Francoise Dreyfus

  • La naissance et le développement de la bureaucratie est, en France, en Angleterre et aux États-Unis, le fruit d'un processus politique complexe et discontinu, long de deux siècles, dans lequel se sont investis et confrontés de nombreux groupes sociaux et courants de pensées.
    La naissance et le développement de la bureaucratie est, en France, en Angleterre et aux États-Unis, le fruit d'un processus politique complexe et discontinu, long de deux siècles, dans lequel se sont investis et confrontés de nombreux groupes sociaux et courants de pensées. L'histoire de la fonction publique et de ses agents s'inscrit en effet dans celle des changements économiques et sociaux qui ont contribué à transformer l'organisation et l'action de l'État. Mais elle traduit surtout la manière particulière dont chaque société se représente le rapport qu'elle entretient avec la puissance publique en vertu de sa conception de la démocratie. Dans ce livre passionnant, Françoise Dreyfus analyse les conditions dans lesquelles s'est élaborée la figure du serviteur de l'État, figure à la fois commune et spécifique dans ces trois grandes démocraties. L'auteur montre en particulier comment l'" invention " de la fonction publique et de son statut spécifique fut d'abord un acte politique : la naissance de la rationalité bureaucratique apparaît comme le résultat de la lutte pour le contrôle de l'exercice du pouvoir que se sont livrée les organes législatif et exécutif en utilisant la fonction publique comme une ressource politique. Au terme de cette analyse comparative, qui renouvelle en profondeur l'histoire de l'État et son administration, l'auteur se demande si la remise en cause récente des principes régissant la fonction publique, et les réformes inspirées par les nouvelles théories du management dont elle fait l'objet, ne sont pas de nature à porter atteinte aux exigences de la démocratie.

  • L'émergence, dans tous les pays européens, de nouveaux partis politiques ayant pour objectif de représenter soit des groupes sociaux ou géographiques spécifiques, soit des intérêts particuliers, ainsi que la création, dans certains États membres de la Communauté européenne, de partis dont le programme consiste pour l'essentiel à prendre position en faveur ou en défaveur de l'intégration, conduisent à une double interrogation. D'une part, ces nouvelles formations politiques affectent-elles le système de partis caractéristique des différents pays dans lesquels elles font leur apparition ? D'autre part, pour quelles raisons des revendications s'apparentant globalement à celles que soutiennent habituellement les groupes d'intérêt s'expriment-elles par le truchement de partis qui, contrairement aux partis traditionnels à vocation universaliste, se limitent à défendre une cause particulière ? La comparaison entre différents pays d'Europe dans lesquels la multiplication de ces types de partis est observable, tout comme l'analyse des raisons expliquant l'absence d'un tel phénonème aux États- Unis ne permettent pas à elles seules de répondre à ces questions. D'où la nécessité de faire non seulement retour à l'histoire de l'insitutionnalisation des partis à la fin du xixe siècle, mais aussi aux théories s'intéressant, pour les unes, aux fondements du pouvoir des partis politiques et, pour les autres, à la manière dont les logiques communautaire et universaliste peuvent se combiner au sein d'une même organisation.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La première originalité de ce nouveau manuel, est de présenter - de manière unifiée - institutions politiques et institutions administratives. La séparation traditionnellement opérée, tient moins à des raisons scientifiques, qu'aux aléas des programmes universitaires. Elle ne permet plus de rendre compte de la complexité, et du fonctionnement réel des institutions publiques. Les auteurs se sont attachés à comprendre les dynamiques institutionnelles qui traversent cet ensemble composite. La règle de droit n'est jamais énoncée pour elle-même, mais en tant qu'elle s'intègre dans une évolution qui permet d'en comprendre le sens. Dans cette perspective, une place importante est faite à l'analyse des acteurs sociaux : citoyens, partis politiques et groupes, fonctionnaires. On trouvera également un tableau des juridictions, complément indispensable à la connaissance de nos institutions. La quatrième édition, entièrement mise à jour, tient compte aussi bien des réformes les plus récentes dans le champ institutionnel - notamment celles liées à la ratification du Traité de l'Union européenne - que des évolutions qui affectent le champ politique et l'administration. Cette vue d'ensemble sera particulièrement utile aux étudiants des facultés de droit, des instituts d'études politiques ou, plus généralement, aux étudiants en sciences sociales, ainsi qu'à tous les candidats aux concours administratifs. L'ouvrage peut également servir de référence à tout citoyen soucieux de comprendre les mécanismes par lesquels notre pays est gouverné. Françoise Dreyfus est professeur à l'Université d'Évry-Val-d'Essonne. François D'Arcy est directeur de l'Institut d'études politiques de Grenoble. Tous deux ont participé à de nombreuses recherches sur l'administration.

  • Depuis la publication en 1995, dans la même collection, de « l'Afrique du Sud en transition, réconciliation et coopération en Afrique australe », la République d'Afrique du Sud a confirmé l'enracinement des nouvelles institutions issues de la constitution intérimaire de 1993 puis de la constitution définitive adoptée le 6 mai 1996. La Cour constitutionnelle a joué un rôle considérable dans la promotion d'une culture démocratique et d'État de Droit. Mais malgré d'incontestables réussites, l'Afrique du Sud connaît des difficultés économiques réelles et une forte instabilité monétaire. La croissance économique est soutenue mais reste insuffisante pour réduire fortement le chômage. Sous le titre « l'Afrique du Sud, nouvel État, nouvelle société », cet ouvrage présente l'évolution institutionnelle et politique de l'Afrique du Sud sous la présidence de Nelson Mandela ainsi qu'une analyse des politiques économiques, sociales et internationales qui lui ont donné une nouvelle image dans la communauté internationale.

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