Fore

  • Bebe cyanure

    Forest

    Redécouvrez les pépites des premiers âges de la Maison Glénat dans une édition numérique remasterisée. Elles constituent un hommage inédit et unique aux premiers artistes qui ont participé à l'édification du catalogue majeur du premier groupe indépendant de bandes-dessinées contemporaines. Nombre de ces oeuvres ont eu une influence considérable sur leur époque. Véritables madeleines, elles témoignent toujours d'une belle vitalité, provoquent une tendre émotion et permettent enfin de vérifier l'admirable cohérence thématique de l'identité pérenne des éditions Glénat.

  • La peinture moderne naît avec Cézanne, Van Gogh, Monet, Kandinsky quand l'artiste découvre qu'il est d'abord un agenceur de couleurs et de formes. La poésie moderne naît quand, à la suite de Baudelaire, Mallarmé découvre que le poète a d'abord pour matériau la langue. Que la poésie n'est pas l'ornement d'un discours quelconque mais l'instrument subtil qui permet de dire l'indicible. Enfin Mallarmé vint, a-t-on envie d'écrire, tant il est vrai que c'est en cette fin du XIXe siècle que se produit le grand basculement d'où est sortie toute la poésie moderne. Les poètes découvrent que la poésie se fait avec des mots.

  • «Un système de surveillance généralisée et d'une nature nouvelle est en train d'être mis en place. Et c'est à ce système que le passage au distanciel va soumettre l'Université.»

    L'Université se retrouve en première ligne du front numérique. En ouvrant la voie à une adoption plus large du 'distanciel' dans l'enseignement supérieur, la crise pandémique va accentuer les évolutions profondes déjà engagées dans les apprentissages universitaires et leurs évaluations. Elle met au jour sa vulnérabilité aggravée à l'emprise toujours plus forte des logiques managériales sur un lieu dont la vocation critique consiste pourtant à les tenir à bonne distance. Car le numérique n'est pas une forme vide ; il porte en soi certaines manières de faire et de dire auxquelles, précisément l'Université, ne saurait sans résistance se plier, au nom d'un enseignement libre, incarné et divers - et par là aussi, de son temps. Il y a urgence à agir.

  • L'oubli

    Philippe Forest

    "Un matin, un mot m'a manqué.
    C'est ainsi que tout a commencé.
    Un mot.
    Mais lequel, je ne sais pas."
    Un homme se réveille, convaincu d'avoir égaré un mot dans son sommeil, incapable de se le rappeler. Bientôt, cette idée prend l'allure d'une obsession.
    Avec cette fable touchante, Philippe Forest nous rappelle, comme l'a écrit un poète, que la nuit recèle en son sein le plaisir et l'oubli, qui sont les deux seuls secrets du bonheur.

  • Napoléon comparait sa vie à un roman. Il en fut le héros et l'auteur. Seul ce roman nous reste. Depuis deux siècles, il continue à s'écrire sans lui. Et avec lui se perpétue ce "songe immense mais rapide comme la nuit désordonnée qui l'avait enfanté" dont parlent les Mémoires d'outre-tombe. Chateaubriand dit de Napoléon : "Il n'a pas fait la France, la France l'a fait."
    Mais peut-être la France, au fond, Napoléon l'a-t-il faite par sa défaite autant que par ses victoires. Car, outre des institutions et des lois qui existent toujours, le vide qu'il laisse a duré plus longtemps que le monument qu'il avait édifié et dont ne nous demeurent que des vestiges et des symboles.
    "Le soleil qui s'était levé à Austerlitz, écrit Hugo, se couche sur Waterloo." Avec le romancier des Misérables, les plus grands écrivains du passé sont venus visiter la légende obscure et éclatante sous la forme de laquelle, pour notre présent, cette histoire reste encore vivante.
    Philippe Forest interroge l'aventure de cet homme, et de la France qu'il a faite, au miroir littéraire de l'épopée dont il nous a légué l'impérissable souvenir.

  • Dans le cadre de la collection du centenaire des Puf, ouverte à des récits de vie et des savoirs de chercheurs, penseurs et écrivains voués à esquisser des horizons et ouvrir des voies d'espérance pour l'avenir, le romancier et essayiste Philippe Forest revient sur son oeuvre traversée par l'idée de deuil, l'expérience de la perte et la question de la survie.
    « J'écris pour recevoir du monde une réponse à la question que je lui pose et qui est identique à celle que, tous, écrivains ou pas, sous une forme ou sous une autre, nous lui adressons. », confie-t-il dans une conversation habitée par les souvenirs de jeunesse, par l'intérêt pour les avant-gardes, par une certaine conception de la littérature et de l'éthique politique. Au fil de l'entretien, l'écrivain met à nu tout ce qui l'anime et l'habite dans le fait d'écrire, de lire, de croire en la littérature, qui même si elle ne sauve de rien, porte sur les choses essentielles de la vie, de l'amour, de la mort. Pour lui, la littérature n'est pas là pour réparer la réalité mais pour porter témoignage de la part d'irréparable, d'irrémédiable que comporte l'existence.

  • « Lâcher prise »... facile à dire !
    Comment vivre normalement quand on est tendu vers un objectif sur lequel on n'a aucun contrôle ?
    Comment survivre au fameux "et vous c'est pour quand ?" ?
    Comment cesser de suspendre son bonheur à ce "quand on aura un bébé" ?
    Pourquoi les autres y arrivent-ils si facilement et pas nous ?
    Voici un aperçu des questions intimes que se posent les couples qui tentent depuis des mois, des années parfois, de concevoir un enfant. Ils rêvent de voir se dessiner une barre positive sur leur test de grossesse, mais ils cumulent les déceptions, faisant petit à petit l'expérience de cette blessure invisible qu'est la difficulté à devenir parents. L'auteure de ce récit connaît ce chemin intérieur, étant elle-même en parcours depuis trois ans pour devenir maman.
    Ce livre ne vous prodiguera pas la recette magique pour que Junior pointe enfin le bout de son nez. En revanche, il vous apportera ce qu'il faut de douceur et d'ondes positives pour mieux vivre cette situation, et allumera en vous une étincelle de vie aussi puissante qu'inattendue.
    « Avant, vous faisiez partie des "couples infertiles", ce club un peu pourri dans lequel vous n'aviez jamais rêvé de rentrer. Vous faites à présent partie de l'incroyable tribu des âmes fécondes. »

  • "J'ai fait de ma fille un être de papier. J'ai tous les soirs transformé mon bureau en théâtre d'encre où se jouaient encore ses aventures inventées. Le point final est posé. J'ai rangé le livre avec les autres. Les mots ne sont plus d'aucun secours. Je fais ce rêve. Au matin, elle m'appelle de sa voix gaie au réveil. Je monte jusqu'à sa chambre. Elle est faible et souriante. Nous disons quelques mots ordinaires. Elle ne peut plus descendre seule l'escalier. Je la prends dans mes bras. Je soulève son corps infiniment léger. Sa main gauche s'accroche à mon épaule, elle glisse autour de moi son bras droit et dans le creux de mon cou je sens la présence tendre de sa tête nue. Me tenant à la rampe, la portant, je l'emmène avec moi. Et une fois encore, vers la vie, nous descendons les marches raides de l'escalier de bois rouge."

  • Crue

    Philippe Forest

    "Un jour, j'ai réalisé que le monde autour de moi, avec ceux qui y vivaient, était en train de disparaître sous mes yeux et que personne, sinon moi, n'en voyait rien."

    Marqué par un deuil déjà ancien, un homme décide de revenir dans la ville où il est né et où il a autrefois vécu. Tout a changé. Pourtant, petit à petit, les mêmes fantômes fidèles s'en retournent vers lui sous les apparences étranges et familières qu'ils ont désormais revêtues.

  • "Attraper un chat noir dans l'obscurité de la nuit est, dit-on, la chose la plus difficile qui soit. Surtout s'il n'y en a pas.
    Je veux dire : surtout s'il n'y a pas de chat dans la nuit où l'on cherche.
    Ainsi parle un vieux proverbe chinois à la paternité incertaine. Du Confucius. Paraît-il. J'aurais plutôt pensé à un moine japonais. Ou bien à un humoriste anglais. Ce qui revient à peu près au même.
    Je croix comprendre ce que cette phrase signifie. Elle dit que la sagesse consiste à ne pas se mettre en quête de chimères. Que rien n'est plus vain que de partir à la chasse aux fantômes. Qu'il est absurde de prétendre capturer de ses mains un chat quand nul ne saurait discerner, même vaguement, sa forme absente dans l'épaisseur de la nuit."

    Schrödinger expliquait la théorie des particules par l'image d'un chat à la fois mort et vivant. S'amusant de ce paradoxe, Philippe Forest nous offre une méditation inspirée sur l'existence.

  • Sarinagara

    Philippe Forest

    Sarinagara signifie cependant. Ce mot est le dernier d'un des plus célèbres poèmes de la littérature japonaise. Lorsqu'il l'écrit, Kobayashi Issa vient de perdre son unique enfant : oui, tout est néant, dit-il. Mais mystérieusement, Issa ajoute à son poème ce dernier mot dont il laisse la signification suspendue dans le vide.
    L'énigme du mot sarinagara est l'objet du roman qui unit trois histoires : celles de Kobayashi Issa (1763-1827), le dernier des grands maîtres dans l'art du haïku, de Natsume Sôseki (1867-1916), l'inventeur du roman japonais moderne, et de Yamahata Yosuke (1917-1966), qui fut le premier à photographier les victimes et les ruines de Nagasaki. Ces trois vies rêvées forment la matière dont un individu peut parfois espérer survivre à l'épreuve de la vérité la plus déchirante.
    Loin des représentations habituelles du Japon, plus loin encore des discours actuels sur le deuil et sur l'art, dans la plus exacte fidélité à une expérience qui exige cependant d'être exprimée chaque fois de façon différente et nouvelle, le texte de Philippe Forest raconte comment se réalise un rêve d'enfant. Entraînant avec lui le lecteur de Paris à Kyôto puis de Tôkyô à Kôbe, lui faisant traverser le temps de l'existence et celui de l'Histoire, ce roman reconduit le rêveur vers le lieu, singulièrement situé de l'autre côté de la terre, où se tient son souvenir le plus ancien : là où l'oubli abrite étrangement en lui la mémoire vivante du désir.

  • Ils descendaient depuis l'azur, laissant vers le bas grossir la forme de leur fuselage, traçant doucement leur trait au travers des nuages. Le vrombissement des quatre moteurs, juchés sur le sommet des ailes, enflait, vibrant dans le vide, résonnant jusqu'à terre. Leur ventre touchait enfin la surface de l'eau, projetant à droite et à gauche un panache puissant qui retombait en écume, bousculant tout avec des remous épais qui dérangeaient les barques amarrées et remontaient haut sur le bord des berges.
    C'était l'été sans doute. Les vacances étaient déjà commencées. Il avait couché son vélo dans l'herbe toute brûlée par la chaleur du soleil. Peut-être attendait-il allongé sur le sol ou bien se tenait-il assis sur un ponton, les jambes se balançant au-dessus du courant très lent. À perte de vue, le grand ciel bleu du beau temps recouvrait le monde. Il regardait descendre vers lui le signe en forme de croix de la carlingue et des ailes. Lorsque l'avion heurtait l'eau, le choc le ralentissait net. Forant dans le fleuve une tranchée immatérielle, il creusait son sillage entre les rives, rebondissant formidablement d'avant en arrière, basculant sur l'un et puis l'autre de ses flancs, oscillant sur ses deux flotteurs jusqu'à ce qu'il s'arrête enfin : rond avec son ventre vaste comme celui d'une baleine, inexplicable parmi les péniches et les navires de plaisance, immobile comme un paquebot étrange mouillant au beau milieu des terres.

  • Le roman ressemble au théâtre puisqu'ils sont tous les deux pareils à la vie. Le monde entier est une scène, dit Shakespeare, et nous y sommes tous des acteurs. Depuis la nuit des temps, tous les soirs, les mêmes fables se répètent pour le plaisir du public. À tour de rôle, on reconnaît la sienne en n'importe laquelle des histoires qui se jouent sous nos yeux. La morale, amère, en est toujours la même : dépossédé enfin de tout ce qui fut à lui, chacun, au bout du compte, règne seulement sur les chagrins qui lui restent et dont il ne garde que le souvenir, dont il ne conserve que le secret. Mais lorsque les acteurs, sous les sifflets ou sous les applaudissements, se préparent à regagner leurs loges, une image persiste que tout homme peut peindre, s'il le souhaite, lui donnant par exemple l'apparence de cet étang où, parmi les fantômes qui flottent à la surface, il aperçoit les flèches de feu de quelques poissons d'or brillant dans la lumière qui baisse.
    Les trois coups retentissent. Le silence se fait dans la salle. Le rideau se lève. La scène se situe en Angleterre. L'action se déroule vers le milieu du vieux XXe siècle. Un homme, le plus célèbre des Premiers ministres du Royaume-Uni, pose pour un autre qui le peint. On n'en dira pas plus pour l'instant. Drame ou comédie, le spectacle peut maintenant commencer, qui raconte à chacun le récit de ce qui fit sa vie.

  • La Lexifiche Histoire des idées politiques décrit sous une forme didactique (encadrés, tableaux, schémas), claire et synthétique les principaux auteurs et courants de pensée politiques de l'Antiquité grecque à nos jours. Elle explique l'émergence des concepts décisifs de l'organisation politique des sociétés et offre, ainsi, les clés de compréhension indispensables pour comprendre les mouvements politiques à l'oeuvre au XXIe siècle. La collection LEXIFICHE met à la disposition du lecteur un accès facilité au savoir universitaire. Chaque titre est élaboré en accordant un soin particulier à la présentation, au choix des contenus et à la clarté de l'exposé. Les fiches sont organisées autour d'illustrations schématiques, de tableaux de synthèse ainsi que d'exemples et cas concrets permettant de faciliter la compréhension du lecteur.

  • La vision aztèque du monde a favorisé le développement de techniques divinatoires censées conjurer un destin trop rigoureux, déterminé par le signe sous lequel chaque individu naissait. La tendance à interroger l'avenir persiste chez les Indiens du Mexique contemporain et témoigne de la permanence de ces conceptions. Confronter les témoignages des chroniqueurs et les observations des ethnologues est ainsi l'un des moyens de pénétrer la mentalité indigène : certains rites actuels éclairent en effet le symbolisme des manuscrits pictographiques précolombiens. Comme leur littérature en porte témoignage, les Aztèques ont développé un type de société en accord avec leurs conceptions religieuses et philosophiques, empreint d'un fatalisme et d'une peur eschatologique que seul le recours au sacrifice humain pouvait apaiser autrefois, et qui aujourd'hui semble trouver un écho dans la fête des morts.

  • L'importance quantitative des achats publics (80 milliards d'euros/an, 10 à 13 % du PIB) fait de la réglementation des marchés publics un outil dont la connaissance et la pratique sont indispensables. La législation récemment codifiée se caractérise par la mise en oeuvre de procédures et règles relativement complexes pour les intéressés, candidats ou acheteurs publics. Les principes de la commande publique, les règles de passation d'un marché, les obligations et modalités de la publicité, les étapes de la sélection des offres mais aussi les sanctions des manquements et les recours sont, ici, expliquées méthodiquement et illustrées par la jurisprudence essentielle.

  • Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillamment fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.

    Docteur ès Lettres et directeur de recherche au CNRS, Jacqueline de Durand-Forest est spécialiste des chroniqueurs indigènes et de l'artisanat aztèque et a enseigné la langue et la civilisation nahuatl à l'EHESS et à l'Université de Paris-VIII.

  • Cette Lexifiche a pour objectif de : synthétiser les règles applicables au droit de la fonction publique, proposer aux étudiants de master, aux personnes préparant des concours administratifs et aux agents de la fonction publique un document de synthèse précis, fiable et à jour des dernières évolutions législatives.

  • Suis-je vraiment à ma place dans ce que je fais ?

    Le job de mon boss ne me fait pas rêver... c'est normal ?

    Si je ne fais rien, est-ce que je vais passer à côté de moi-même ?


    Si ces questions vous parlent, rassurez-vous, vous n'êtes pas un cas isolé ! À l'heure où tout le monde rêve de trouver du sens, la génération Y a elle aussi envie d'accéder au kif professionnel. Pourtant repartir de zéro relève parfois du défi : tout plaquer, certes, mais pour faire quoi ? Avec quel argent ? Comment braver ses peurs et sauter le pas ? Parsemé de témoignages de vrais reconvertis, de conseils concrets, de tests ludiques et d'exercices... ce livre vous accompagnera à chaque étape de votre reconversion.

    Yes you can !

  • Cette Lexifiche a pour objectif : de synthétiser les règles applicables aux données personnelles, de proposer aux étudiants de master et aux professionnels un document de synthèse précis, fiable et à jour des dernières évolutions législatives

  • Dix ans après, Philippe Forest revient sur l'événement qui fut à l'origine de son premier roman, L'enfant éternel. Le récit d'hier est devenu un essai. Que peuvent signifier dans notre monde aujourd'hui la maladie et la mort d'un enfant?
    Le chagrin provoqué par la perte, l'effarement devant la vérité crue et la révolte exigent d'être pensés sans répit. Les mythologies mensongères, le prétendu "travail de deuil", le recours à la religion et à tous ses substituts, la sentimentalité carnassière avec laquelle la société considère la souffrance des enfants forment les questions de fond soulevées dans ce livre.
    "Tous les enfants, sauf un, grandissent", écrivait James Barrie au début de son Peter Pan. Le premier roman de Philippe Forest citait cette phrase qui donne son titre à l'essai qu'on va lire, car la mort d'une enfant constitue en soi une exception à la règle de la vie.

  • Aragon s'est beaucoup raconté, en prose et en vers ; il n'a cessé d'appliquer avec virtuosité le principe du "mentir-vrai" à sa vie riche déjà de tant d'énigmes et de paradoxes : enfant illégitime à qui le secret de ses origines fut longtemps caché ; antimilitariste décoré de la Grande Guerre puis médaillé de la Résistance ; dandy dadaïste devenu militant discipliné du parti de Staline et de Thorez ; poète surréaliste converti au réalisme socialiste ; homme à femmes - et quelles femmes ! - métamorphosé en chantre de l'amour conjugal, avant de découvrir sur le tard le goût des garçons... Tous ces personnages différents n'en font qu'un seul dont l'itinéraire littéraire, intellectuel et politique transcrit le génie et le chaos du siècle.

    Philippe Forest recompose à nouveaux frais le roman somptueux de cette longue existence, avec ses chapitres glorieux et ses pages lugubres. Il révèle le jeu de miroirs par lequel se réfléchissent l'oeuvre et la vie d'un écrivain surdoué à qui aucune des formes de la littérature n'était étrangère. Et si cette oeuvre continue à nous toucher, alors que cette vie n'en finit pas de nous déconcerter, c'est qu'elle possède une jeunesse, une insolence, une énergie sur lesquelles le temps n'a guère eu de prise.

    Aragon a été aimé autant que haï, admiré autant que décrié, à la fois pour de bonnes et de mauvaises raisons. Il ne s'agit dans ces pages ni de l'acquitter ni de le condamner, mais d'en revenir au mystère même de celui dont on a pu dire qu'il avait été sans doute "le dernier des géants de notre temps".

    Prix Goncourt de la Biographie 2016
    Prix François Billetdoux 2016 de la SCAM

  • Toute la nuit

    Philippe Forest

    Quand vient le temps de se dire au revoir restent les mots-talismans. À l'un ou à l'autre, Pauline murmure : Je pense à toi toute la nuit ! Puis, l'un ou l'autre lui répond : Moi aussi, ma chérie, je pense à toi toute la nuit... Et c'est vrai, la pensée ne disparaît pas quand la conscience s'est assoupie. Elle lui survit et persiste... Au moment d'éteindre la lumière, il s'agit de se promettre encore qu'il n'existera pas de forme d'oubli où puisse s'effacer la présence de qui l'on a vraiment aimé. Je pense à toi toute la nuit signifie : la nuit n'est rien de plus que l'un des moments de ma pensée où je te prends (ne crains rien) avec moi. Et si elle dit : Je pense à toi toute la nuit, j'entends : Aie confiance, aie confiance, aucune nuit n'aura jamais raison de la pensée où tu vis avec moi.

  • Un chef-d'oeuvre du patrimoine de la S-F qui n'a pas pris une ride ! 2990.Les autorités terriennes décident de réveiller Chris le voyageur, un homme mis en hibernation 1000 ans auparavant dans une petite station spatiale lancée en orbite elliptique aux confins du système solaire. Chris n'était rien de moins que l'espoir de l'Humanité, menacée par le Grand fléau, d'étranges spores extraterrestres qui en éclatant sur Terre contaminent d'horrible manière les hommes. Le Fléau étant resté inactif pendant plusieurs siècles, on avait oublié Chris. Ce qui n'est plus le cas maintenant que les spores sont à ce point nombreux qu'ils ont décimé l'Humanité, dont les derniers survivants décident de quitter la Terre. Mais Chris, lui, a d'autres préoccupations. Il pense à Valérie, la jeune femme mise en hibernation en même temps que lui et dont on n'a jamais retrouvé trace. Valérie l'obsède, pour une raison qu'il ignore. Et Chris fera tout pour la retrouver. Au grand dam de Mara, jeune Terrienne profondément amoureuse de lui. Initiée dès 1964 par Forest et Gillon, la série des Naufragés du temps est un des monuments de la science-fiction moderne. Un space opéra tellement riche et futuriste qu'il n'a pour l'heure été égalé dans aucune dimension ni aucun espace-temps.

empty