faite ?
    À l'heure des " gilets jaunes " et des mobilisations pour faire face au réchauffement climatique, ce livre aide à comprendre les conflictualités sociales du présent, tout autant que leur refoulement.

  • Une parfaite synthèse des grands enjeux rédactionnels, économiques et politiques du journalisme contemporain.
    Suspectés de " faire l'opinion ", d'être trop proches des puissants ou au contraire sans cesse négatifs, les journalistes exercent une profession chahutée. Un exercice salutaire du droit de critique exige de comprendre la réalité du travail quotidien d'un métier de plus en plus éclaté selon les médias, statuts et titres. Cet ouvrage propose à qui veut saisir le quotidien du travail journalistique un état des recherches internationales et un ensemble de pistes de réflexion. Il éclaire les généalogies de la profession et propose une cartographie des journalismes français contemporains. Il invite à penser le travail journalistique dans un réseau de relations avec les autres acteurs de l'entreprise de presse, les sources et les publics. Il évoque les évolutions de l'écriture de presse et tente de reposer les termes du débat classique sur les pouvoirs du journalisme. Il propose enfin de saisir les contours d'une nouvelle écologie de la production de l'information à un moment où réseaux sociaux, sites Web et débats sur les fake news manifestent la recomposition des techniques et de l'art d'informer.

  • Alors qu'on la disait condamnée par les nouvelles technologies, on regarde toujours autant la télévision. Cet ouvrage synthétique propose une approche sociologique d'un objet devenu meuble et des nouvelles pratiques que suscite son contenu. Acteurs, programmes, flux, conditions d'efficacité, interaction et pratiques des publics sont ici décryptés pour apprécier la formidable adaptation d'un loisir qui représente encore quatre heures d'attention par jour en France.
    À l'heure où l'on prophétise la " fin de la télévision ", où les jeunes générations se détournent du vieux poste pour de plus petits écrans, pourquoi proposer une sociologie de la télévision ? Parce que la télé ne se contente pas de résister : elle mobilise encore en moyenne près de quatre heures d'attention par jour en France et le flux des programmes télévisés envahit tous les écrans.
    Il s'agit dans cet ouvrage d'étudier ce vieil objet et ses nouveaux usages dans une perspective sociologique : c'est-à-dire attentive aux acteurs (qui produit les programmes ?), au flux des émissions (ce flux est-il immuable, a-t-il un sens ?), aux pratiques des publics (que font réellement les téléspectateurs ?), aux divers effets des programmes et à leurs conditions d'efficacité (la télévision fait-elle toujours et partout l'élection ?).

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