Frédéric Lasserre

  • La rareté de certaines ressources naturelles devient un problème géopolitique majeur à mesure que croît la population mondiale. Le pétrole en est, depuis quelques décennies, l'exemple type, mais l'eau s'affirme peu à peu comme un ferment de conflits à venir. Longtemps partagée de façon plus ou moins empirique, l'eau des lacs et des fleuves, déterminante pour l'agriculture, est devenue un enjeu crucial dans plusieurs régions du monde. L'assèchement de la mer d'Aral et du fleuve Colorado sont des catastrophes écologiques majeures, tandis que le contrôle des eaux du Nil par l'Égypte aux dépens de l'Éthiopie, de l'Euphrate par la Syrie ou du Jourdain par Israël a eu, et aura encore, des conséquences politiques redoutables, que le réchauffement climatique en cours ne pourra qu'accentuer. Ressource stratégique et écologique majeure, l'eau implique une perception nouvelle : l'urbanisme actuel fait tout - à Londres comme à Paris - pour réconcilier la ville avec son fleuve. Puisse cette démarche inspirer la diplomatie des États contraints à partager cet indispensable bien commun. Frédéric Lasserre, géographe à l'Université Laval, dirige le Conseil québécois d'études géopolitiques (CQEG). Alexandre Brun est maître de conférences au département Géographie et Aménagement de l'université Paul-Valéry à Montpellier.

  • Longtemps considérée comme un bien inépuisable, l'eau représente aujourd'hui un enjeu crucial pour toutes les sociétés. La crise actuelle, bien plus qu'une question de rareté, en est une de répartition, de distribution et de choix relatifs à l'usage de cette eau. Doit-on, par le biais de grands barrages, d'immenses aqueducs ou de stations de pompage, prendre l'eau, là où elle est disponible, et la transférer vers les territoires affectés par une rareté croissante ou une demande supérieure à l'offre de la nature?

  • La disparition rapide de la banquise estivale dans l´Arctique laisse entrevoir la possibilité de sa dislocation à terme et de passages maritimes libres de glace sur des périodes de plusieurs mois. Le déclin de la banquise nous permettra-t-il d´exploiter des ressources naturelles - minerais, hydrocarbures - que certains évoquent comme un nouvel eldorado ? Les médias rapportent régulièrement les jeux de pouvoir qui se dessinent dans l´Arctique actuellement. Certains parlent même d´une « bataille pour l´Arctique », d´une nouvelle « guerre froide » pour les ressources de la région, voire d´une possible guerre entre pays riverains de l´océan Arctique pour le partage de ses richesses. De tels scénarios catastrophes sont-ils crédibles compte tenu des enjeux dans cette région ? Devant l´ampleur des changements climatiques que connaît l´Arctique, les rivalités qui se dessinent sur les plateaux continentaux et les passages arctiques pourront-elles se résoudre grâce à une coopération qui se dessine déjà ?

  • Les régions polaires sont engagées dans un processus de changements climatiques majeurs qui font redouter une cristallisation des rivalités pour l'accès aux richesses minières et énergétiques, ainsi qu'aux nouvelles routes maritimes dégagées par la fonte de la banquise.
    Ainsi, serions-nous à l'aube d'une nouvelle Guerre froide, voire d'un conflit armé. Or, une analyse précise de la situation et des acteurs en présence montre que ces scénarios-catastrophes sont grandement exagérés. Plutôt que l'affirmation de la souveraineté individuelle des États, on assiste en effet à la mise en place d'une coopération au travers de traités internationaux spécifiques et d'instances de dialogue. Car l'enjeu est avant tout de gérer les impacts dévastateurs des changements climatiques au regard desquels la question de savoir à qui appartiennent les pôles semble bien dérisoire...

  • Si le terme de géopolitique est très à la mode dans les médias et débats actuels, il est souvent utilisé de manière simplificatrice pour désigner des situations internationales ou militaires complexes.
    La géopolitique est pourtant une véritable discipline, désormais pleinement enseignée, qui étudie les rivalités et les enjeux de pouvoir sur des territoires entre des acteurs aux intérêts divergents.
    Cette nouvelle édition dresse un panorama de l'ensemble des concepts, méthodes et outils propres à l'analyse géopolitique, et met en perspective les théories des différentes écoles fondatrices.
    À travers de nombreuses études de cas (projet chinois des Nouvelles Routes de la soie, rivalités sino-américaines, question des frontières en Afrique et en Asie, géopolitique des ressources naturelles...), cet ouvrage vient illustrer la pertinence et la fécondité de l'approche géopolitique pour appréhender la grande diversité des problématiques actuelles.

  • En 2013, le président chinois Xi Jinping dévoilait son projet des nouvelles routes de la soie, entreprise d'une rare ampleur venue affirmer les nouvelles visées planétaires de son pays. C'était l'occasion, pour la Chine, de s'afficher sur la scène internationale comme la deuxième puissance économique mondiale, mais aussi d'établir son leadership en Asie. Ce projet d'envergure comprend deux facettes complémentaires : une route terrestre et une ceinture maritime.

    Ce grand programme de la Belt and Road Initiative est porteur d'espoir, mais aussi d'inquiétudes quant aux conséquences politiques et financières de projets aussi multiformes, stratégiques et souvent coûteux. Une analyse attentive montre qu'il existe des enjeux géopolitiques à plusieurs échelles qui ne relèvent pas que des relations internationales. Le projet se propose de restructurer l'ensemble des relations économiques en Asie, ainsi qu'entre l'Asie, l'Europe et l'Afrique.

    Comment cette vaste ambition chinoise se décline-t-elle ? Quelles sont ses dimensions en matière de transport, d'infrastructures et de finances publiques, de même que ses répercussions sur les échanges commerciaux ? C'est à ces questions que veut répondre le présent ouvrage, qui s'adresse au public, aux étudiants et aux chercheurs intéressés par les enjeux asiatiques contemporains, par la géopolitique ou par les transports et l'aménagement.

    Frédéric Lasserre est professeur au Département de géographie de l'Université Laval, chercheur à l'Institut québécois des hautes études internationales et directeur du Conseil québécois d'études géopolitiques (CQEG).

    Éric Mottet est professeur de géopolitique au Département de géographie de l'Université du Québec à Montréal, codirecteur de l'Observatoire de l'Asie de l'Est et directeur adjoint du CQEG.

    Barthélémy Courmont est maître de conférences à l'Université catholique de Lille et directeur de recherche à l'Institut de relations interna­tionales et stratégiques (IRIS).

  • Les grands enjeux contemporains de l'eau s'articulent tous autour d'une relation à la fois politique, sociale et culturelle, qui unit les sociétés et une ressource particulière, spécifique et essentielle - l'eau. Les problématiques complexes qui en résultent sont présentes à toutes les échelles  : depuis le local jusqu'au global et dans l'ensemble des domaines et des aspects d'une société. Cette capacité de l'eau à exprimer les dynamiques et les enjeux d'une société en fait ainsi un objet d'étude particulièrement décisif. Dans cette perspective, Ariane de Palacio et Frédéric Lasserre ont construit cet ouvrage autour de six des principaux défis qui se dégagent pour la ressource en eau en ce début de XXIe siècle et qui font écho à d'autres dynamiques et enjeux plus larges, qui concernent toutes les sociétés humaines à toutes les échelles d'espace et de temps. Dans ce deuxième tome, ils étudient trois défis majeurs  : d'abord, celui des mécanismes de gouvernance et de la formation des dynamiques de conflit et de coopération, qui s'articulent autour de la ressource en eau  ; ensuite, celui qui s'attache aux statuts juridique de l'eau, à géométrie variable et sources de conflits  ; enfin, celui de l'impact des changements climatiques sur les ressources en eau, notre manière de les percevoir et de les gérer, ainsi que l'urgence d'adopter un mode de relation responsable, durable et résilient avec cette ressource essentielle. Présentation des auteurs Ariane de Palacio est titulaire d'un doctorat en géographie (2015) de l'Université de Laval (Québec) portant sur la gestion par bassin versant du fleuve Usumacinta (Mexique-Guatemala). Elle a publié des articles scientifiques sur les questions de géopolitique de l'eau et des barrages, et sur la viticulture chilienne. Frédéric Lasserre est titulaire d'une maîtrise de Commerce (ESC Lyon), d'un MBA (York U.), d'un DEA de Géopolitique (U. Paris VIII) et d'un doctorat de géographie (U.  Saint-Étienne). Il a travaillé comme consultant à l'Observatoire Européen de Géopolitique sur les transformations politiques et économiques de l'Europe Centrale et Orientale après la chute du mur de Berlin, puis comme conseiller en affaires internationales au ministère québécois de l'Industrie et du Commerce, puis au sein d'Investissement Québec. Il est professeur depuis 2001 au département de géographie de l'Université Laval (Québec), et chercheur à l'Institut québécois des Hautes études internationales (HEI) ainsi qu'à l'Institut Hydro-Québec en Environnement, Développement et Société (IEDS). Il est également directeur de projets au sein du réseau de recherche ArcticNet, et chercheur associé à la Chaire Raoul Dandurand en Études stratégiques et diplomatiques (Université du Québec à Montréal). Il a mené de nombreuses recherches dans le domaine de la gestion de l'eau et au sujet de l'Arctique.

  • Les grands enjeux contemporains de l'eau s'articulent tous autour d'une relation à la fois politique, sociale et culturelle, qui unit les sociétés et une ressource particulière, spécifique et essentielle - l'eau. Les problématiques complexes qui en résultent sont présentes à toutes les échelles  : depuis le local jusqu'au global et dans l'ensemble des domaines et des aspects d'une société. Cette capacité de l'eau à exprimer les dynamiques et les enjeux d'une société en fait ainsi un objet d'étude particulièrement décisif. Dans cette perspective, Ariane de Palacio et Frédéric Lasserre ont construit cet ouvrage autour de six des principaux défis qui se dégagent pour la ressource en eau en ce début de XXIe siècle et qui font écho à d'autres dynamiques et enjeux plus larges, qui concernent toutes les sociétés humaines à toutes les échelles d'espace et de temps. Dans ce premier tome, ils examinent trois enjeux principaux  : d'abord, celui de l'eau agricole, qui doit assurer la séurité alimentaire d'une population mondiale en pleine explosion démographique  ; ensuite, celui de l'eau dans les villes, une réalité très complexe et qui devient cruciale dans un contexte de croissance urbaine sans précédent à travers le Monde  ; enfin, celui du rôle essentiel de l'eau dans la santé humaine et environnementale, un enjeu crucial du développement durable. Présentation des auteurs Ariane de Palacio est titulaire d'un doctorat en géographie (2015) de l'Université de Laval (Québec) portant sur la gestion par bassin versant du fleuve Usumacinta (Mexique-Guatemala). Elle a publié des articles scientifiques sur les questions de géopolitique de l'eau et des barrages, et sur la viticulture chilienne. Frédéric Lasserre est titulaire d'une maîtrise de Commerce (ESC Lyon), d'un MBA (York U.), d'un DEA de Géopolitique (U. Paris VIII) et d'un doctorat de géographie (U.  Saint-Étienne). Il a travaillé comme consultant à l'Observatoire Européen de Géopolitique sur les transformations politiques et économiques de l'Europe Centrale et Orientale après la chute du mur de Berlin, puis comme conseiller en affaires internationales au ministère québécois de l'Industrie et du Commerce, puis au sein d'Investissement Québec. Il est professeur depuis 2001 au département de géographie de l'Université Laval (Québec), et chercheur à l'Institut québécois des Hautes études internationales (HEI) ainsi qu'à l'Institut Hydro-Québec en Environnement, Développement et Société (IEDS). Il est également directeur de projets au sein du réseau de recherche ArcticNet, et chercheur associé à la Chaire Raoul Dandurand en Études stratégiques et diplomatiques (Université du Québec à Montréal). Il a mené de nombreuses recherches dans le domaine de la gestion de l'eau et au sujet de l'Arctique.

  • Ce livre présente le «modèle» de gestion par bassin versant, qui est le pivot des politiques de l´eau développées, et offre un aperçu de la complexité de l´architecture institutionnelle des politiques de l´eau aux États-Unis, au Canada, en France et, plus largement, dans l´Union européenne.

  • Guerres de l´eau, rareté de l´eau, gestion de l´eau. Qu´elle soit potable, agricole ou destinée à un usage industriel ou de loisir, l´eau est devenue l´objet de vives convoitises et de houleux débats quant aux modalités de son partage et de sa distribution. La question, d´abord de l´accès à l´eau, considérée comme une ressource essentielle, puis du partage de l´eau, et enfin surtout de la conflictualité potentielle de partages de plus en plus difficiles, a récemment pris le devant de la scène.

    L´eau sera-t-elle l´enjeu des conflits du xxie siècle ? Faut-il prêter attention aux prédictions alarmistes qui annoncent la multiplication des crises dans de nombreuses régions du globe, ou faut-il voir dans ces discours une version contemporaine des peurs millénaristes ? Des solutions modernes, comme des technologies plus adaptées ou la mise en place de mécanismes de marché, pourront-elles résoudre ces crises prochainement ? Comment les mécanismes de distribution de la ressource établis par les sociétés humaines en viennent-ils à s´enrayer aujourd´hui ? Quelles solutions se dessinent pour favoriser la nécessaire coopération dans ce domaine ?

    À partir de cas issus de plusieurs continents, les auteurs examinent les facteurs liés à l´accessibilité à l´eau ainsi que les principaux enjeux de la répartition, de la distribution et des choix relatifs à l´usage de cette importante ressource.

empty