Fran

  • Isoler, discréditer, déconsidérer le travail rendu, intimider, insulter... Les moyens sont nombreux, les conséquences dramatiques. En France, la reconnaissance du harcèlement moral et sa condamnation juridique sont venues changer le regard que portent les salariés sur certaines situations vécues et interpeller les entreprises quant à leurs méthodes de management.
    Que sait-on aujourd'hui sur le harcèlement au travail ? Quels en sont les effets sur les individus, leurs proches et la société ? Comment le punir ou le prévenir ? En décortiquant les mécanismes du harcèlement, ses origines et ses conséquences ainsi que les réponses qui y sont actuellement apportées en France comme à l'étranger, cet ouvrage fait le point sur un fléau de nos sociétés narcissiques.

  • Donner à voir sous un jour nouveau les représentations de la masculinité : tel est le projet de cet ouvrage. La question du regard et des dispositifs de visibilité sert ici de fil rouge à l'étude de textes filmiques, télévisuels et littéraires où apparaissent des formes de masculinités en marge, qu'elles soient rendues « exotiques » ou qu'elles marquent un déplacement face au modèle hégémonique du masculin. Au croisement des études cinématographiques, de la littérature comparée et des études de genre, l'ouvrage interroge les processus de décentrements et de recentrements de la masculinité qui se déploient au coeur de la fiction

  • Classique slovène du XIXe siècle inspiré de motifs populaires, ce conte qui s'adresse aux grands comme aux petits raconte avec finesse et humour l'histoire d'un paysan slovène à la force peu ordinaire et au caractère bien trempé, appelé à la cour de Vienne pour y combattre le géant Bruteaux, qui terrorise la population et assassine tous ceux qui osent l'affronter. Dans cette fable, deux mondes s'opposent, la ville et la campagne, le riche et le pauvre, le puissant et le faible. De leur rencontre naîtront quiproquos et situations cocasses.

  • Bête noire des critiques et des bibliographes, les supercheries occupent une place obscure, et parfois honteuse, dans l'histoire de la littérature française. Si l'usage du pseudonyme est un subterfuge banal, il est plus rare - et plus grave, aux yeux des censeurs sourcilleux - qu'un homme ou une femme de lettres attribue ses propres écrits à un être imaginaire. En occultant provisoirement sa responsabilité personnelle, en laissant croire à la réelle existence d'un personnage de pure invention et à l'authenticité de ses oeuvres, le simulateur se rend coupable de supposition d'auteur. Sont ici réunis une trentaine d'auteurs effectivement supposés par des écrivains célèbres (Sainte-Beuve, Mérimée, Louÿs, Gide, Larbaud, Apollinaire, Vian, Queneau, Gary...) ou de moindre renommée (Desforges-Maillard, Fabre d'Olivet, Vicaire, Picard, Gandon...). Le corps de l'ouvrage comprend une partie strictement anthologique où figurent, d'un côté, les textes de présentation (généralement biographiques) relatifs aux auteurs supposés, de l'autre, plusieurs " morceaux choisis " de leur production. Des notices spécifiques précisent en outre comment furent conçues, puis reçues, " la vie et l'oeuvre " de chacun.
    En fin de volume, une étude de synthèse examine l'ensemble des techniques utilisées dans ce genre de supercherie : une typologie des auteurs imaginaires et des auteurs pseudonymes permet de cerner en particulier les différences entre texte apocryphe, plagiat, pastiche et mystification proprement dite. L'analyse de ces stratégies falsificatrices s'appuie régulièrement - au besoin pour les critiquer - sur les travaux de Barbier, Quérard, Nodier, Lacroix, Lalanne, Augustin-Thierry et Wirtz, tous experts en ces délicates et brûlantes questions de littérature légale.
    Jean-François Jeandillou, Professeur à l'Université Paris X-Nanterre, est membre de l'Institut universitaire de France. Il a notamment publié un essai sur l'Esthétique de la mystification (éd. de Minuit, 1994) et l'Analyse textuelle (Armand Colin, 1997).

  • L'amour, plus fort que la mort ?Liam, membre des forces spéciales de la criminelle, fait une perquisition qui tourne mal chez un suspect. Ce dernier, d'une force surhumaine, force l'équipe de police à le cribler de balles pour s'en débarrasser. Le soir même, Liam et sa petite-amie, Hope, sont attaqués en représailles. La jeune femme est mordue et se retrouve transformée... en vampire ! Déboussolée, elle ne sait pas comment gérer ce nouvel état qui provoque de nouvelles sensations en elle : des pulsions souvent violentes et incontrôlables. Liam promet de la sauver, mais leur amour résistera-t-il à ce terrible coup du sort ?Réunis après leur mémorable collaboration sur Noble Causes, Jay Faerber et Fran Bueno nous proposent une nouvelle fable mêlant fantastique, horreur et romance ! Une histoire d'amour impossible qui n'est pas sans nous rappeler par moments la cultissime série Buffy contre les vampires.


  • Description du produit


    Extrait

    « ...revenu sur la... plage... avec mes ch...èvres...
    C'est... endroit... paisible. Les rochers... des formes plus...
    que le reste de l'île... Je m'asseois ?... Je m'assied dans les dunes... Et je parle... À qui ?... Sais pas... À l'île... À la mer... Il faut parler, je dois parler à voix haute... c'est recommandé... dire, clamer, proclamer, déclarer... murmurer aussi, parfois... n'importe quoi, des vérités, des mensonges... le ciel est rose, carmin, gris de peine, bleu cendré... énumérer départements, préfectures, prénoms féminins... Pas de souvenirs, surtout !... Non, parler simplement, sans crier, c'est pas la peine,
    il n'y a pas de vent, jamais de vent !... Énumérer des mots sans suite... étranges et surprenants sont les mots insensés...
    ou si peu, finalement !...
    Les chèvres ne sont pas suffisantes. »
    (Mercredi, page 53)
    Présentation de l'éditeur
    Les nouvelles sont pour Laguionie ce que les « pafinis » sont aux « toupins » dans l'un de ses derniers films... Lorsqu'elles sont ainsi ouvertes, les nouvelles rappellent aux êtres limités que nous sommes, tous ceux des films, des romans, des idées... des êtres qui ne verront jamais le jour, dont le nombre est infini. Par là, elles nous rappellent l'imposture de ce qui se donne pour réel.
    Dominique Frot, directrice de collection.

  • François Rousseau est né au tout début de la Seconde Guerre mondiale. Pour lui donner une chance de survivre, sa mère l'abandonne sur le parvis d'une église. Recueilli par une vieille dame dans un petit village, et malgré les conditions de vie difficiles dans cette période troublée, il profitera de l'insouciance de l'enfance et s'attachera à cette vie simple. Cependant, après la guerre, sa vie change avec le retour de sa mère. Ce qui aurait dû être source de joie s'avère être un déchirement. Sa mère ne lui montre aucune tendresse, aucun intérêt. Heureusement, son père tentera de compenser les manquements maternels.
    C'est ainsi que commence la vie de l'auteur. À travers son parcours et les obstacles qu'il a dû surmonter, il met en lumière les valeurs qui devraient être celles de tout être humain. Il démontre que nous sommes responsables de nos actes, de nos vies, et que chaque épreuve est la source d'une leçon, à nous d'en tirer le meilleur parti et d'apprendre à vivre le moment présent.

  • Dans Le mythe de la « gentille fille », Fran Hauser déconstruit la perception négative de la gentillesse, avec laquelle sont aux prises de nombreuses femmes dans le monde professionnel. Si elles sont gentilles, elles sont considérées comme faibles et inefficaces, mais si elles sont fermes, on les traite de pimbêches.
    Elle prouve que les femmes ne doivent pas sacrifier leurs valeurs, ni cacher leur véritable personnalité, pour réussir leur carrière. Partageant une foule d'anecdotes personnelles et de stratégies éprouvées, elle révèle comment se revendiquer « sympa » et éviter les stéréotypes réactionnaires de ce que devrait être un leader fort.
    Ses conseils accessibles et sa sagesse acquise de dure lutte détaillent comment trouver un équilibre entre empathie et résolution, comment dépasser les préjugés dans lesquels on peut vous enfermer, comment cultiver une assurance authentique qui irradie autour de vous, et bien plus encore !
    Cet ouvrage offre une dose rafraîchissante de féminisme progressiste qui trouvera un écho chez toute femme intelligente et professionnelle qui sait ce qu'elle veut et recherche de vrais conseils pour propulser sa carrière à un niveau supérieur, sans perdre son identité en chemin.

  • Le système scolaire au Togo sous mandat français vise avant tout la formation d'agents auxiliaires de l'administration, du commerce et de l'enseignement. L'idéologie véhiculée par ce système met l'accent sur la mission civilisatrice de la France, pays "riche et puissant", et sur la dette de reconnaissance contractée envers elle par les peuples colonisés, "faibles et arriérés".

  • Nombreux sont les poètes, à la belle époque de la Pléiade, qui ont écrit des odes. Pourquoi ce choix ? Prestige d'Anacréon et de Pindare, tradition du grand héroïsme, mais aussi forme qui s'adapte à des sujets intimes, comme les couplets du chant. M. Rouget suit ces diverses tendances, d'un poète à l'autre, évoque les thèmes de prédilection, les métaphores préférées, sans oublier les rythmes (repris dans des tableaux synoptiques) et fait revivre tout un âge de la poésie.

  • Gargantua

    Rabelais Fran Ois

    Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, Eugénie Droz fondait les Textes Littéraires Français, une collection dévolue à l'édition critique des textes significatifs du patrimoine littéraire de langue française du moyen âge au XXe siècle. Accessibles, dans un petit format maniable, chaque édition est accompagnée d'une introduction, de notes, d'un glossaire, si nécessaire, et d'index. Cet appareil critique exigeant accueille l'érudition des meilleurs spécialistes pour éclairer la genèse des oeuvres et, quelle que soit leur époque, livrer au lecteur contemporain les explications les plus minutieuses sur le contexte historique, culturel et linguistique qui les a vues naître. Depuis soixante-dix ans, la collection a accueilli, outre quelques édicules, plus de 600 monuments littéraires français.

  • Jean Crespin est connu comme l'auteur du fameux martyrologe protestant ; les bibliophiles connaissent ses livres et les spécialistes de la Réforme savent que le principal de la production théologique genevoise vers 1550-1572 est sorti de ses presses. C'est cependant la première fois que ses publications font l'objet d'une étude de cette importance. Jean-François Gilmont s'est attaché à utiliser toutes les sources d'archive disponibles et tout d'abord les livres eux-mêmes qu'il examine à la lumière des récentes techniques de "bibliographie matérielle" mises au point par les Anglo-saxons. En annexe, la bibliographie la plus complète à ce jour des ouvrages édités par Crespin.

  • La biographie de Coligny par François Hotman est un texte de 1575 presque totalement inconnu, parce qu'écrit en latin. Emile V. Telle, qui reproduit ici la version française anonyme des environs de 1600, nous la révèle comme une oeuvre d'une extraordinaire valeur documentaire et d'une exceptionnelle qualité biographique et littéraire, saisissant pour la première fois dans son ampleur la pensée religieuse de Coligny, la psychologie du soldat et le rôle éminent qu'il a joué dans le mouvement huguenot. L'introduction situe le texte de Hotman dans le contexte des guerres de religion. Un très riche appareil de notes agrémentées de nombreuses citations de Brantôme et d'autres chroniqueurs, forme un commentaire savoureux cuisiné "aux petits oignons et épicé d'une pointe d'ail".

  • L'édition du Lais et des Poèmes variés de François Villon constitue la suite et le complément de celle du Testament que les mêmes éditeurs ont donnée en 1974 dans la même collection. Comme elle, elle comprend deux volumes vendus séparément.
    Le volume de Textes contient des études sur la tradition textuelle du Lais et des Poèmes Variés, et, en bas de page, des apparats complets. Le texte du Lais a été entièrement repris sur la base du manuscrit de Coislin, suivi également dans l'édition du Testament. Les Poèmes variés sont donnés dans un groupement nouveau, d'après la source jugée chaque fois la plus fidèle.
    Le Commentaire justifie l'établissement du texte et propose les explications nécessaires à sa compréhension littérale, qu'il s'agisse de faits externes (biographie, histoire, histoire littéraire, civilisation matérielle, etc.) ou de difficultés concernant le sens des mots, les constructions grammaticales, la versification, les intentions stylistiques, le cheminement de la pensée, la composition des huitains et celle des poèmes à forme fixe. Il tente de situer les Poèmes variés dans la vie du poète et motive leur regroupement selon leurs dates présumées et leurs affinités thématiques. Des Questions de versification complètent l'étude parue dans le Commentaire au Testament.
    Tenant compte des études parues jusqu'à ce jour sur le sujet, cette édition voudrait être une base de départ solide pour une lecture approfondie de l'oeuvre.






  • Extrait
    Au mariage de mes parents je n’étais pas encore né mais tout de même de l’intérieur du ventre de maman j’entendais tout je voyais tout. Évidemment j’étais encore ridiculement jeune à cette époque. Mais je me souviens de tout parce qu’en fait les souvenirs ont peu à voir avec la mémoire. C’est le corps qui retient tout comme une éponge. Par exemple vous enfoncez un clou et avec le marteau vous vous tapez sur les doigts. Vous avez beau hurler si ça vous chante à l’intérieur le corps prend note et classe son rapport dans ses dossiers et ces dossiers vous les avez sous la peau pour toujours. La preuve vous vous tapez sur les doigts et plus tard chaque fois que vous rencontrez un marteau vous tremblez comme une feuille. C’est la mémoire métabolique. Le corps est un fameux classeur tout rempli de traumatismes. Chaque recoin a son tiroir et tout est inscrit là-dedans. Pour certains ça peut toujours aller mais pour d’autres non. Par exemple pour papa ces souvenirs fichés dans son foie son estomac ses reins et partout ailleurs c’était trop alors il épongeait tout dans le whisky.
    Devant l’autel c’est ma mère qui la première a dit au curé oui je le veux. C’était le même curé Verbois qui treize ans plus tard a baptisé mon demi-frère mais avec moins de cheveux et plus d’embonpoint. Au mariage il regardait avec des yeux comme ça le ventre de maman qui sous sa modeste robe ressemblait à un cargo à force d’être enceinte de moi à perte de vue. Sacré curé Verbois. C’est toujours dans ces moments-là que sa conscience de serviteur des chrétiens le chatouille le plus. Mais maman qui n’aime pas quand les choses traînent en longueur a répliqué au regard du curé Verbois en disant eh bien quoi c’est pour aujourd’hui ce mariage ? Papa de son côté a renchéri en poussant quelques jurons qui sont allés amerrir comme une pluie de cailloux dans l’eau du bénitier. Le curé Verbois s’est bouché les oreilles en grimaçant comme si on lui avait soufflé dans le tympan avec un trombone à coulisse. L’atmosphère devenait tendue mais le cérémonial tenait bon. Moi de l’intérieur j’écoutais tout et j’espérais que mes parents piquent une colère pour mettre un peu d’ambiance dans cette église où ni la chanson des moineaux ni le bruit des tondeuses ne vous parvenaient. Mais papa était trop ivre pour continuer sur sa lancée et maman parce qu’elle souhaitait aller au plus court a dit au curé Verbois de faire vite parce qu’elle avait un rôti sur le feu. C’était assez bien trouvé seulement sur le coup je me suis demandé si pour avoir menti dans une église ma mère n’allait pas être punie par le ciel en accouchant bientôt d’un enfant qui ne lui apporterait que des ennuis. Mais je m’inquiétais pour rien. C’est vrai que depuis ma naissance j’ai causé pas mal de tracas à maman mais je dirais que dans l’ensemble elle est plutôt contente de sa vermine de fils.
    De toute façon j’ai compris quelques années plus tard que le ciel ne vous punit pas. Bien sûr il vous envoie des grêlons sur la tête mais en hiver seulement et encore il faut vraiment que vous ayez une sale gueule.
    Finalement le curé Verbois a demandé à maman si elle voulait épouser papa et elle a dit oui je le veux. Elle bluffait comme un dentiste. Ce qu’elle voulait surtout c’était de ligoter la solitude pour de bon et ne plus jamais être seule dans cette vie de misère. Pour papa je ne sais pas. Je n’ai jamais su très bien ce qu’il avait dans le ventre mon père. Forcément puisque j’étais dans celui de maman.

  • L'Etat du Yucatan au Mexique est connu entre autres pour ses nombreux sites archéologiques, silencieux témoins de la gloire passée des Mayas. Il y a pourtant un envers du décor qui constitue le quotidien des populations indigènes contemporaines. Le Yucatan est en effet l'un des Etats les plus pauvres du Mexique. Pour remédier à cette situation alarmante, les gouvernements ont misé sur l'installation de maquiladoras de confection, notamment à la campagne, en même temps qu'ils ont formulé des programmes de soutien à une agriculture pratiquement en faillite.

    Tout en faisant le lien avec des processus propres à la mondialisation, l'auteure montre comment ces mesures se sont appuyées, sur le plan local, sur une combinaison particulière de facteurs relevant de l'identité ethnique, du genre et des rapports entre les générations.

  • Les langages de Rabelais, écrit avec vigueur, talent et conviction, étudie Rabelais et sa pensée à travers la problématique du langage, soulignant l'ambiguïté délibérée du père de Gargantua. Chez ce grand illusionniste du verbe qu'est Rabelais, la production du message n'est jamais simple: elle pose des problèmes de signification que la linguistique, dans la mesure où celle-ci consent à s'appuyer sur la philologie et l'histoire, peut nous aider à résoudre. Au-delà d'une lecture transparente et sans équivoque de la fiction rabelaisienne, François Rigolot opte donc pour l'ambiguïté et la pluralité de l'écriture de Rabelais et analyse les différents langages qui structurent son oeuvre.

  • Au-delà de leurs différences de situation, d'histoire, de taille démographique et économique, toutes les villes européennes sont en train de découvrir, ou de redécouvrir, leur potentiel touristique et les opportunités de développement qu'il offre. Cette dynamique''de mise en tourisme " des espaces urbains se révèle - lorsqu'elle est décrite et commentée, comme dans cet ouvrage, par des chercheurs de disciplines variées ou des responsables de terrain - très passionnante, aussi bien par les espoirs qu'elle suscite que par les débats qu'elle soulève. Face à des discussions qui se développent aujourd'hui avec beaucoup d'intensité....mais aussi beaucoup d'ambiguïté, les auteurs font le point sur des idées générales et, surtout, confrontent des expériences concrètes significatives, conduites dans des contextes nationaux et régionaux variés.

  • Chaque année depuis les années 1970, des travailleurs mexicains se déploient dans les régions rurales du Canada pour participer aux travaux agricoles que la main-d'oeuvre canadienne ne peut apparemment réaliser. Ces travailleurs participent à l'économie canadienne dans le cadre du Programme des travailleurs agricoles saisonniers, le PTAS. Pendant des années, les Etats du centre du Mexique ont constitué le réservoir privilégié de la main-d'oeuvre. Au début des années 2000 toutefois, ce bassin s'est étendu au reste du Mexique pour englober à peu près tous les Etats. La présente étude s'est déroulée dans l'un de ces Etats, le Yucatán, situé au sud-est du pays. Une grande partie de la population de cette partie du pays est autochtone et encore intimement liée aux activités agricoles même si celles-ci connaissent un recul important au profit des activités du secteur des services, principalement le tourisme. Le PTAS dans cet Etat ne touche qu'un très faible pourcentage d'individus par rapport à l'ensemble des Mexicains qui y participent. Il est toutefois intéressant, à la lumière des nombreuses études portant sur ce programme, surtout au point de destination, soit au Canada, de se pencher sur le point d'origine de ces travailleurs pour souligner, à travers leurs propos, la singularité de leur expérience de la mobilité transnationale; une expérience qui comporte une grande charge émotionnelle. Certes, le programme ne touche qu'un pourcentage encore plus infime de femmes mexicaines; j'ai néanmoins tenu à ce que le genre, au même titre que la classe ou la " race ", soit central à l'approche proposée dans cette étude en m'intéressant entre autres et également aux quelques femmes recrutées au Yucatán, mais surtout aux conjointes des travailleurs. Cette étude s'appuie sur une recherche de terrain menée en 2012 dans une perspective d'économie politique tenant compte des apports des féministes sur la migration en Amérique latine de même que des nombreuses recherches menées par des collègues tant du Mexique que du Canada sur le sujet.

  • Il y a une douzaine d'années s'est produit dans ma vie un événement à la fois tragique et fondateur : je suis mort, puis j'ai été de nouveau vivant. Ces pages ne racontent pas cela à proprement parler. Je n'ai pas écrit un livre sur la maladie, la douleur, le chagrin ou la mort. J'ai écrit un livre sur la joie, l'espoir et la lumière. Ça m'ennuierait beaucoup qu'on me prenne pour une sorte d'illuminé romantique. Il faut quand même admettre que j'ai surtout écrit un livre sur l'amour.

  • L'agréable vie d'expatriée de Fran passée « sous les tropiques », puis à Londres est bouleversée lorsqu'il lui faut revenir enseigner en France. Tandis qu'elle rentre avec ses deux filles, Ed, son mari, son « Jaguar », reste à Londres pour gérer son entreprise. Elle accepte un poste de professeur d'anglais dans un collège du Bordelais, mais espère bien retourner vivre un jour avec toute sa famille dans sa chère maison londonienne. Ed les rejoint peu après et se débat pour trouver du travail. Fran est désarçonnée par le comportement de sa fille Kwaanor, en pleine crise d'adolescence. Le calme revient dans le foyer quand la lycéenne rebelle part vivre chez sa tante. Très émotive de nature et angoissée, la mère de famille retrouve sa gaieté au son du piano de Yulja sa cadette et grâce à la présence apaisante de la nature alentour. Mais le lent et douloureux rétablissement d'Ed, blessé au genou lors d'un accident, le laisse affaibli. Une fois les enfants partis, ressentant un profond mal-être face aux regrets et ambitions déçues de son compagnon, elle décide de le quitter pour refaire sa vie.

  • Quel est cet impudent papillon qui ose voleter au ras de mes narines ? Hop, en essayant de s'en emparer, Belza, petite chatte noire, bascule par-dessus la balustrade et fait un plongeon de plus de trois étages. Elle retombe bien heureusement sur ses pattes et découvre alors un univers totalement étranger. Mille odeurs nouvelles l'assaillent, comme celle des savoureuses des têtes de sardines abandonnées dans les poubelles, mais également mille dangers qui la guettent au coin des rues. Avec sa nouvelle amie Phoebe, Belza goûte avec joie à cette nouvelle liberté et ses courses folles la nuit, sous la lune. Cependant, sa maîtresse Fran est bien malheureuse et la recherche partout. Mais oui, c'est bien elle, réfugiée dans une maison en ruine ! Un long chemin pour la réapprivoiser va alors s'annoncer... Cette joyeuse « historiette » amorce ce recueil de nouvelles qui conte aussi, entre autres, l'histoire d'Assia et de sa petite fille Lamia, fragiles réfugiées d'Érythrée.

  • Ce recueil témoigne d'un renouement avec les sources, d'un mariage entre la terre et la forêt, entre des gorges et du lait, puisant sa poésie au terroir de ses origines.Inspiré de ses premiers lieux de vie et de ses premiers contacts avec la nature, François Baril Pelletier nous invite en ses criques, inventées ou réelles, qui sont celles, intimes, de Sainte-Julienne ou de Saint-Guilhem-le-désert.

    La rivière du poème
    balaie de son rire décanté
    de sa parole-lave
    l'empire du Fossile
    violence du carnivore

    et les versets du coeur
    seront de nouveau portés
    à tes lèvres
    vivant

    Dans son septième livre, l'auteur incarne ce ruisseau, celui de l'enfance, de la vie et de la mort, de la poésie et de la violence, celle qui ronge notre monde contemporain.

  • Premiers pas

    Marcet Fran

    De l'adolescence à la maturité, cette compilation de quatre petits livrets de poèmes est le reflet d'une vie, aussi simple soit-elle, avec tout le questionnement face à l'amour, la mort, les rêves et les espoirs.

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