Collection XIX

  • Le portrait et la légende. - Deux camps opposés. - Le mariage de Chateaubriand. - L'émigration. - Le salon de Madame de Beaumont. - Le Génie du christianisme. - Voyage en Bretagne. Ce n'est pas seulement par les oeuvres littéraires qu'ils livrent au public et qu'ils composent en vue de la postérité qu'il faut juger les grands écrivains. Sans doute leurs oeuvres capitales, celles dont la célébrité retentit à travers les siècles, suffisent pour faire apprécier la nature de leur talent, pour mettre en relief les qualités maîtresses de leur génie, et les classer dans l'une ou l'autre des sphères de l'intelligence, suivant que l'imagination ou le raisonnement prédomine en eux, et en fait des poètes ou des philosophes, des hommes d'Etat, des orateurs ou des historiens. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La session de 1830 s'ouvrit le 2 mars. Le discours du trône faisait dire au Roi : « Si de coupables manoeuvres suscitent à mon gouvernement des obstacles que je ne peux pas, que je ne veux pas prévoir, je trouverai la force de les surmonter. » Charles X prononça ces mots du ton d'un homme qui, habituellement timide et doux, se trouve par hasard en colère, s'anime au son de sa voix : plus les paroles étaient fortes, plus la faiblesse des résolutions apparaissait derrière.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • IL est sans doute téméraire à un peintre de portraits, d'oser ajouter quelques coups de pinceaux au tableau d'un peintre d'histoire ; mais n'est-ce pas rendre hommage aux grands talens, que de céder à l'inspiration qu'ils font naître, et de glaner dans leurs champs les épis que leur opulence a dédaignés ?
    Dans un moment où les événemens se pressent avec rapidité ; où la plus heureuse, comme la plus incroyable révolution s'est opérée sans convulsions, sans déchiremens intérieurs, on aime à reporter ses regards sur l'homme qui avait étendu sur les yeux des Français un voile magique qui leur dérobait ses crimes, et que la vérité, fille du temps, vient enfin d'arracher.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Non, je ne croirai jamais que j'écris sur le tombeau de la France ; je ne puis me persuader qu'après le jour de la vengeance nous ne touchions pas au jour de la miséricorde. L'antique patrimoine des rois très-chrétiens ne peut-être divisé : il ne périra point, ce royaume que Rome expirante enfanta au milieu de ses ruines, comme un dernier essai de sa grandeur. Ce ne sont point les hommes seuls qui ont conduit les événements dont nous sommes les témoins ; la main de la Providence est visible dans tout ceci : Dieu lui-même marche à découvert à la tête des armées, et s'assied au conseil des rois.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Dom Pierre Le Nain, religieux et prieur de l'abbaye de la Trappe, frère du grand Tillemont et presque aussi savant que lui, est reconnu comme le plus complet historien de Rancé. Il commence ainsi la Vie de l'abbé réformateur :
    « L'illustre et pieux abbé du monastère de Notre-Dame-de-la-Trappe, l'un des plus beaux monuments de l'ordre de Cîteaux, le parfait miroir de la pénitence, le modèle accompli de toutes les vertus chrétiennes et religieuses, le digne fils et le fidèle imitateur du grand saint Bernard, le révérend père dom Armand-Jean Le Bouthillier de Rancé, de qui, avec le secours du ciel, nous entreprenons d'écrire l'histoire, naquit à Paris le 9 janvier 1626, d'une des plus anciennes et illustres familles du royaume.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • DANS la séance de la Chambre des Pairs, du 13 mars 1823, je disois, en répondant à un orateur :« Un noble baron a présenté pour résultat de l'expédition d'Espagne la France envahie, toutes nos libertés détruites. Quant à l'invasion de la France et à la perte de nos libertés publiques, une chose servira du moins à me consoler : c'est qu'elles n'auront jamais lieu, tandis que moi et mes collègues serons ministres. Le noble baron, qui professe avec talent des sentimens généreux, me pardonnera cette assertion : elle sort de la conscience d'un Français.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Le magnifique morceau qu'on va lire a paru, pour la première fois, dans la Revue des Deux-Mondes du 15 avril 1834, à la suite d'un article de Sainte-Beuve intitulé : Poëtes modernes de la France, XI. - CHATEAUBRIAND. - Mémoires. - Cet article, consacré principalement à l'annonce des futurs Mémoires d'Outre-Tombe, dont quelques fragments avaient été communiqués à Sainte-Beuve, se termine ainsi : « Ne pouvant à loisir tout embrasser, nous finissons, pour donner idée des grandes perspectives qui s'y ouvrent fréquemment, par une citation sur l'avenir du monde, que la bienveillance de l'auteur nous a permis de détacher.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La Révolution de 89, en proclamant l'égalité de tous les Français, a fait de la vieille France une France nouvelle.A la place de ces provinces, de ces classes, de ces corporations diverses, dont chacune avait ses priviléges et qui formaient autant de nations dans la nation, l'égalité a substitué une nation unique dont tous les éléments sont soumis à la loi commune.L'égalité devant la loi ; tel est donc le principe vital de la France nouvelle, comme le régime du privilége était celui de l'ancienne France.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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