Francois Roth

  • Cet ouvrage sans équivalent revisite l'histoire de l'« Alsace-Lorraine » à travers la longue persistance de cette dénomination ; les eff orts de l'Empire allemand pour intégrer sa nouvelle conquête et les comportements de refus et d'acceptation des annexés ; l'appréciation de l'héritage qui s'est maintenu jusqu'à nos jours.
    L'appellation Elsass-Lothringen surgit au cours de la guerre de 1870, puis est offi cialisée par les Allemands
    au traité de Francfort en 1871. Mais cette création pose la question très ancienne des rapports entre l'espace
    germanique et l'espace roman puis français.
    L'Alsace-Lorraine correspond bien à la notion d'un « pays perdu » qui a alimenté la chronique internationale durant quarante-sept ans.

  • Le 9 mai 1950 naissait la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA), ancêtre de l'actuelle Communauté européenne. A l'origine de ce projet historique qui bouleversa le vieux continent, un homme discret et méconnu : Robert Schuman.
    Né en 1886 à Luxembourg, Robert Schuman est alsacien-lorrain, donc sujet de l'Empire allemand. Il ne deviendra français qu'en 1918, à l'âge de 32 ans. Elu député de la Moselle, sous-secrétaire d'Etat aux Réfugiés dans le gouvernement de Paul Reynaud, il est arrêté par les nazis et emprisonné pendant sept mois avant d'être envoyé en résidence surveillée dans le Palatinat. Il poursuivra une brillante carrière politique après la guerre. Ministre des Affaires étrangères de 1948 à 1953, il est, entre autres, l'initiateur d'une nouvelle politique française à l'égard de l'Allemagne, qui vise à mettre fin aux affrontements meurtriers du passé.
    Homme de la frontière, marqué par deux conflits mondiaux qui concernèrent en premier chef ses deux patries successives, Robert Schuman, ce « saint en veston » comme certains le
    baptiseront, était sans doute prédestiné à devenir le visionnaire de la réconciliation franco-allemande et de la pacification
    de l'Europe.
    François Roth, professeur émérite des universités et spécialiste des guerres franco-allemandes de 1870-1871 et de 1914-1918, a publié de nombreux ouvrages dont La Guerre de 70 (Fayard, 1990), Raymond Poincaré (Fayard, 2000), L'Invention de l'Europe (Armand Colin, 2005) et La Lorraine annexée, 1870-1918 (Serpenoise, 2e édition 2007).

  • Deux acteurs initiaux: une France sûre de son indentité nationale et de sa place en Europe et une Prusse ambitieuse, confiante dans son armée et brûlant de réaliser l'unité politique de l'espace allemand. Le conflit débute entre deux Etats et s'achève entre deux nations: une France vaincue, diminuée et humiliée, une Allemagne nouvelle, victorieuse, s'affirmant en Europe et bientôt dans le monde.
    Les événements militaires se sont déroulés exclusivement sur le sol français. Conduite par Moltke, l'armée prusso-allemande remporte des victoires éclatantes. Elle mène une guerre de mouvement jusqu'à Orléans, Tours, Dijon, Le Mans, Rouen. Elle assiège Metz, Paris, Belfort. Après cent trente-deux jours de blocus, Paris capitule, vaincu par la famine et la puissance du feu adverse.
    Pourquoi la France a-t-elle été battue? Pourquoi l'Allemagne a-t-elle gagné? Difficiles questions auxquelles un recul suffisant et un examen serré des sources permettent d'apporter des réponses plus nuancées que celles des contemporains.
    Jusqu'en 1914, 1870 est restée la guerre par excellence, celle qui a fourni les références et influencé les comportements. Les Français sont émus par l'héroïsme des cuirassiers de Reichshoffen, ils détestent les Prussiens coiffés de casques à pointe, les sinistres uhlans et le traître Bazaine; ils rêvent de la revanche pour reprendre l'Alsace-Lorraine. Les Allemands sont fiers des victoires " inoubliables " de Saint-Privat et de Sedan. Ils idéalisent Bismarck, Moltke et Guillaume Ier, les héros fondateurs. Au coeur de l'Allemagne nouvelle est installé un pouvoir militaire incontrôlé, puissance redoutable qui se prétend le garant des intérêts du Reich. La victoire allemande de 1870 est comme la matrice des deux guerres mondiales.
    Né en 1936, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Nancy, François Roth travaille sur l'histoire des XIXe et XXe siècles et sur les relations franco-allemandes. Rédacteur en chef des Annales de l'Est, il a publié, entre autres, Les Lorrains entre la France et l'Allemagne et La Lorraine annexée, 1870-1918.

  • En 1880, un jeune Lorrain de Bar-le-Duc s'inscrivait au barreau de Paris avec l'ambition de ses vingt ans : devenir un grand avocat, un écrivain célèbre et peut-être un jour diriger la France. Si la vie publique a contrarié sa vocation littéraire, son métier a modelé à tel point sa personnalité que Poincaré est apparu comme l'exemple achevé de la " République des avocats ".
    Son parcours commence dans le sillage de Gambetta, Ferry et autres grands anciens. Ministre à trente-trois ans, il est l'un des espoirs du nouveau régime, mais son ascension marque le pas après l'affaire Dreyfus qu'il aurait pu contribuer à dénouer.
    En 1913, à cinquante-deux ans, il devient président du Conseil puis président de la République l'année suivante, fonction qu'il occupera pendant toute la durée de la guerre, prenant une part notable à la victoire. Après son départ de l'Élysée, il réussit un retour unique dans l'histoire politique française : en janvier 1922, il revient une première fois aux affaires pour deux ans ; en juillet 1926, il est appelé au chevet de la monnaie malade, et la confiance qu'il inspire suffit à sauver le franc pour de longues années.
    Au-delà des passions contradictoires, des légendes dorées qui l'ont entouré comme de la légende noire qui l'a poursuivi, quel a été le vrai Raymond Poincaré ? Quelle place a-t-il tenue et conserve-t-il dans l'Histoire ? Des documents peu connus ou inédits ainsi qu'un regard neuf porté sur la IIIe République permettent à François Roth de dresser le portrait profondément renouvelé de l'un des grands hommes d'État français du XXe siècle.
    Né en 1936, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Nancy-2, François Roth travaille sur l'histoire politique française et européenne des XIXe et XXe siècles ainsi que sur les relations franco-allemandes. Il a publié, entre autres, La Lorraine annexée, 1870-1918 ; La Guerre de 70 (Fayard, 1990) ; L'Allemagne de 1815 à 1918 et Les Modérés dans la République, 1870-1965.

  • Ce livre est destiné à tous ceux qui souhaitent une initiation simple, claire et rapide à l'histoire contemporaine de l'Allemagne. Il s'adresse aussi bien aux étudiants en histoire (1er cycle, sciences politiques, classes préparatoires) ou en langue et civilisation germaniques qu'à un public plus large soucieux de comprendre les grandes questions de l'actualité.C'est un manuel qui va droit à l'essentiel et apporte les connaissances, les références, les dates clés ainsi que les notices biographiques des principaux acteurs.C'est une synthèse qui ne se réduit pas à une histoire politique et géopolitique de la nation allemande. Au-delà des événements, des guerres et des ruptures politiques apparentes, le récit intègre les continuités et les changements qui marquent en profondeur le peuple allemand. Il propose des éléments de compréhension et d'interprétation d'une histoire qui croise à de nombreuses reprises celle de la France mais dont les rythmes et les tonalités ont été longtemps différents.François Roth est professeur à l'Université de Nancy 2 depuis 1977 où il dirige le Centre de recherches en histoire moderne et contemporaine. Après des travaux sur l'histoire de la France de l'Est, il a publié La Guerre de 70 (Fayard), L'Allemagne de 1815 à 1918 (Armand Colin) et Raymond Poincaré (Fayard) ainsi que de nombreux articles sur les relations franco-allemandes et le Second Reich.
    L'Allemagne impériale. La Première Guerre mondiale et ses conséquences. La république de Weimar. La dictature national-socialiste. La Seconde Guerre mondiale et sa portée. La République fédérale. La République démocratique allemande. L'Allemagne réunifiée. Conclusion : L'Allemagne, une puissance centrale en Europe.

  • 28 juin 1914 : lorsque l'assassinat de François-Ferdinand allume la mèche, la guerre, que l'on croyait pouvoir limiter aux Balkans, s'internationalise par le jeu des alliances. Alors que certains pays se tournent vers la neutralité, d'autres, comme la France, l'Allemagne, la Russie et l'Autriche-Hongrie, mobilisent plusieurs millions d'hommes.

    Les premiers combats aux frontières déjouent les prévisions : résistance des Belges, victoire allemande imprévue à Tannenberg, échec de l'offensive française en Alsace et Lorraine, échec du plan Schlieffen dont l'Allemagne attendait la victoire en moins de quarante jours, sursaut français sur la Marne.

    La guerre se prolonge et s'étend au Proche-Orient, sur les mers, dans les airs, aux colonies. Tous espéraient une guerre courte, finie au plus tard pour Noël ; il faut maintenant s'engager dans une guerre longue. Sur des fronts continus, les combattants s'enterrent dans des tranchées ; c'est une situation qui déconcerte des états-majors impuissants.

    1914, ce sont six mois qui s'achèvent par l'enlisement et le piétinement sur place, six mois qui conduisent à un face-à-face défensif et meurtrier, six mois qui engagent les belligérants dans une guerre mobilisant toutes leurs ressources humaines, économiques et morales, six mois qui mènent à une Grande Guerre dont les contemporains ne peuvent prévoir ni la fin ni le résultat. L'assentiment des peuples se fait dans l'effroi d'une conscience de la généralisation du conflit à l'ensemble du monde.

  • Les études publiées dans ce volume ont été réalisées à l'occasion de la venue à Nancy de la Conférence nationale des Académies des Sciences, Lettres et Arts sous l'égide de l'Institut de France, à l'invitation de l'Académie de Stanislas. Elles situent la place de la Lorraine en France et en Europe au moment même où le vingtième siècle finissant est le témoin de multiples bouleversements politiques et géographiques au coeur de l'Europe. Longtemps divisée en terres ducales et évêchoises, située entre France et Empire, tardivement rattachée au royaume de France, arbitrairement mutilée à deux reprises au dix-neuvième et au vingtième siècle, la Lorraine a dû aussi surmonter les effets dévastateurs de la grande crise économique qui l'a frappée dès 1975. Dans cet ouvrage les auteurs ont voulu faire une analyse historique lucide des grands évènements du passé tout en proposant des pistes de réflexion politique et économique pour l'avenir. L'aménagement du territoire national et la vitalité des régions dans le cadre européen nécessitent de réfléchir sur les constantes liées à la géographie (espaces, fleuves, axes de communication), l'économie (ressources agricoles, forestières, industrielles) et les tendances qui tiennent à l'histoire : populations, migrations, langues, traités, dynasties, guerres, frontières, foyers intellectuels spirituels et artistiques.

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